Les deux tiers des Français sont favorables au mariage des couples homosexuels

 

Promesse de campagne de François Hollande, le mariage pour les couples homosexuels est entré dans le débat au cœur de l’été suite à la réaffirmation par l’Église catholique française de son opposition à cette mesure. Si le débat agite la sphère politique, et notamment la droite, divisée sur cette question, l’opinion publique se montre largement favorable au mariage homosexuel, 65 % estimant que les couples du même sexe devrait avoir le droit de se marier.

 

Après avoir augmenté entre la fin des années 1990 et le début des années 2000, l’acceptabilité des droits des couples homosexuels reste globalement stable depuis 2004

L’acceptation du mariage homosexuel a augmenté au fil du temps (elle était de 51 % seulement en mai 1995), mais cette hausse de la proportion de Français favorables au mariage homosexuel s’est tassée déjà depuis quelques années. Ainsi, en mai 2004, 64 % des Français étaient déjà favorables à cette mesure, un score comparable à celui d’aujourd’hui. Lire la suite

Présidence de l’UMP : François Fillon est-il réellement le « favori des sondages » ?

Le 18 novembre prochain, les militants UMP devront élire la nouvelle équipe dirigeante du principal parti d’opposition après deux défaites électorales majeures aux élections présidentielle et législatives. Plusieurs candidats sont aujourd’hui déclarés pour prendre la tête du parti, mais les médias se concentrent sur le combat entre les deux poids lourds de l’UMP, l’ancien Premier ministre François Fillon, candidat ouvertement déclaré, et le secrétaire général actuel du Parti, Jean-François Copé, qui devrait, sauf énorme surprise, annoncer sa candidature dans les semaines à venir. Les autres prétendants (notamment Nathalie Kosciusko-Morizet ou Bruno Le Maire) apparaissent, à l’heure actuelle, peu capables de réunir une majorité des militants sur leur nom.

De fait, les médias abordent généralement le combat pour devenir le futur chef de l’opposition comme un duel entre Jean-François Copé et François Fillon, ce dernier étant présenté comme le « favori des sondages ». Et effectivement, les études d’opinion montrent que François Fillon dispose d’une bien meilleure image auprès des Français que son principal adversaire. Néanmoins, si ces sondages peuvent nous renseigner sur la cote de popularité des deux hommes auprès de l’ensemble des Français et des sympathisants de l’UMP, ils ne nous livrent pas d’informations sur le rapport de force auprès du corps électoral du congrès, à savoir les militants du parti. Ces études ne peuvent en aucun cas donner avec certitude la préférence des militants, qui ne peuvent être interrogés en nombre dans des sondages auprès du grand public (l’UMP annonce disposer de 264 137 adhérents à jour de cotisation en juin 2012, soit 4 militants trouvés pour 1000 personnes interrogées). On peut supposer que l’opinion des militants ne doit pas diverger fondamentalement de celle des sympathisants, mais rien ne l’assure. Si les sondages ont globalement bien réussi à cerner les rapports de force dans le cadre de la primaire socialiste, ouverte plus largement au « peuple de gauche » qui a rassemblé plus de 2,5 millions de votants, rappelons que la primaire écologiste, où les seuls possesseurs d’une carte du parti pouvaient participer, a montré par ailleurs que l’opinion des sympathisants (qui préféraient massivement Nicolas Hulot) et des militants (qui ont désigné Eva Joly, et ceci pratiquement à la majorité absolue dès le premier tour) pouvait diverger assez nettement. Lire la suite

Le retrait des troupes d’Afghanistan : qu’en pensent les Français ?

C’est l’une des premières mesures du président Hollande, mais elle est peu mise en avant dans le bilan des premiers mois du nouvel exécutif. Pour autant, le retrait accéléré des troupes français d’Afghanistan répond à une attente forte de l’opinion publique.

Certes, cette promesse du candidat socialiste était loin d’être jugée comme la plus urgente à mettre en œuvre : juste après l’élection de François Hollande, seuls 38 % des Français souhaitaient que le retrait des troupes d’Afghanistan soit engagé dans les 100 premiers jours de mandat selon un sondage Harris interactive*, ce qui plaçait ce sujet de défense loin derrière certains sujets économiques et sociaux (54 % pour la séparation des activité de dépôt et des activités spéculatives des banques, 49 % pour le blocage des loyers, 49 % pour la suppression de la TVA sociale, 48 % la limitation des rémunérations des patrons des entreprises publiques, 45 % pour la mise en place de la tranche d’impôt à 75 %). Néanmoins, ce sujet apparaissait plus prioritaire aux yeux de l’opinion publique que l’augmentation de rentrée scolaire (28%), l’instauration du mariage et de l’adoption pour les couples homosexuels (21%) ou le vote des étrangers aux élections municipales (10%). Lire la suite