Les intentions de vote pour les élections législatives par circonscription
2 juin 2012 Laisser un commentaire
A quelques jours du premier tour des élections législatives, des sondages d’intention de vote dans les différentes circonscriptions sont parus dans la presse. Nous vous en proposons un récapitulatif.
A ce jour, nous avons recensé des sondages relatifs aux circonscriptions suivantes (la couleur désignant la force politique donnée victorieuse par les sondages, avec en violet les circonscriptions incertaines) :
Note préalable : ces sondages électoraux sont généralement réalisés sur des échantillons relativement réduits (de l’ordre de 500 à 600 personnes). En conséquence, la marge d’erreur est assez élevée (de l’ordre de 4 points quand le pourcentage est proche de 50%), ce qui implique de prendre tous ces résultats avec grande prudence. Nous rappelons en outre qu’un sondage donne le rapport de force à l’instant de sa réalisation et que celui-ci peut évoluer jusqu’au dernier moment.
Aisne (02)
- 2ème circonscription : sondage OpinionWay réalisé du 29 au 31 mai auprès d’un échantillon de 552 personnes.
A noter : circonscription de Xavier Bertrand
Au premier tour, l’ancien ministre et député de la circonscription, Xavier Bertrand, arrive nettement en tête des intentions de vote (41%). Anne Ferreira, la candidate du PS, recueille 30% des suffrages. Le Front national, représenté par Yannick Lejeune, réalise un bon score (17%) et pourrait parvenir à se maintenir au second tour. Hormis Guy Fontaine, se présentant sous l’étiquette du Front de gauche et obtenant 6% des intentions de vote, aucun autre candidat ne recueille plus de 2% au premier tour.
Xavier Bertrand arrive en tête des intentions de vote de second tour, que celui-ci prenne la forme d’un duel – dans cette hypothèse, le score du candidat UMP s’établit à 52% contre 48% pour Anne Ferreira, soit une avance relativement faible surtout si l’on considère la marge d’erreur -, ou d’une triangulaire – Xavier Bertrand obtient alors 44% des intentions de vote, Anne Ferreira 38% et Yannick Lejeune 18%.
Alpes-Maritimes (06)
- 1ère circonscription : sondage OpinionWay.
A noter : circonscription d’Eric Ciotti et Jacques Peyrat
La première circonscription des Alpes-Maritimes est composée d’une partie de Nice, ville fortement ancrée à droite. Le député sortant de l’ancienne première circonscription (elle est désormais agrandie suite au redécoupage électoral de 2010) ne devrait aucun mal à se faire réélire à l’Assemblée nationale.
Ainsi, le député de la droite populaire approche de la majorité absolue au premier tour en recueillant 46% des intentions de vote dans ce sondage OpinionWay. En outre, il ne souffre pas trop de la concurrence du Front national : avec 12% d’intentions de vote en sa faveur, l’ancien maire de Nice, Jacques Peyrat, est totalement distancé et n’apparaît pas en position de concourir au second tour. A gauche, Patrick Allemand, le candidat du Parti socialiste recueille 25% des voix et le Front de gauche 9%.
Sans surprise, cette étude montre qu’Eric Ciotti l’emporte largement au second tour, avec 62% des intentions de vote contre 38% pour Patrick Allemand.
Bouches-du-Rhône (13)
- 5ème circonscription : sondage Ifop
A noter : circonscription de la ministre déléguée aux personnes handicapées, Marie-Arlette Carlotti et Renaud Muselier
La cinquième circonscription est porteuse de forts enjeux pour ses deux principaux candidats : non réélu, Renaud Muselier apparaîtrait fortement handicapé pour prendre le relai de Jean-Claude Gaudin à la mairie de la cité phocéenne ; non élue, Marie-Arlette Carlotti, ministre déléguée aux personnes handicapée devrait abandonner son portefeuille, en vertu des règles édictées par François Hollande et Jean-Marc Ayrault.
Le sondage Ifop réalisé dans cette circonscription annonce un basculement à gauche et donc le maintien au gouvernement de Marie-Arlette Carlotti. Celle-ci recueille en effet 54% des voix au second tour contre 46% à Renaud Muselier. Les deux candidats arrivent nettement en tête au premier tour (36% d’intentions de vote pour le candidat de l’UMP, 34% pour la candidate socialiste). Le Front national, représenté par Jean-Pierre Baumann obtient 13,5% d’intentions de vote, ce qui écarte l’hypothèse d’une triangulaire. Frédéric Dutoit, le candidat du Front de gauche, rassemble 8,5% des intentions de vote des électeurs.
Charentes-Maritime (17)
- 1ère circonscription : sondage Ifop réalisé du 25 au 29 mai auprès d’un échantillon de 604 personnes.
A noter : circonscription de Ségolène Royal
Dans cette circonscription ancrée à gauche, Ségolène Royal arrive en tête des intentions de vote au premier tour avec 33% des suffrages. Elle devance d’une tête le candidat socialiste dissident Olivier Falorni (26%), fortement implanté localement et qui a présenté sa candidature contre ce qu’il considère comme un parachutage. La candidate de l’UMP, Sally Chadjaa, recueille 19,5% des intentions de vote au premier tour. Le Front national, représenté par Marie-Françoise de Lacoste Lareymondie, obtient 9% des voix, et n’apparaît donc pas aujourd’hui à même de se maintenir au second tour.
Bizarrement, l’Ifop n’a pas publié d’intentions de vote de second tour.
Corse-du-Sud (2A)
- 1ère circonscription : sondage Ifop réalisé du 24 au 26 mai auprès d’un échantillon de 502 personnes.
D’après ce sondage de l’Ifop, cette circonscription basculerait au soir du second tour des élections législatives, le député de gauche sortant, Simon Renucci, étant donné battu par le candidat UMP Laurent Marcangeli.
Simon Renucci est devancé dès le premier tour : il recueille 26% d’intentions de vote contre 32% pour son rival de l’UMP. Les voix de gauche au premier tour vont également à Paul-Antoine Luciani, le candidat du Front de gauche, qui recueille 9% des voix dans ce sondage. Le Front national recueille 11,5% des intentions de vote. Les nationalistes corses se présentent en ordre dispersés dans cette circonscription : Romain Colonna, pour Femu a Corsica obtient 13% des intentions de vote, Paul-Mathieu Leonetti, candidat nationaliste de Corsica libera, 4,5%. Les nationalistes ne devraient donc pas provoquer de triangulaire dans cette circonscription.
Au second tour, le candidat de l’UMP l’emporte selon ce sondage, avec 51,5%, une avance donc relativement limitée et comprise dans la marge d’erreur.
Haute-Corse (2B)
- 1ère circonscription : sondage Ifop réalisé du 24 au 26 mai auprès d’un échantillon de 500 personnes.
Ce sondage montre que le candidat de l’UMP, Sauveur Gandolfi-Scheit conserverait son mandat de député que les nationalistes corses se maintiennent ou non au second tour. Au premier tour, le député sortant domine largement avec 32% d’intentions de vote. Jean Zucarelli, le candidat du PRG soutenu par le PS, arrive au coude-à-coude avec Gilles Simeoni, le candidat de Femu a Corsica (respectivement 22,5% et 21,5% d’intentions de vote). Le Front de gauche réalise un score important (10,5%) et devance légèrement le Front national (9%).
En cas de triangulaire, Sauveur Gandolfi-Scheit l’emporterait avec 38,5% des voix, devant le candidat socialiste (34,5%), le représentant du parti nationaliste arrivant en troisième position (27%). En cas de duel “classique” entre la gauche et la droite, le député sortant l’emporte assez largement devant Jean Zucarelli (54% contre 46%)
- 2ème circonscription : sondage Ifop réalisé du 24 au 26 mai auprès d’un échantillon de 504 personnes.
Dans la deuxième circonscription du département, le député sortant devrait également conserver son siège. Paul Giacobbi, candidat du PRG soutenu par le PS, l’emporte en effet au second tour sur la candidate UMP, Stéphanie Grimaldi, avec 54% des intentions de vote contre 46%. Cette victoire de la gauche s’explique notamment par le fort niveau obtenu dès le premier tour par le député sortant (32%), ainsi que par la force relative du Front de gauche (7,5%). Paul Giacobbi profite également de la division des nationalistes (11% pour Saveriu Luciani, candidat de Femu a Corsica et 9% pour Petru Antone Tomasi, candidat de Corsica Libera), qui désunis, n’apparaissent pas en mesure d’accéder au second tour. Notons enfin les 10% recueillis par la candidate Front national, Estelle Massoni, dans cette étude d’intentions de vote.
Pas-de-Calais (62)
- 11ème circonscription : sondage Ifop réalisé du 15 au 17 mai auprès d’un échantillon de 603 personnes.
A noter : circonscription de Jean-Luc Mélenchon et Marine Le Pen
La onzième circonscription du Pas-de-Calais est sans doute la circonscription la plus scrutée de ces élections législatives puisqu’elle voit s’affronter deux candidats à l’élection présidentielle, Jean-Luc Mélenchon et Marine Le Pen.
Au premier tour, Marine Le Pen arriverait en tête. Bien implantée à Hénin-Beaumont, elle recueille un tiers des intentions de vote (34%). Le candidat du Front de gauche en obtient 29% et distance donc Philippe Kemel (18%), le candidat du parti socialiste, parti enfoncé dans les “affaires” dans cette région. Jean Urbaniak, le candidat du MoDem et soutenu par l’UMP arrive en quatrième position dans cette étude (16%). Ce dernier ne semble donc vraiment pas assuré d’obtenir les 12,5% des inscrits nécessaires pour se maintenir au second tour.
Par conséquent, cette étude laisse se profiler un second tour entre les deux “fronts”, le candidat du PS, bien qu’en capacité d’atteindre le seuil de sélection, devrait en effet respecter la règle du désistement en faveur du plus fort candidat à gauche. Dans cette hypothèse, Jean-Luc Mélenchon l’emporte au second tour sur Marine Le Pen, assez nettement (55% contre 45%). Il apparaît également vainqueur dans l’hypothèse, assez improbable au regard de ce sondage, où Jean Urbaniak, le candidat MoDem/UMP, arrivait à accéder au second tour. Jean-Luc Mélenchon obtient alors 44% des intentions de vote, Marine Le Pen 36% et Jean Urbaniak 20%.
Pyrénées atlantiques (64)
- 2ème circonscription : sondage Ifop réalisé les 22 et 23 mai auprès d’un échantillon de 603 personnes.
+ sondage OpinionWay réalisé les 22 et 23 mai auprès d’un échantillon de 530 personnes.
A noter : circonscription de François Bayrou
La circonscription du président du MoDem attire les projecteurs et deux sondages ont été réalisés dans cette circonscription. Tous deux donnent François Bayrou perdant si les candidats UMP et PS refusent de se désister en sa faveur au second tour.
Le sondage Ifop donne la candidate socialiste, Nathalie Chabanne, en tête du premier tour, avec 31% des intentions de vote. Elle devance légèrement François Bayrou, qui avec 29% d’intentions de vote, fait 10 points de plus que son score à la présidentielle dans la circonscription (le sondage OpinionWay diffère notablement en lui accordant 24%). Eric Saubatte, le candidat UMP, obtient 23% des voix et devrait donc certainement accéder au second tour. De cette triangulaire, la candidate socialiste sort en tête avec 41% des intentions de vote. François Bayrou en recueille 33% et le candidat UMP 26% (respectivement 44%, 28% et 28% dans l’étude OpinionWay). Si le candidat UMP ne parvenait pas à se maintenir au second tour, François Bayrou est également donné perdant, mais l’écart avec la candidate socialiste est très réduit dans l’étude Ifop (et donc compris dans la marge d’erreur de +/- 4 points) : 49,5% contre 50,5%. Néanmoins, le sondage OpinionWay confirme cette défaite, et l’annonce plus cuisante (55%-45%).
Pyrénées orientales (66)
- 3ème circonscription : sondage Ifop réalisé les 25 et 26 mai auprès d’un échantillon de 606 personnes.
Au premier tour, la candidate du parti socialiste, Ségolène Neuville arrive en tête (32%) talonnée par le candidat UMP Jean Castex (30%). Représenté par Bruno Lemaire, le Front national fait un score important (19%) et semble pouvoir se maintenir au second tour.
La candidate socialiste l’emporterait en cas de duel ou de triangulaire, portée par un fort socle de gauche (au premier tour, le Front de gauche recueille 12% d’intentions de vote, EELV 4%, le NPA 1% et le MRC 1%). Opposée seulement au candidat UMP, Ségolène Neuville recueille 54% des intentions de vote. En cas de triangulaire, elle frôle la majorité absolue (49%), tandis que les deux autres candidats n’augmentent que très peu, voire pas du tout, leur score de premier tour (32% pour Jean Castex de l’UMP et 19% pour Bruno Lemaire du Front national).
- 4ème circonscription : sondage Ifop réalisé les 23 et 24 mai auprès d’un échantillon de 603 personnes.
La quatrième circonscription des Pyrénées orientales devrait participer au basculement de l’Assemblée nationale à gauche si celle-ci devait l’emporter. En effet, dans cette circonscription, la députée UMP sortante, Jacqueline Irlès, est donnée nettement battue par le candidat socialiste, Pierre Aylagas, au second tour (44% contre 56%) en cas de duel. En outre, avec 19% d’intentions de vote au premier tour, la candidate du FN, Marie-Thérèse Costa-Fesenback, impose de considérer l’hypothèse d’une triangulaire, où le candidat socialiste l’emporterait par 49% des voix, contre 33% à Jacqueline Irlès et 17% au parti d’extrême-droite.
Relevons le fort score obtenu par le Front de gauche dans cette circonscription au premier tour : Nicolas Garcia cumule en effet 14% des intentions de vote.
Sarthe (72)
- 4ème circonscription : sondage OpinionWay réalisé les 25 et 26 mai auprès d’un échantillon de 505 personnes.
A noter : circonscription du ministre de l’Agriculture, Stéphane Le Foll. Ancienne circonscription de François Fillon
En se présentant dans l’ancienne circonscription de François Fillon, Stéphane Le Foll ne joue pas la partition la plus facile. Ce sondage montre néanmoins que le ministre de l’agriculture dispose d’un rapport de force favorable dans la Sarthe. Il arrive en tête du premier tour avec 38% des intentions de vote, contre 34% à son rival de l’UMP, Marc Joulaud. Aucun autre candidat ne semble pouvoir atteindre le seuil de 12,5% des inscrits, le Front national recueillant 13% des voix. Le Front de gauche rassemble 7% des intentions de vote et EELV 3%
Au second tour, le ministre de l’Agriculture obtient 53% des intentions de vote, contre 47% au candidat de l’UMP.
Seine-et-Marne (77)
- 6ème circonscription : sondage BVA réalisé les 30 et 31 mai auprès d’un échantillon de 605 personnes.
A noter : circonscription de Jean-François Copé
Ce sondage BVA démontre que Jean-François Copé ne devrait pas avoir de mal à retrouver son siège de député lors des prochaines élections législatives. Néanmoins, alors qu’il avait été élu avec la majorité absolue dès le premier tour en 2007, il pourrait cette fois-ci être mis en ballotage dans cette circonscription qui a subi le redécoupage électoral de 2010.
Au premier tour, le secrétaire général de l’UMP s’impose nettement et recueille 47% des intentions de vote. Il devance Caroline Pinet (26%), la candidate d’Europe Ecologie les Verts, soutenue par le PS. Le Front national, représenté par Marie-Christine Arnautu, vice-présidente du parti, obtient 14% et ne devrait donc pas être présent au second tour. Seuls deux autres candidats dépassent les 1% au premier tour : Guillaume Quercy pour le Front de gauche (8,5%) et Victor Manuel Niubo Andreu pour le MoDem (3%).
Au second tour, dans l’hypothèse d’un duel qui semble de loin la plus probable au regard de ce sondage, Jean-François Copé l’emporterait très nettement sur la candidate écologiste (60% contre 40%). L’hypothèse d’une triangulaire avec le FN ne ferait pas chuter le secrétaire général de l’UMP, qui obtient alors 48% des intentions de vote, Caroline Pinet 38% et Marie-Christine Arnautu 14% (soit le même score qu’au premier tour).
Var (83)
- 8ème circonscription : sondage OpinionWay
Le Var est l’un des départements où le Front national a effectué ses meilleurs scores à l’élection présidentielle (25% sur l’ensemble du département). Ce sondage OpinionWay montre que le parti devrait également réaliser une belle performance au premier tour de l’élection législative dans la 8ème circonscription, mais demeure loin de l’emporter au second.
Au premier tour, le candidat UMP Olivier Audibert-Troin arrive en tête des intentions de vote (30%). Il devance assez nettement Bernard Clap, le candidat du parti socialiste (22%). Geneviève Blanc, la candidate du Front nationale, recueille autant d’intentions de vote que le candidat de la majorité présidentielle (22%). Joëlle Mecagni, représentante du Front de Gauche, avec 8% d’intentions de vote, réalise un score très honorable sur cette terre de droite.
En toute vraisemblance, la 8ème circonscription du Var devrait donc connaître une triangulaire au second tour. Celle-ci ne devrait pas faire perdre de siège à la droite mais l’écart entre les deux principaux candidats est realtivement serré. En effet, Olivier Audibert-Troin obtient 39% des intentions de vote dans cette hypothèse, devant le candidat du PS (36%), tandis que les reports de voix se révèlent très défavorables pour la candidate du Front national, qui n’augmente que très faiblement son score du premier tour (25%).
Essonne (91)
- 4ème circonscription : sondage Ifop réalisé du 21 au 23 mai auprès d’un échantillon de 603 personnes.
A noter : circonscription de Nathalie Kosciusko-Morizet
L’ancienne ministre de l’Environnement n’est pas assurée de retrouver son siège de députée dans quelques semaines. Ce sondage Ifop donne en effet Nathalie Kosciusko-Morizet au coude-à-coude avec son adversaire socialiste Olivier Thomas au second tour (50%-50%).
Au premier tour, la candidate de l’UMP arrive pourtant largement en tête, avec 41% des intentions de vote, profitant de la faiblesse relative de l’extrême-droite dans cette circonscription (Brigitte Dupin, la candidate du SIEL soutenue par le Front national obtient 8,5%, et le candidat du parti de la France 0,5%). Distancé avec tout de même 33% des voix, le candidat socialiste profite notamment des reports du Front de gauche (7,5% des intentions de vote au premier tour) et d’EELV (3%).
Hauts-de-Seine (92)
- 2ème circonscription : sondage Ifop
A noter : circonscription de Rama Yade
Rama Yade se présente dans la deuxième circonscription des Hauts-de-Seine sous l’étiquette du parti radical. L’UMP présente un candidat contre l’ancienne secrétaire d’Etat, en l’occurrence Manuel Aeschlimann, député sortant. Et ce combat au sein de la droite est largement remporté par ce dernier. Au premier tour, il obtient 29% d’intentions de vote et Rama Yade 19%. Elle pourrait donc ne pas franchir le seuil de 12,5% des inscrits pour se maintenir au second tour.
Le candidat du parti socialiste, Sébastien Pietrasant, arrive en tête du premier tour, avec 36% des intentions de vote. Il l’emporterait également au second, que Rama Yade se maintienne ou non. Dans la première hypothèse, ce sondage le crédite de 54% des voix contre 46% à Manuel Aeschlimann. En cas de triangulaire, le candidat PS atteind presque la majorité absolue avec 48% des intentions de vote, le député sortant en obtenant 33% et Rama Yade 19% – soit son score de premier tour, ce qui indique qu’elle ne bénéficierait d’aucun report de voix, notamment du fait de l’absence de candidat MoDem.
- 9ème circonscription : sondage Ifop réalisé les 14 et 15 mai auprès d’un échantillon de 605 personnes.
A noter : circonscription de Claude Guéant
Candidat dans une circonscription fortement ancré à droite, Claude Guéant ne devrait avoir aucun problème à obtenir son premier mandat d’élu. Au second tour, celui-ci est crédité de 57% des intentions de vote, contre 43% à son adversaire socialiste Martine Even.
Thierry Solère, le candidat de droite dissident, exclu de l’UMP pour avoir refusé de retirer sa candidature face au “parachutage” de Claude Guéant, est nettement devancé au premier tour : il recueille 15% des intentions de vote contre 41% pour l’ancien ministre de l’Intérieur.
Français de l’étranger
- 1ère circonscription (Amérique du Nord) : sondage CSA auprès d’un échantillon de 1717 personnes (dates de réalisation non précisées).
A noter : circonscription de Frédéric Lefebvre
La candidate de la majorité présidentielle Corinne Narassiguin, soutenue par le parti socialiste et Europe Ecologie Les Verts domine nettement au premier tour (35%) dans une circonscription où se présentent 18 candidats. Elle profite du peu d’audience des autres candidats de gauche : à part le Front de gauche, qui recueille 3% d’intentions de vote, aucun autre candidat ne dépasse 1%.
A droite, l’ancien Secrétaire d’Etat Frédéric Lefebvre, candidat officiel de l’UMP se détache, avec 19% d’intentions de vote, et devrait donc affronter Corinne Narassiguin au second tour. D’autres candidats divers droite réalisent des scores notables : Julien Balkany, le frère de Patrick (9%), Emile Servan-Schreiber, fils de Jean-Jacques (7%) et Antoine Treuille (6%).
Aucune hypothèse de second tour n’a été réalisée dans cette circonscription a priori favorable à la droite mais où l’abstention sera sans doute très forte.

























