François Hollande est le président le plus impopulaire de la Cinquième République

Tous les instituts de sondage (ou presque) le notent : la cote de popularité de François Hollande atteint des records jamais enregistrés sous la Cinquième République. Les derniers sondages parus (Ipsos et OpinionWay) confirment cette chute de la popularité du président de la République au cours des dernières semaines, chute que les instituts mesurent les uns après les autres.

Les instituts de sondage posent des questions spécifiques, ce qui peut expliquer les différences de niveaux observées. Ils réalisent également leurs études à des dates différentes. L’enchaînement des parutions donne l’illusion d’une baisse soutenue et continue, alors qu’en fait tous mesurent une même baisse, la périodicité des différents baromètres étant mensuelle.

La comparaison des différents baromètres montre clairement une baisse de la popularité de François Hollande depuis septembre, celle-ci étant enregistrée dans tous les baromètres de popularité, et donc par tous les instituts de sondage :

Evolution cote popularité Hollande novembre 2013
Évolution de la cote de popularité de François Hollande selon les instituts

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UDI-MoDem : une union souhaitée mais qui pose de nombreuses difficultés stratégiques

En 2007, François Bayrou était le « troisième homme » de la campagne présidentielle et avait réuni 18,6 % des suffrages. La création du MoDem suite à ce succès électoral ne permettra pas de capitaliser les voix obtenues et les scores enregistrés par le parti centriste seront souvent jugés décevants. En outre, son positionnement, entre la droite et la gauche, et son refus de nouer des alliances au niveau national, n’offrent au MoDem qu’un modeste réseau d’élus – où les défections pour les autres composantes centristes ont été de surcroît nombreuses – et une influence limitée dans le paysage politique français. Si le parti participe bien au pouvoir, notamment au sein de conseils municipaux, le scrutin majoritaire ferme durablement les portes de l’Assemblée nationale à un parti qui refuse de s’allier au PS ou à l’UMP. En outre, si le score de François Bayrou en 2007 pouvait laisser percer l’espoir d’une qualification au second tour de l’élection présidentielle, les 9 % obtenus en 2012 hypothèquent désormais ces ambitions présidentielles.

Affaibli politiquement par son manque d’élus, le MoDem devrait, dans les prochains jours, officialiser son alliance avec l’UDI, qui a réussi à fédérer les multiples petits partis de centre-droit de l’échiquier politique sous l’égide de Jean-Louis Borloo. Cette alliance divise les Français. Un sondage BVA montre ainsi que 45 % des Français souhaitent effectivement que le MoDem s’allie avec l’UDI, mais que tout autant (45%) considèrent que le parti devrait rester indépendant (10 % des personnes interrogées ne se prononcent pas). Lire la suite

Seuls 17 % des Français sont satisfaits de la politique économique et sociale du gouvernement

La cote de popularité du président de la République est repartie à baisse. Cette impopularité toujours plus forte s’explique largement par le large mécontentement que suscite la politique menée depuis juin 2012. L’insatisfaction est plus spécifiquement portée par la politique économique et sociale, domaine où la critique est très vive, plus que pour les affaires étrangères ou l’éducation par exemple.

Aujourd’hui, 81 % des Français sont mécontents de la politique économique et sociale du gouvernement selon un sondage OpinionWay. Et seuls17 % des Français s’en disent satisfaits, un chiffre qui passe symboliquement sous la barre des 20 % ce mois-ci (23 % en septembre).

Evolution de la satisfaction politique économique et sociale
Évolution de la satisfaction des Français à l’égard de la politique économique et sociale du gouvernement (%)

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