L’intervention de François Hollande sur TF1 ne fait pas repartir ses sondages de popularité à la hausse

Après sa prestation télévisuelle sur TF1, certains sondages ont laisser augurer une légère hausse de la popularité de François Hollande. Les enquêtes réalisées juste après son « direct avec les Français » le 6 novembre dessinaient en effet une augmentation des opinions positives :

– dans le baromètre Ifop / Paris Match (les personnalités) dont le terrain s’est terminé le 8 novembre, François Hollande gagnait 3 points par rapport au mois d’octobre, à 29% d’opinions positives.

– dans le baromètre d’OpinionWay (fin du terrain d’enquête le 8 novembre également), il gagnait 1 point de satisfaction, avec 19% des Français se déclarant satisfaits de l’action présidentielle.

– enfin, dans l’étude de LH2 pour l’Obs (fin de terrain le 13 novembre), le gain était également de 1 point, avec 21% de « bonnes opinions ».

Cependant, les études réalisées par la suite ne confirment pas cette hausse et montrent, au contraire, une tendance à la baisse Lire la suite

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François Hollande : une impopularité record à 30 mois de mandat

L’impopularité de François Hollande est saisissante lorsqu’on la compare à celle de ses prédécesseurs à l’Elysée : après deux ans et demi de mandat, seuls 13% des Français déclarent encore faire confiance au président de la République selon la dernière enquête du baromètre politique de TNS Sofres. A mi-mandat, Nicolas Sarkozy pouvait se prévaloir d’une cote de confiance deux fois supérieure (37%), de même que Jacques Chirac lors de son deuxième passage à l’Elysée (36%).

La comparaison avec le précédent président socialiste est encore plus cruelle : deux ans et demi après sa première élection, François Mitterrand gardait la confiance de 42% des Français. Durant son deuxième septennat, celle-ci était même majoritaire (60%) à 30 mois de mandat. Cependant, à mi-septennat, la confiance à l’égard du premier président de gauche de la Ve République était plus réduite (37% en 1984 et 39% en 1991).

 

Comparatif popularité Hollande autres présidents république à 30 mois de mandat

En octobre, la popularité de François Hollande est stable, au plus bas

En octobre, la popularité de François Hollande a peu varié. La plupart des indicateurs n’ont pas évolué de façon significative par rapport au mois de septembre, mais on peut cependant dégager une très légère tendance à la hausse par la confrontation des résultats des différents instituts.

Sondages de popularité Hollande octobre 2014Les chiffres sont relativement semblables les instituts (en moyenne 18%), mais ils varient cependant de 14% à 26% en fonction de la formulation des questions et des méthodologies employées par les différents instituts (face à face, téléphone ou internet). Le baromètre de popularité le plus favorable reste traditionnellement celui réalisé par l’Ifop pour Paris Match (tableau de bord des personnalités, la question portant sur l’opinion que l’on se fait de François Hollande), tandis que les questions donnant les chiffres les plus bas sont celles de TNS Sofres, de Yougov et du baromètre Ifop / JDD, qui portent plus spécifiquement sur l’action de François Hollande en tant que président de la République. Lire la suite

Les Français sont majoritairement défavorables au retour de Nicolas Sarkozy

Les Français sont majoritairement opposés au retour de Nicolas Sarkozy dans l’arène politique : 56% des Français disent y être défavorables, 42% s’affirmant même « très défavorables » au retour de l’ex-président de la République. Seul un Français sur trois approuve la décision de Nicolas Sarkozy.

Sondage retour de Nicolas Sarkozy

Les sympathisants de l’UMP sont enthousiastes face au retour de Nicolas Sarkozy : 84% l’approuvent et un sur deux (49%) y est « très favorable ». Lire la suite

La popularité de François Hollande de nouveau en baisse en septembre

Après une légère stagnation au cours de l’été, la popularité de François Hollande s’oriente clairement à la baisse au mois de septembre. La moyenne des indicateurs de popularité de tous les instituts passe, pour la première fois, sous la barre des 20% (17,7). 

Ces nouveaux sondages sanctionnent le changement de gouvernement effectué par l’exécutif fin août. L’éjection des voix dissonantes du gouvernement ne permet pas à François Hollande d’améliorer la perception que les Français se font de lui. Sa conférence de presse non plus. L’affaire Thévenoud et la parution de livre de Valérie Trierweiler viennent en effet contrebalancer deux occasions que le président de la République aurait voulu saisir pour réaffirmer la cohérence de sa politique et sa détermination.

Tendance sondages de popularité de François Hollande septembre 2014

Récapitulatif sondages popularité François Hollande septembre 2014

Une majorité des sympathisants de l’UMP est défavorable à la suppression du mariage pour tous

Lors de son interview au journal de 20h de France 2, Nicolas Sarkozy a été particulièrement flou sur le mariage pour tous. Le sujet apparaît effectivement comme particulièrement problématique pour le candidat à la présidence de l’UMP. Il s’agit , en vue de l’élection présidentielle de 2017, de concilier la volonté de s’appuyer sur une mobilisation dynamique d’une partie de la droite (la manif pour tous), sans pour autant braquer une frange plus libérale des électeurs de l’UMP et du centre sur cette « question de société ». S’ajoutent à ces considérations des problèmes légaux : en cas d’abrogation de la loi, que deviendraient les milliers de couples mariés entre 2013 et 2017 ? Peut-on leur enlever les droits qu’ils avaient acquis ?

Les sympathisants de l’UMP ne sont pas unanimes sur cette question. S’ils restent plus réticents à cette loi que l’ensemble de la population, ils sont loin d’y être tous opposés. Ainsi, selon un sondage Harris interactive* réalisé en février dernier, un tiers des sympathisants de l’UMP (32%) se disent favorables à la loi « mariage pour tous », qui ouvre le droit au mariage et à l’adoption pour les couples de même sexe. Dans leur ensemble, 54% des Français sont favorables à cette loi, du fait d’une très large approbation des sympathisants de gauche (83%).

Dans la perspective de l’élection présidentielle de 2017, le souhait de ne pas revenir sur cette loi est encore plus important. Le fait que celle-ci ait été voté par le Parlement, ainsi que les difficultés juridiques qu’une remise en cause impliquerait font que seuls 26% des Français** souhaitent une suppression de cette loi dans l’hypothèse d’une victoire de la droite en 2017, tandis que 73% s’y opposent. Même les sympathisants de l’UMP désapprouvent majoritairement l’idée de supprimer le mariage pour tous : 56% ne souhaitent pas que la droite le remette en cause si elle parvient au pouvoir en 2017, tandis que 44% approuvent l’abrogation.

sondage Sympathisants UMP mariage pour tous Lire la suite

J-2 avant le scrutin européen : quelles sont les tendances des sondages ?

Les élections européennes auront lieu dimanche. Une multitude de sondages a été publiée par les instituts à cette occasion (BVA, CSA, Harris interactive, Ifop, Ipsos, OpinionWay et TNS Sofres). L’ensemble des données est reprise dans le graphique ci-dessous (cliquez pour agrandir) :

L'évolution des sondages d'intentions de vote pour les élections européennes en France
L’évolution des sondages d’intentions de vote pour les élections européennes en France

Cette agrégation des différentes études publiées montre des tendances très nettes et la grande cohérence de ces données. Les écarts entre les instituts de sondage sont très limités. Pour autant, la prudence à la lecture de ces études doit demeurer pour plusieurs raisons. En premier lieu, l’incertitude reste encore très forte parmi les électeurs. Une large part de ceux-ci se déterminent toujours dans les derniers jours de la campagne : ainsi dans la dernière étude de l’Ifop, 32% des électeurs affirment qu’ils peuvent encore changer d’avis d’ici à dimanche. Deuxième limite, la forte abstention qui rend l’exercice des sondages complexe, car ceux-ci peinent toujours à bien l’appréhender. D’après les dernières estimations des instituts, cette abstention pourrait atteindre un nouveau record et dépasser les 60%. Dans ce contexte, la capacité de mobilisation est déterminante et les partis dont l’électorat repose sur des catégories qui s’abstiennent plus que la moyenne pourraient être en difficulté. Ainsi, les jeunes devraient massivement rester chez eux (80% des 18-24 ont l’intention de s’abstenir selon la dernière enquête d’OpinionWay), de même que les catégories modestes (70% des employés et 71% des ouvriers déclarent qu’ils bouderont les urnes). Or, ces deux catégories de population votent plus que la moyenne pour le FN, ce qui constitue un vrai défi pour le parti de Marine Le Pen.

 

En gardant en tête ces précautions de lecture, ainsi que l’existence de la marge d’erreur, l’analyse des résultats des sondages fait ressortir les grands enjeux suivants pour le scrutin de dimanche Lire la suite

L’évolution des intentions de vote pour les élections européennes

A moins d’une semaine du scrutin européen en France, les instituts de sondage publient de multiples enquêtes d’intentions de vote. Outre les études ponctuelles, deux instituts publient des intentions de vote en « rolling », c’est-à-dire des enquêtes en continu, publiées quotidiennement (l’Ifop depuis le 10 avril et Ipsos depuis le 14 juin). Chaque jour, un tiers de l’échantillon est renouvelé et les chiffres quotidiens prennent en compte la moyenne des trois derniers jours.

Si l’on regarde les données de toutes ces enquêtes, voici l’évolution des intentions de vote pour les élections européennes en France (nous n’avons pas pris en compte les études réalisées avant le 1er janvier 2014) (cliquez sur l’image pour agrandir) :

L'évolution des sondages d'intentions de vote pour les élections européennes en France
L’évolution des sondages d’intentions de vote pour les élections européennes en France

 

Ce graphique montre que les instituts donnent des tendances comparables pour ce scrutin Lire la suite

Michel Sapin et Pierre Moscovici sont les ministres qui suscitent le plus d’insatisfaction

La perspective d’un remaniement se rapproche après la lourde défaite des socialistes aux élections municipales. L’avenir du Premier ministre et des membres du gouvernement est incertain, ceux-ci bénéficiant d’un mauvais bilan pour l’opinion publique, un constat largement préexistant aux élections. Ainsi, le baromètre politique d’OpinionWay, dont la dernière vague d’enquête a été réalisée début mars, indique 72% des Français sont mécontents de l’action de Jean-Marc Ayrault comme Premier ministre. Depuis novembre 2013, le pourcentage de Français insatisfaits de la politique du Premier ministre est supérieur à 70% (entre 70% et 75%), après avoir été compris entre 65% et 69% d’avril à octobre. Ce mécontentement n’épargne pas les sympathisants de gauche et parmi les électeurs de François Hollande au premier tour de l’élection présidentielle, un sur deux se dit aujourd’hui insatisfait de l’action de Jean-Marc Ayrault.

 

Au sein du gouvernement, d’autres ministres suscitent également un jugement sévère de l’opinion. Les ministres de la sphère économique sont ceux qui génèrent le plus d’insatisfaction : 67% des Français se disent mécontents du ministre du Travail, Michel Sapin et 66% de celui de l’Economie et des Finances, Pierre Moscovici. Dans une moindre mesure, Arnaud Montebourg, au Redressement productif, est également sévèrement jugé avec 57% d’insatisfaits (contre 37% de satisfaits). Le manque de résultats en termes de croissance et d’emploi est donc chèrement payé par les ministres qui s’occupent de ces questions.Graphique insatisfaction ministres

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Les intentions de vote aux élections municipales pour le second tour

 

Neuf sondages d’intentions de vote ont été publiés dans l’entre-deux-tours des élections municipales. Leurs résultats détaillés sont disponibles ci-dessous. Ces études doivent naturellement être lues avec toutes les précautions d’usage.

Béziers
La Rochelle
Limoges
Montpellier
Paris 14e arrondissement
Perpignan
Strasbourg
Toulouse

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