Intentions de vote : quelles courbes se croisent ?

En cette période de campagne, les intentions de vote des différents instituts se suivent et il est parfois difficile de s’y retrouver. A entendre les médias parler de courbes qui se croisent, on pourrait croire que celles-ci ne cessent de passer l’une au-dessus ou au-dessous de l’autre. Or il en va bien autrement. Chaque institut (ou presque) a montré, l’un après l’autre, les mêmes dynamiques, à savoir que Nicolas Sarkozy prenait la tête du premier tour dans les intentions de vote (bien qu’il reste devancé au deuxième) et que Jean-Luc Mélenchon a vu sa courbe tutoyer voire croiser celles des autres candidats prétendant au titre de "troisième homme".

Il n’est pas toujours facile d’y voir clair tant les publications des instituts se succèdent, avec des évolutions sur des périodes différentes.

Qu’en est-il réellement ? Quels sont les croisements de courbes dont on parle tant ?

Ifop : le premier institut à annoncer le croisement des courbes entre Nicolas Sarkozy et François Hollande au premier tour

Le 12 mars dernier, l’Ifop est le premier institut de sondage à annoncer un croisement des courbes entre Nicolas Sarkozy et François Hollande au premier tour de l’élection présidentielle. Nicolas Sarkozy, en hausse de 1,5 points par rapport au précédent sondage réalisé du 23 au 26 février, atteint désormais 28,5% des intentions de vote au premier tour et dépasse donc François Hollande, crédité de 27% des voix, en diminution de 1,5 points.

Le lendemain, le "rolling" de l’Ifop, c’est-à-dire les intentions de vote réalisées en continu par l’institut (un résultat présenté tous les jours de la semaine), montre également ce croisement des courbes annoncé par l’autre sondage de l’institut. Du 13 au 16 mars, Nicolas Sarkozy restera en première place du premier tour selon le "rolling". Les 19, 20 et 21 mars, au moment des événements de Toulouse, les deux candidats seront à égalité (le 20, François Hollande repassera même symboliquement en tête de 0,5 point). Depuis le 22 mars, Nicolas Sarkozy reprend la tête sans parvenir vraiment à creuser l’écart, qui se contient entre 1 et 2 points.

Le croisement des courbes entre les deux candidats s’explique autant par la légère diminution des intentions de vote en faveur de François Hollande (de l’ordre de deux points) que par une légère augmentation de celles en faveur de Nicolas Sarkozy (de l’ordre de deux points également).

S’agissant du deuxième croisement des courbes, celui qui concerne Jean-Luc Mélenchon, il intervient le 26 mars dans les études de l’Ifop et fait suite à une dynamique ascendante du candidat du Front de gauche depuis le début du mois de mars (+6 points, soit quasiment un doublement des intentions de vote en sa faveur), ainsi qu’à un tassement plus léger de François Bayrou (environ deux points en deux semaines).

 

CSA : Sarkozy nettement au-dessus de François Hollande au premier tour, Jean-Luc Mélenchon à égalité avec François Bayrou

Le lendemain de l’annonce du croisement des courbes par l’Ifop, CSA publie une intentions de vote confirmant la progression de Nicolas Sarkozy : l’institut annonce les deux principaux candidats à égalité avec 28% d’intentions de vote. Dans leurs deux études suivantes, le croisement des courbes est effectif : Nicolas Sarkozy, avec 30% des voix, dépasse François Hollande, pour qui les intentions de vote s’essoufflent (28% les 19-20 mars et 26% les 26-27 mars).

Concernant le candidat du Front de gauche, aucune modification n’intervient dans la hiérarchie des candidats bien que Jean-Luc Mélenchon se rapproche de François Bayrou et de Marine Le Pen. Depuis les 19 et 20 mars, CSA donne François Bayrou et Jean-Luc Mélenchon à égalité. S’ils tutoyaient la candidate du Front national les 19 et 20 mars, Marine Le Pen recreuse la distance avec les "quatrièmes hommes" dans la dernière étude publiée (15% d’intentions de vote, 12,5% pour François Bayrou et Jean-Luc Mélenchon).

 

BVA : François Hollande demeure en tête et Jean-Luc Mélenchon devance Marine Le Pen

Ces derniers jours, ce sont les intentions de vote de l’institut BVA qui ont fait parler : le 23 mars, l’institut a annoncé, le premier, un croisement des courbes au sein des candidats se disputant la troisième marche du podium : Jean-Luc Mélenchon, en progression de cinq points par rapport aux 15 et 16 février, avec 14% d’intentions de vote, dépassait Marine Le Pen (13%) et François Bayrou (12%).

Si la progression de Jean-Luc Mélenchon est attestée par tous les instituts, ainsi que la légère perte de vitesse de François Bayrou et donc le rapprochement de ces deux candidats, en revanche, seul BVA a annoncé à ce jour un croisement des courbes entre Jean-Luc Mélenchon et Marine Le Pen. Ceci devra être confirmé ou infirmé dans les prochains jours et par les autres instituts.

Si l’on revient au duo de tête, BVA se distingue également, en annonçant toujours François Hollande en tête, malgré un resserrement certain entre les courbes. Dans leur dernière étude, qui date des 21 et 22 mars, l’écart n’est désormais plus de 1,5 points, alors même que BVA a été, depuis le début de la campagne, l’institut donnant les plus grandes différences de scores entre les deux candidats en tête. La prochaine étude BVA sera-t-elle celle qui annoncera le croisement des courbes observé par les autres instituts ?

 

Ipsos : Nicolas Sarkozy tutoie François Hollande, Jean-Luc Mélenchon dépasse François Bayrou

Dans les études de l’institut Ipsos, il n’y a pas non plus de croisement des courbes entre Nicolas Sarkozy et François Hollande au premier tour même si, comme pour BVA, les courbes se rapprochent très nettement. Dans la dernière enquête, réalisé les 23 et 24 mars, les deux candidats ne sont plus qu’à 0,5 point d’écart.

Cette dernière publication contenait un autre changement dans la hiérarchie des candidats : Jean-Luc Mélenchon y dépassait François Bayrou. Avec 13% d’intentions de vote (+1,5 points par rapport aux 16 et 17 mars), le candidat du Front de gauche prend la quatrième place au candidat du MoDem (11,5%, -1,5 points), mais reste trois points derrière Marine Le Pen (16%).

 

TNS Sofres : Nicolas Sarkozy en tête du premier tour, Jean-Luc Mélenchon devant Bayrou

Les intentions de vote de la TNS Sofres confirment les tendances données par les autres instituts : d’une part Nicolas Sarkozy, qui augmente légèrement, défie désormais à François Hollande, en légère perte de vitesse, la première place du premier tour. Dans la dernière vague d’enquête de la TNS Sofres, le croisement des courbes se produit entre les deux principaux candidats, Nicolas Sarkozy obtenant 29% d’intentions de vote (+3 points par rapport au 12 mars) et François Hollande 28% (-2 points).

La dynamique de Jean-Luc Mélenchon se renforce au cours des quinze derniers jours et celui-ci passe devant François Bayrou, dont le socle d’intentions de vote s’érode légèrement (13,5% pour Jean-Luc Mélenchon, +3,5 points et 10% pour François Bayrou, -1,5 points).

 

NB : Cet article a pris le parti, par souci de concision, de ne reprendre les intentions de vote que des cinq principaux instituts. Ne sont pas traitées les intentions de vote de LH2, d’OpinionWay ou d’Harris interactive, qui montrent néanmoins les mêmes tendances.

Jean-Luc Mélenchon, le quatrième homme ?

Dans la dernière étude de l’institut CSA, Jean-Luc Mélenchon vient de passer, pour la première fois, la barre symbolique des 10% d’intentions de vote. Le candidat du Front de gauche apparaît donc désormais en position de disputer la quatrième place de l’élection présidentielle à François Bayrou. Si on parle désormais beaucoup, par conséquent, de l’éventualité que le candidat de la gauche de la gauche effectue à un score à deux chiffres, l’augmentation du score de Jean-Luc Mélenchon s’est pourtant véritablement effectuée  au mois de janvier, son score se révélant assez stable en février.

Un potentiel de vote qui augmente en janvier

L’observation des intentions de vote pour Jean-Luc Mélenchon montre une montée en puissance évidente du candidat de la gauche de la gauche, intervenant au mois de janvier. Tous les instituts notent cette augmentation : alors qu’en décembre, son score oscille entre 6% et 7,5%, à partir de mi-janvier, le candidat enregistre des scores entre 7% et 9,5%.

L’augmentation est modeste, mais bien présente. Le chiffre le plus élevé à ce jour (10%), donné par l’institut CSA, peut augurer une poursuite de cette augmentation des intentions de vote pour le candidat du Front de gauche. Cette hausse devra néanmoins être confirmée par d’autres études. Nous pouvons remarquer à ce jour que cette tendance à une poursuite de l’augmentation des intentions de vote pour Jean-Luc Mélenchon ne se dessine pas dans le "rolling" Ifop (intentions de vote en continu, avec un résultat publié tous les jours de la semaine), comme le montre le graphique ci-dessous, qui reprend toutes les intentions de vote de l’Ifop depuis début octobre. Après l’augmentation relevée en janvier, la tendance est plutôt stable depuis ce jour pour Jean-Luc Mélenchon (dont le score varie entre 7,5% et 9%) :

Qui sont les électeurs de Jean-Luc Mélenchon ?

Jean-Luc Mélenchon se présente souvent comme le candidat des classes populaires, et plus particulièrement des ouvriers. Mais quel est véritablement son électorat ?Une récente étude de l’Ifop* nous permet, grâce à une taille d’échantillon plus importante que traditionnellement, d’apporter des réponses à cette question en analysant le vote par catégorie de population :

- Jean-Luc Mélenchon ne recueille pas davantage d’intentions de vote parmi les catégories modestes que parmi les catégories plus aisées : alors qu’il se réclame le candidat des modestes, le candidat du Front de gauche ne dispose, en réalité, d’aucun avantage parmi ces catégories : 10% des ouvriers et 10% des employés déclarent qu’ils voteront pour lui en avril, soit une proportion identique à celle des cadres supérieurs qui feront de même (10%) ou des professions intermédiaires (9%). Par conséquent, au sein de la population ouvrière, Jean-Luc Mélenchon est très largement distancé par Marine Le Pen (qui recueille 31% de leurs intentions de vote) et François Hollande (28%). Nicolas Sarkozy le devance également auprès de cette catégorie de population (16%). En revanche, il y fait jeu égal avec François Bayrou (9%). Parmi les employés, le candidat ne se démarque pas davantage : il arrive après François Hollande (33%), Nicolas Sarkozy (20%) et Marine Le Pen (19%). Il fait, ici aussi, un score comparable à celui de François Bayrou (11%), qui le devance même légèrement.

- Il apparaît néanmoins comme un candidat qui séduit davantage les actifs que  les retraités (7%) ou les personnes au foyer (7%). D’ailleurs, en termes d’âge, c’est parmi les 35-49 ans que Jean-Luc Mélenchon fait son meilleur score (11%), soit parmi la tranche la plus active. Il touche, en revanche, moins les plus jeunes  : seuls 6% des 18-24 ans ont l’intention de voter pour lui contre 8,5% de l’ensemble des Français.

- Jean-Luc Mélenchon est plutôt le candidat des fonctionnaires que des catégories populaires : s’il existe une catégorie où Jean-Luc Mélenchon dispose d’une avance significative, c’est parmi les salariés du publics : ils sont 13% à déclarer vouloir voter pour lui (contre 8% des salariés du privé et 8% des indépendants et employeurs). Au sein du secteur public, le candidat de la gauche de la gauche talonne François Bayrou (14%), Nicolas Sarkozy (15%) et Marine Le Pen (16%). François Hollande demeure le candidat incontestablement préféré des salariés du public (35%, soit 6,5 points de plus que parmi l’ensemble de la population).

- L’électorat de Jean-Luc Mélenchon est majoritairement masculin : il recueille en effet 10% d’intentions de vote des hommes contre 7% de celles des femmes.

- Jean-Luc Mélenchon capte un électeur d’Olivier Besancenot en 2007 sur deux : 47% des personnes ayant voté pour le candidat de la LCR en 2007 déclarent qu’elles voteront, en 2012, pour Jean-Luc Mélenchon. Il apparaît comme le candidat qui "récupère" le plus cet électorat, devant François Hollande (24%).

Conclusion : un socle électoral encore assez fragile

Depuis le début de l’année, Jean-Luc Mélenchon a augmenté son capital dans les intentions de vote et atteint désormais son plus haut niveau. Cette hausse se poursuivra-t-elle et le candidat arrivera-t-il à venir concurrencer celui qui apparaît toujours comme le quatrième homme, François Bayrou ?

Jean-Luc Mélenchon devra pour cela conquérir de nouveaux électeurs, mais aussi consolider son socle électoral : seules 59% des personnes ayant l’intention de voter pour le Front de gauche se déclarent sûres de leur choix, soit des proportions bien moins importantes que pour François Hollande (76%), Nicolas Sarkozy (77%) ou même Marine Le Pen (65%). La tentation du vote utile reste forte : 21% de ses électeurs potentiels (soit un hésitant sur deux) déclarent qu’ils pourraient finalement voter pour François Hollande. Le phénomène inverse, c’est-à-dire des personnes déclarant avoir l’intention de voter pour François Hollande mais hésitant à finalement se tourner vers Jean-Luc Mélenchon, existe également mais se révèle moins important, la sûreté du vote étant bien plus forte chez l’électorat du candidat socialiste : seuls 4% de ses électeurs potentiels déclarent qu’ils pourraient voter pour le candidat du Front de gauche. Ainsi, les mouvements potentiels entre les électorats de gauche du fait des hésitants apparaît défavorable au candidat du Front de gauche : 1,1% du corps électoral** pourrait effectuer un mouvement de François Hollande vers Jean-Luc Mélenchon contre 1,8% se déclarant prêt à effectuer le mouvement inverse.

Cependant, il pourrait récupérer jusque 1,0% des électeurs en provenance de François Bayrou : 8% des personnes ayant l’intention aujourd’hui de voter MoDem avouent hésiter avec le candidat du Front de gauche. Seuls 0,3% des électeurs (soit 4% des personnes ayant l’intention de voter pour Jean-Luc Mélenchon) envisagent le mouvement inverse.

 

* Sondage Ifop en partenariat avec Fiducial pour Europe 1, Paris Match et Public Sénat, réalisé par téléphone et internet du 23 au 26 février 2012, auprès d’un échantillon de 1 723 personnes inscrites sur les listes électorales, extrait d’un échantillon de 1903 personnes, représentatif de la population française âgée de 18 ans et plus

** 21% des 8,5% des électeurs potentiels de Jean-Luc Mélenchon. Même raisonnement plus loin pour le chiffre sur le mouvement inverse : 4% des 28,5% de personnes ayant l’intention de voter pour François Hollande.

Seuls 31% des Français sont satisfaits du quinquennat de Nicolas Sarkozy

A l’heure où le président de la République redevient un candidat comme presque tous les autres, il apparaît particulièrement handicapé par son bilan. Seuls 31% des Français se déclarent satisfaits de l’action qu’il a mené durant ses cinq ans de présidence, une satisfaction qui se révèle, en outre, pour le moins modérée : 3% se déclarent "très satisfaits" et 28% "plutôt satisfaits"*.

Plus des deux tiers des Français se disent mécontents de l’action du président et parmi ceux-ci, 36% s’affirment même "très mécontents" (et 31% "plutôt mécontents"), ce qui démontre, au-delà de l’importance du rejet, sa force. De surcroît, il est intéressant de remarquer que ce n’est pas l’accumulation de cinq années de pouvoir qui a déçu les Français. En effet, en avril 2008, un an après l’accession de Nicolas Sarkozy à la présidence de la République, 72% des Français se déclaraient déjà insatisfaits de son action (42% "plutôt mécontents" et 30% "très mécontents"). Nicolas Sarkozy a donc perdu très vite le crédit qui l’a porté à la présidence et "l’état de grâce" se révéla particulièrement court (cf notamment notre article sur l’évolution de la popularité de Nicolas Sarkozy). Durant les quatre années suivantes, s’est renforcé un peu plus le pôle de ses plus forts détracteurs, la part de Français se déclarant "très mécontents" passant de 30% à 36% entre 2008 et 2012.

Il est éclairant d’observer la satisfaction à l’égard du quinquennat de Nicolas Sarkozy parmi les différents électorats qui se dessinent pour l’élection présidentielle. Premier constat, au sein des électeurs prêts à accorder un nouveau mandat au président sortant, l’enthousiasme vis-à-vis du bilan n’est pas de mise. Si, sans surprise, ceux-ci se déclarent quasi-unanimement satisfaits du quinquennat (91%), seuls 9% se disent en être "très satisfaits" et 82% "plutôt".

A gauche, sans trop de suspense non plus, le rejet est particulièrement marqué : 95% des électeurs ayant l’intention de voter pour Jean-Luc Mélenchon se déclarent mécontents (et 76% "très"), 96% de ceux de François Hollande (et 61% "très") et 91% de ceux d’Eva Joly (et 62% "très").

Au sein de l’électorat centriste, l’insatisfaction est pratiquement aussi importante qu’à gauche : 85% des électeurs potentiels de François Bayrou sont mécontents du quinquennat de Nicolas Sarkozy. Néanmoins, il est très important de noter que ce mécontentement très majoritaire n’est pas aussi fortement ancré et que "seules" 25% des personnes ayant l’intention de voter pour le candidat du MoDem se déclarent "très mécontentes" (contre 36% des Français en moyenne). Six électeurs potentiels de François Bayrou sur dix se déclarent "plutôt mécontents" du bilan du président de la République.

Enfin, c’est parmi les électeurs potentiels de Marine Le Pen que la situation est la plus mitigée : 22% d’entre eux se déclarent satisfaits et 78% mécontents du quinquennat, soit un taux de satisfaction plus faible que la moyenne de la population (31% de satisfaits et 69% de mécontents), mais plus élevé qu’à gauche ou au centre. En revanche, une part importante des électeurs frontistes se déclarent "très mécontente" (37%, et 41% "plutôt mécontente") et affiche donc un rejet clair du président sortant.

 

Globalement, l’insatisfaction très majoritaire vis-à-vis du bilan de Nicolas Sarkozy dans tous les électorats (hormis évidemment le sien) explique largement les mauvais reports de voix qui s’effectuent pour lui dans les intentions de vote de second tour. Si le président de la République parvient à tutoyer François Hollande au premier tour, il accuse toujours un retard très conséquent au second, car il ne parvient pas à capter suffisamment le vote centriste et de l’extrême-droite.

 

* Sondage Ifop en partenariat avec Fiducial pour Europe 1, Paris Match et Public Sénat, réalisé par questionnaire auto-administré en ligne et par téléphone du 23 au 26 février, auprès d’un échantillon de 1723 personnes inscrites sur les listes électorales, extrait d’un échantillon de 1903 personnes, représentatif de la population française âgée de 18 ans et plus .

** Sondage Ifop en partenariat avec Fiducial pour Paris Match, réalisé par internet et par téléphone les 17 et 18 avril 2008 auprès d’un échantillon de 956 personnes, représentatif de la population française âgée de 18 ans et plus.