Les intentions de vote pour les élections européennes de 2014 : le FN en tête

Les élections européennes auront lieu en France le 25 mai prochain. Elles constituent traditionnellement le scrutin le moins mobilisateur dans notre pays. En 2009, lors des précédentes élections, seul 40% du corps électoral s’était rendu aux urnes.

L’Ifop a déjà effectué trois sondages dans l’optique de ce scrutin. Celui-ci n’ayant lieu que dans plusieurs mois et les partis n’ayant pour l’instant pas développé leurs positions et programmes, ces sondages doivent être considérés avec prudence. Etat des lieux du rapport de force actuel, les résultats pourront très largement évoluer jusqu’au jour du scrutin. Nous pouvons néanmoins tirer plusieurs enseignements de ces études.

Graphique intentions de vote 2014

Le Front national en tête

Dans les trois études réalisées, le Front national arrive en tête des intentions de vote : 21% en mai, puis 24% en octobre et 23% en janvier. A égalité avec le PS et l’UMP en mai, il a creusé l’écart et devance, dans les dernières études, l’UMP de 2 points et le PS de 5 points.

Pour la première fois, le FN pourrait donc être en tête d’une élection nationale en France. Pour la première fois, un parti eurosceptique pourrait dominer ce scrutin. Lors des précédentes élections européennes en 2009, le FN n’avait réalisé que 6% des voix.  Après les 18% obtenus par Marine Le Pen lors de la précédente élection présidentielle et alors que la défiance à l’égard de l’Union européenne s’accroît – seuls 35% des Français trouvent que l’appartenance à l’UE est une bonne chose (-12 points en 2 ans) selon un sondage OpinionWay/CEVIPOF – , le parti frontiste confirme son attrait auprès des électeurs et pourrait donc créer un séisme électoral.

L’UMP devant le PS, mais en fort recul par rapport à 2009

L’UMP recueille un score stable au fil des mois : 21%-22% des intentions de vote. Il rassemble donc davantage que le PS, mais s’avère en fort recul par rapport au précédent scrutin, où il était arrivé en tête avec 28% des voix. Outre les difficultés de leadership du parti et le certain flou sur son programme, la décision de l’UDI de présenter des listes d’union avec le MoDem pourrait expliquer ce recul.

Le PS n’est que troisième dans les intentions de vote

Le PS apparaît en difficulté et ne se place qu’en troisième position des intentions de vote, celles-ci déclinant au fil des mois : de 21% en mai 2013, le parti présidentiel passe à 19% en octobre et à 18% en janvier 2014. Néanmoins, les socialistes amélioreraient leur score par rapport au scrutin de 2009, où ils n’avaient recueilli que 16,48% des voix et avaient presque été devancés par EELV (16,28%).

Le centre, une force à ne pas négliger

Les élections européennes sont généralement des élections favorables aux partis centristes. 2014 ne fait, pour l’instant, pas exception à la règle. Une liste d’union entre le MoDem et l’UDI recueille en effet 11% des intentions de vote, ce qui en ferait la quatrième force politique à l’issue du scrutin. En 2009, le MoDem avait recueilli 8% des voix (l’UDI n’existant alors pas et les partis à l’origine de cette union étant part intégrante de l’UMP). Le regroupement des deux partis centristes parviendrait donc à atteindre le score obtenu par l’UDF en 2004 (12%). Néanmoins, leur union ne semble pas permettre aux deux partis de faire le plein de voix : testés séparément en mai, l’UDI et le MoDem avait respectivement obtenu 6,5% et 7% des voix, soit 2,5 points de plus que dans les dernières études.

Le Front de gauche, la deuxième force de gauche

Avec de 9% à 10% des intentions de vote, le Front de gauche apparaît, dans ces sondages, comme la deuxième force de la gauche. La progression par rapport à 2009 est réelle (+3/4 points). Un tel résultat pourrait contraindre le gouvernement à prendre davantage en compte les voix sur sa gauche.

EELV, l’effondrement

En 2009, Europe Ecologie avait réalisé 16,28% des voix. A deux dixièmes de point d’être la première force de gauche lors du scrutin (le PS ayant rassemblé 16,48% des suffrages), les résultats des sondages pour les élections de 2014 marquent un effondrement du parti, qui repasse en troisième position à gauche. Celui-ci ne recueille que de 6% à 7,5% des intentions de vote, soit environ 10 points de moins qu’en 2009.

Debout la République et le NPA ne décollent pas

Debout la République recueille des intentions de vote stables dans ces études : de 2% à 3%, des résultats cependant un peu plus haut que le score obtenu de 2009 par le parti de Nicolas Dupont-Aignan (1,77% des voix). Le NPA, qui avait recueilli 5% des voix lors du précédent scrutin de 2009, ne décolle pas (2% d’intentions de vote).

 

Références :
(1) Sondage Ifop pour Valeurs actuelles, réalisé par internet du 29 au 31 mai 2013, auprès d’un échantillon de 1869 personnes, représentatif de la population française âgée de 18 ans et plus inscrite sur les listes électorales.
(2) Sondage Ifop pour le Nouvel Observateur, réalisé par internet du 1er au 4 octobre 2013, auprès d’un échantillon de 1893 personnes inscrites sur les listes électorales, extrait d’un échantillon de 1995 personnes, représentatif de la population française âgée de 18 ans et plus.
(3) Sondage Ifop pour le Journal du Dimanche, réalisé par internet du 14 au 17 janvier 2014, auprès d’un échantillon de 1894 personnes inscrites sur les listes électorales, extrait d’un échantillon de 2000 personnes, représentatif de la population française âgée de 18 ans et plus.

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Un commentaire sur “Les intentions de vote pour les élections européennes de 2014 : le FN en tête

  1. T’en a pas marre de voir des Européens venir te bouffer ton job en toute légalité? de faire fermer ta boîte faute de pouvoir s’aligner ? de voir des Patrons même de TPE Français s’enrichir par la sorte en les embauchant légalement ? Regarde l’Irlande, ils sont tous barré dans l’Est quand la crise est apparue, le fric disparu ! et en Espagne, tous repartis en Afrique du nord ! bref, faut se remettre au boulot et surtout faites le bon choix car maintenant, un autre pays va rentrer dans l’UE, l’Ukraine qu a besoin de 37 milliards ! c’est pas demain que le chômage va descendre et que les restau du coeur va désengorger ! Quand Bruxelles décident pour l’Europe entière, des bureaucrates qui n’ont pas les même problèmes dans leur pays respectifs, comment peuvent ils s’entendre? C’est pas possible et en plus on nous en remet une couche. A force de jouer à l’apprenti sorcier, ça va aller de plus en plus mal !

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