Les derniers sondages pour le second tour prévoyaient un écart légèrement plus important entre les deux candidats

Sans exception, tous les sondages ont donné, tout au long de la campagne, François en tête du second tour de l’élection présidentielle. Mais comment ces sondages résistent-ils à la confrontation avec les résultats réels du vote ?

Pour conduire cette comparaison, il faut d’intéresser aux derniers sondages publiés avant l’interdiction courant durant le week-end du scrutin. Rappelons en effet que les sondages ne sont pas une prédiction du résultat mais mesurent un rapport de force à un instant donné. La confrontation doit donc se faire avec les sondages conduits au plus près de l’échéance électorale, d’autant plus qu’il existe toujours une proportion d’électeurs décidant de leur vote au dernier instant. Si ceux-ci sont nettement minoritaires, d’autant plus pour un second tour où l’offre est restreinte et donc le choix plus aisé, ils représentent tout de même une part conséquente du corps électoral. Selon le sondage « jour du vote » de CSA, 10% des électeurs ont fait leur choix le jour-même et 17% dans l’entre-deux tours.

Les derniers sondages réalisés par les instituts donnaient les scores suivants aux deux candidats (clic pour agrandir) :

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Les estimations des instituts à 20h : justes à quelques décimales près…

Maintenant que les résultats réels sont connus, l’heure est à la confrontation des scores donnés par les instituts dans leurs estimations avec les résultats réels du vote.

Ci-dessous, figurent deux tableaux qui conduisent cette comparaison : le premier présente les estimations fournies à 20h et le deuxième les estimations affinées fournies plus tard dans la soirée (entre 21h et 22h) :

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Confrontation des derniers sondages d’intentions de vote et des premières estimations

Les premières estimations ont été diffusées à 20h. Elles accordent entre 48,0% et 48,2% pour Nicolas Sarkozy et 51,8% et 52% pour François Hollande. Ce dernier avait été invariablement donné gagnant du second tour depuis le début de la campagne par les différents sondages.

Les dernières études d’intentions de vote, réalisées quelques jours avant le scrutin, lui accordaient entre 52% et 53,5% des voix, avec une tendance au resserrement entre les deux candidats dans la dernière semaine de l’entre-deux tours.

Pour rappel, le derniers sondages parus avant l’interdiction de publication étaient les suivants (clic pour agrandir) :


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Second tour de la présidentielle : les différentes estimations à 20h

Les instituts de sondage produisant des estimations donnent tous des chiffres très proches à 20h, accordant entre 51,8% et 52,0% à François Hollande et 48,0% et 48,2% pour Nicolas Sarkozy.

Pour rappel, les estimations précédentes sont diffusés dans les médias suivants :

– TNS Sofres : TF1, LCI et RTL
– Ipsos : France télévisions, Radio France et Le Monde
– CSA : BFM TV, Canal + , I-télé, RMC et 20 minutes
– Harris interactive : M6

Comparaison entre les taux de participation à 12h et 17h et la participation finale

Les jours d’élection, dès 12h, le ministère de l’Intérieur livre le taux de participation partiel au scrutin. S’ensuit alors un jeu de comparaison pour essayer d’estimer le taux de participation final (et souvent des suppositions pour savoir quel candidat est avantagé par cette baisse ou hausse de la participation).

Pour ce second tour de l’élection présidentielle, le taux de participation était de 30,66% à 12h et de 71,96%à 17h, soit des scores supérieurs au premier tour, mais nettement inférieurs à ceux de 2007 (respectivement 34,11% et 75,11%).

Voici un rappel des taux de participation partiels et finaux en France métropolitaine pour l’élection présidentielle depuis 1981 (clic pour agrandir) :

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Comparaison entre les estimations de 20h et les résultats réels du vote

Dimanche soir à 20h, la France attendait fébrilement les résultats du premier tour de l’élection présidentielle. Or, à 20h, les résultats diffusés ne sont pas les résultats réels de l’élection mais des estimations fournies par les instituts de sondage. Ces estimations ne sont pas des sondages : elles ne se basent pas sur l’interrogation d’un échantillon représentatif pour déterminer les résultats du vote. Elles sont construites à partir des premiers résultats du vote, à savoir les 200 premiers bulletins dépouillés dans des bureaux de vote fermant à 18h. L’institut réalisant le dispositif reçoit ces résultats d’un échantillon de bureaux de vote, construit pour être représentatif du vote national. Tout au long de la soirée, les estimations seront affinées avec l’arrivée des résultats complets, c’est-à-dire l’ensemble des bulletins dépouillés (1).

Cette année, quatre instituts ont conduit des estimations pour différentes médias :

– TNS Sofres pour TF1, LCI et RTL
– Ipsos pour France télévisions, Radio France et Le Monde
– CSA pour BFM TV, Canal + , I-télé, RMC et 20 minutes
– Harris interactive pour M6

Ces estimations ont-elles été correctes et dans quelle mesure ? L’estimation d’Ipsos pour France télévisions fait notamment parler : à 20h, l’institut a annoncé Marine Le Pen à 20,0%, un seuil symbolique que la candidate a été pourtant assez loin d’atteindre, les résultats définitifs du ministère de l’Intérieur attribuant 17,9% des suffrages à la candidate du Front national. Lire la suite

Les instituts de sondage se sont-ils trompés ?

Maintenant que nous disposons des résultats réels de l’élection, nous pouvons conduire une comparaison entre les dernières intentions de vote et les résultats réels du scrutin.

Hier soir, les sondages ont été beaucoup critiqués, parce que les premières estimations laissaient entrevoir un Front national pouvant recueillir environ 19% des voix et que les commentaires se sont très naturellement beaucoup attachés à ce score historiquement haut du parti d’extrême-droite. Les résultats réels montrent que Marine Le Pen a obtenu 17,9% des suffrages et l’écart entre les sondages et le résultat du scrutin n’est donc pas si important que décrié.

Nous vous présentons ci-dessous une comparaison entre la moyenne des dernières études réalisées par les instituts avant le scrutin et les résultats définitifs (hors Français de l’étranger) dont nous disposons ce matin :

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Les dernières intentions de vote des différents instituts à l’heure des résultats

Alors que les premières estimations ont été données à 20h, et en attendant les résultats définitifs du Ministère de l’Intérieur, voici pour rappel les dernières études d’intentions de vote des instituts (clic pour agrandir) :

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Les sondeurs sont-ils mauvais ? L’exemple de la précédente élection présidentielle

Alors que les sondages s’enchaînent dans la perspective de la prochaine élection présidentielle, les critiques à leur égard se font de plus en plus visibles du fait des écarts observés entre les études publiées par les différents instituts ces derniers jours.

L’exercice des intentions de vote est toujours complexe, mais ne s’apparente pas aux « magouilles sondagières » que l’on décrit souvent. Les redressements effectués ne le sont pas « au bon nez » du sondeur et s’appuient sur des données solides (votes antérieurs notamment), même si, il ne faut le nier non plus, entre parfois en jeu une légère part de subjectivité, le sondeur se reposant également sur l’expérience passée et sur ses connaissances en sciences politiques. Si l’on veut bien sortir du discours caricatural et dénonciateur des sondages, on retiendra que plusieurs difficultés, bien réelles, doivent être surmontées par les professionnels et que celles-ci peuvent expliquer les différences constatées entre les différents instituts de sondage, qui y apportent des réponses parfois différenciées :

 

Les « menteurs »

Quand on parle des redressements des sondages d’intentions de vote, on évoque souvent plus particulièrement la difficulté à estimer le vote pour le Front national. Si les débats autour des redressements sont centrés sur cette question, c’est que le Front national a très longtemps été la principale « victime » d’un phénomène bien décrit par les sciences politiques, la « désirabilité sociale ». Il s’agit, pour l’interviewé, de déclarer voter pour un autre candidat que celui pour lequel il a l’intention de réellement voter, parce qu’il nourrit une honte à avouer son véritable choix. Le répondant ment donc pour se rendre plus acceptable, plus « désirable » aux yeux de l’enquêteur ou de la personne qui lira les résultats. Lire la suite

Intentions de vote : des dissonances entre les instituts

A deux mois du premier tour de l’élection présidentielle, les médias se font l’écho de nombreux sondages d’intentions de vote, réalisé par différents instituts. Ce matin était diffusé par de nombreuses sources (France télévisions, Radio France, Le Monde) un sondage réalisé par l’institut Ipsos les 17 et 18 février*, soit juste après la déclaration de candidature de Nicolas Sarkozy. L’enseignement principal de ce sondage étant que l’entrée en campagne du président de la République n’avait eu aucune conséquence dans les intentions de vote, Nicolas Sarkozy recueillant toujours 25% d’intentions de vote (comme au début du mois) et son principal adversaire, François Hollande, toujours 32%.

Or, il n’aura pas échappé aux observateurs qui suivent la parution des différents sondages, que deux études , réalisées sur des périodes proches voire identiques (OpinionWay réalisée également les 17 et 18 février** et Ifop réalisée du 16 au 20 février***), donnent des résultats légèrement différents, bien que la hiérarchie entre les candidats ne varie pas.

1. D’une part ces deux instituts observent une légère augmentation des intentions de vote pour Nicolas Sarkozy suite à sa déclaration de candidature, contrairement à Ipsos. Ainsi, OpinionWay constate une augmentation de 1,5 points par rapport au 8 février. Pour l’Ifop, l’augmentation est même de trois points depuis cette date.

2. L’écart entre les deux principaux candidats varie assez nettement. Le sondage Ipsos donne un très large écart au premier tour entre Français Hollande (32%) et Nicolas Sarkozy (25%) : 7 points. Pour OpinionWay et l’Ifop, cet écart n’est que de deux points ! (29% pour François Hollande et 27% pour Nicolas Sarkozy).

Ipsos
(17-18 février)
OpinionWay
(17-18 février)
Ifop
(16-20 février)
Nathalie Arthaud 0,5 0,5 0,5
Philippe Poutou 0,5 0,5 0
Jean-Luc Mélenchon 9 8 9
François Hollande 32 29 29
Eva Joly 3 2 2,5
François Bayrou 11 13 11
Corine Lepage 1 0,5 1
Dominique de Villepin 1,5 2 2
Nicolas Sarkozy 25 27 27
Frédéric Nihous 0 0,5 0
Nicolas Dupont-Aignan 0,5 0,5 0,5
Marine Le Pen 16 16,5 17,5

Par ailleurs, cette différence dans les niveaux d’intentions de vote se retrouve également au deuxième tour :

Ipsos
(17-18 février)
OpinionWay
(17-18 février)
Ifop
(16-20 février)
François Hollande 59 56 56
Nicolas Sarkozy 41 44 44

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