Que disent les sondages pour le second tour de l’élection ?

Depuis le début de la campagne présidentielle, les sondages donnent invariablement François Hollande nettement gagnant du second tour de l’élection. A quelques jours de celui-ci, que montrent véritablement les études d’intentions de vote des différents instituts ? La partie est-elle pliée pour le candidat socialiste ?

Deux grands enseignements peuvent être tirés de l’étude des différents résultats donnés par les instituts :

1. François Hollande est largement et indiscutablement en tête des intentions de vote du second tour, et ce, depuis le début de la campagne

Tous les instituts s’accordent sur ce constat, même si les différents baromètres d’intentions de vote  donnent des chiffres qui peuvent varier, comme le montre le tableau ci-dessous, qui reprend les dernières études des différents instituts (clic pour agrandir) :

En moyenne, les intentions de vote donnent 54% d’intentions de vote pour François Hollande et 46% pour Nicolas Sarkozy. L’écart entre les différents instituts (naturel, du fait de l’existence d’une marge d’erreur de l’ordre de 3 points, de par l’utilisation de méthodologies qui peuvent différer et de dates de terrain qui ne sont pas identiques) reste très contenu entre les différents instituts. Pour le candidat socialiste, le score oscille entre 53% et 55% ; pour le candidat de l’UMP entre 45% et 47%.

La similarité de ces mesures et leur répétition dans le temps incite largement à conclure que la partie est gagnée pour François Hollande. L’écart moyen entre les candidats est, de surcroît, plus important que la marge d’erreur. Naturellement, il reste encore une semaine de campagne et un retournement de situation n’est pas à exclure. Il semble pour autant très improbable, et le débat de l’entre-deux tours n’a historiquement jamais permis une telle inversion des courbes.

2. La tendance montre un écart entre les deux favoris qui se resserre, sans que cela ne remette en cause le rapport de force

L’analyse des évolutions des intentions de vote de second tour montre un léger resserrement des courbes depuis l’annonce des résultats du premier tour, mesuré par la plupart des instituts de sondage, mais pas par tous.

Lors de l’entrée en campagne de Nicolas Sarkozy, le 15 février, le rapport de force était très largement défavorable au candidat sortant. En moyenne, il était crédité de 43% des voix pour 57% pour le candidat du parti socialiste. Juste avant le second tour, l’écart s’était resserré sans pour autant que le candidat de l’UMP ne puisse venir disputer la première place à François Hollande : les dernières intentions de vote publiées avant le 22 avril donnaient en moyenne, pour le second tour, 54,5% à François Hollande et 45,5% pour Nicolas Sarkozy.

Aujourd’hui, l’écart moyen s’est encore légèrement resserré (54%-46%). Les intentions de vote de l’Ifop, quotidiennes, montrent bien ce resserrement : ainsi, juste après le premier tour, l’Ifop créditait François Hollande de 55% des voix et Nicolas Sarkozy de 45%. La dernière vague d’enquête parue le 1er mai indique que le rapport de force est désormais de 53,5% contre 46,5%.

Ce resserrement des courbes est également accrédité par Ipsos (54%-46% le soir du 22 avril et 53%-47% les 27 et 28 avril), CSA (56%-44% le soir du 22 avril et 54%-46% les 24 et 25 avril). Néanmoins, pour ces instituts, le resserrement des courbes s’effectue dès la première semaine de l’entre-deux tours, alors que pour l’Ifop, il n’intervient que durant le week-end et en début de deuxième semaine. En outre, LH2 et OpinionWay, qui n’ont pour l’heure réalisé qu’une mesure d’entre-deux tours, montrent également que les courbes se resserrent par rapport aux mesures faites juste avant le premier tour.

En revanche, les résultats de l »institut BVA annoncent au contraire un renforcement de l’avance de François Hollande. Alors que le candidat socialiste recueillait 53% d’intentions de vote pour le second tour au soir du 22 avril selon cet institut, dans sa dernière étude (réalisée les 24 et 25 avril), il obtient 54,5% des suffrages. Harris interactive montre une tendance similaire : de 54%-46% le soir du 22 avril, l’écart passe à 55%-45% dans leur dernière étude réalisée les 25 et 26 avril.

Enfin, TNS Sofres montre une stabilité du rapport de force avec 55% pour François Hollande et 45% pour Nicolas Sarkozy  (étude menée les 24-25 avril), soit exactement les chiffres mesurés juste avant le premier tour.

Ces évolutions légèrement différentes permettent néanmoins de dresser deux constats : le rapport de force varie finalement peu et si la tendance globale semble plutôt au resserrement, la marge d’erreur doit inciter à la plus grande prudence concernant ces évolutions. C’est d’ailleurs sans doute celle-ci qui explique pourquoi les tendances divergent entre les instituts, les évolutions n’excédant jamais 2 points (alors que la marge d’erreur est de l’ordre de trois points). Deuxièmement, quelle que soit l’évolution, aucun basculement ne se produit : François Hollande reste nettement en tête du second tour dans les sondages d’intentions de vote.

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