Que disent les sondages d’intentions de vote au niveau national pour les législatives ?

Dès l’élection présidentielle terminée, les instituts de sondage ont commencé à publier des sondages d’intentions de vote pour les élections législatives au niveau national. Si ces études présentent évidemment des limites (l’offre électorale étant différente pour chacune des circonscriptions et cette élection peut être très influencée par des enjeux locaux), il reste tout de même intéressant d’observer le rapport électoral tel qu’il se dessine à quelques jours du premier tour au niveau de l’ensemble du territoire.

 

Le graphique ci-dessous regroupe toutes les études d’intentions de vote nationales parues, et dessine des lignes de tendance afin de « moyenner » les différents sondages et d’identifier les évolutions à l’œuvre depuis la fin de l’élection présidentielle :

 

Globalement, le rapport de force a peu changé en un peu plus d’un mois :

– L’UMP et ses alliés arrivent en tête des intentions de vote, du fait de l’union des forces de la droite, mais restent bien évidemment en-dessous, et nettement, du total des forces de gauche susceptibles de s’allier pour gouverner (PS, PRG, EELV et Front de gauche). Au lendemain de l’élection présidentielle, l’UMP associée au Nouveau Centre et au parti radical valoisien recueillait environ 32% des intentions de vote. La courbe de tendance montre une légère augmentation des intentions votes en faveur de la droite parlementaire, qui s’établissent désormais en moyenne à 33%.

– Le PS et le parti radical de gauche se situent légèrement en-dessous de ce niveau et connaissent également poussée, plus significative que celle de la droite. D’environ 30%, leur score dans les intentions de vote atteint désormais environ 32,5%. Et si certaines études peuvent donner le PS au-dessus de l’UMP, le graphique ci-dessous montre bien qu’en tendance sur toutes les études, il se situe de 2 points (juste après la fin de la présidentielle) à un point en dessous du parti de droite.

– Le Front national subit lui une légère érosion mais reste à un niveau très élevé : de 16% en moyenne, les intentions de vote pour le parti d’extrême se situent désormais à environ 15%. Le parti se situe donc à un niveau légèrement moindre que le score obtenu au premier tour de l’élection présidentielle mais demeure, de très loin, la troisième force politique française.

– Le Front de gauche connaît une évolution similaire à celle du Front national. Après les 11% de Jean-Mélenchon à l’élection présidentielle, le rassemblement recueille des scores légèrement plus faibles, et qui ont légèrement décru au long de la campagne, passant d’environ 9% à 8%.

– Europe Ecologie les Verts profite notamment de son alliance électorale avec le PS qui laisse le parti écologiste sans rival socialiste dans quelques circonscriptions réservées. Les intentions de vote pour EELV restent très stables sur la période, à environ 5%.

– Le MoDem connaît pour sa part une chute assez brutale. Alors qu’au lendemain des élections présidentielles, 5% des électeurs environ déclarent qu’ils voteront pour le parti centriste, ils sont désormais un peu moins de 3%, soit une perte de pratiquement la moitié de ses électeurs potentiels.

– L’extrême-gauche, qui subit la concurrence du Front de gauche affiche des scores faibles, à l’égal de ceux obtenus lors de l’élection présidentielle. Dans les différentes études d’intentions de vote, l’extrême-gauche dans son ensemble (principalement autour de LO et du NPA) attire environ 1,5% des intentions de vote.

 

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