Intentions de vote : quelles courbes se croisent ?

En cette période de campagne, les intentions de vote des différents instituts se suivent et il est parfois difficile de s’y retrouver. A entendre les médias parler de courbes qui se croisent, on pourrait croire que celles-ci ne cessent de passer l’une au-dessus ou au-dessous de l’autre. Or il en va bien autrement. Chaque institut (ou presque) a montré, l’un après l’autre, les mêmes dynamiques, à savoir que Nicolas Sarkozy prenait la tête du premier tour dans les intentions de vote (bien qu’il reste devancé au deuxième) et que Jean-Luc Mélenchon a vu sa courbe tutoyer voire croiser celles des autres candidats prétendant au titre de « troisième homme ».

Il n’est pas toujours facile d’y voir clair tant les publications des instituts se succèdent, avec des évolutions sur des périodes différentes.

Qu’en est-il réellement ? Quels sont les croisements de courbes dont on parle tant ? Lire la suite

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Jean-Luc Mélenchon, le quatrième homme ?

Dans la dernière étude de l’institut CSA, Jean-Luc Mélenchon vient de passer, pour la première fois, la barre symbolique des 10% d’intentions de vote. Le candidat du Front de gauche apparaît donc désormais en position de disputer la quatrième place de l’élection présidentielle à François Bayrou. Si on parle désormais beaucoup, par conséquent, de l’éventualité que le candidat de la gauche de la gauche effectue à un score à deux chiffres, l’augmentation du score de Jean-Luc Mélenchon s’est pourtant véritablement effectuée  au mois de janvier, son score se révélant assez stable en février.

Un potentiel de vote qui augmente en janvier

L’observation des intentions de vote pour Jean-Luc Mélenchon montre une montée en puissance évidente du candidat de la gauche de la gauche, intervenant au mois de janvier. Tous les instituts notent cette augmentation : alors qu’en décembre, son score oscille entre 6% et 7,5%, à partir de mi-janvier, le candidat enregistre des scores entre 7% et 9,5%.

L’augmentation est modeste, mais bien présente. Le chiffre le plus élevé à ce jour (10%), donné par l’institut CSA, peut augurer une poursuite de cette augmentation des intentions de vote pour le candidat du Front de gauche. Cette hausse devra néanmoins être confirmée par d’autres études. Nous pouvons remarquer à ce jour que cette tendance à une poursuite de l’augmentation des intentions de vote pour Jean-Luc Mélenchon ne se dessine pas dans le « rolling » Ifop (intentions de vote en continu, avec un résultat publié tous les jours de la semaine), comme le montre le graphique ci-dessous, qui reprend toutes les intentions de vote de l’Ifop depuis début octobre. Après l’augmentation relevée en janvier, la tendance est plutôt stable depuis ce jour pour Jean-Luc Mélenchon (dont le score varie entre 7,5% et 9%) :

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Seuls 31% des Français sont satisfaits du quinquennat de Nicolas Sarkozy

A l’heure où le président de la République redevient un candidat comme presque tous les autres, il apparaît particulièrement handicapé par son bilan. Seuls 31% des Français se déclarent satisfaits de l’action qu’il a mené durant ses cinq ans de présidence, une satisfaction qui se révèle, en outre, pour le moins modérée : 3% se déclarent « très satisfaits » et 28% « plutôt satisfaits »*.

Plus des deux tiers des Français se disent mécontents de l’action du président et parmi ceux-ci, 36% s’affirment même « très mécontents » (et 31% « plutôt mécontents »), ce qui démontre, au-delà de l’importance du rejet, sa force. De surcroît, il est intéressant de remarquer que ce n’est pas l’accumulation de cinq années de pouvoir qui a déçu les Français. En effet, en avril 2008, un an après l’accession de Nicolas Sarkozy à la présidence de la République, 72% des Français se déclaraient déjà insatisfaits de son action (42% « plutôt mécontents » et 30% « très mécontents »). Nicolas Sarkozy a donc perdu très vite le crédit qui l’a porté à la présidence et « l’état de grâce » se révéla particulièrement court (cf notamment notre article sur l’évolution de la popularité de Nicolas Sarkozy). Durant les quatre années suivantes, s’est renforcé un peu plus le pôle de ses plus forts détracteurs, la part de Français se déclarant « très mécontents » passant de 30% à 36% entre 2008 et 2012. Lire la suite