Les différentes estimations de 20h pour le second tour des élections législatives

Trois instituts ont réalisé des estimations ce soir pour le second tour des élections législatives. Elles diffèrent légèrement entre elles, en voici un récapitulatif :

Si les chiffres ne sont pas exactement les mêmes selon les instituts, toutes les estimations s’accordent sur les principaux résultats de ces élections :

– le PS dispose de la majorité absolue (289 sièges), ce qui pourra le dispenser du soutien d’Europe Ecologie Les Verts et du Front de gauche, voire même de ses alliés directs le PRG et le MRC.
– la droite parlementaire dispose d’un nombre de sièges qui correspond à celui obtenu par la gauche en 2007.
– EELV disposera d’un groupe à l’Assemblée nationale alors que le Front de gauche n’atteint pas le seuil des 15 députés. A droite, les centristes ne sont pas assurés de disposer d’un groupe (14 à 15 députés).
– le MoDem dispose d’une présence dans l’hémicycle (2 sièges), tout comme le Front national.

 

Les dernières projections en sièges avant le second tour des élections législatives

Les différents instituts ont publié des projections en sièges pour la composition de la future Assemblée nationale, issues de modèles statistiques. Celles-ci sont construites à partir des résultats électoraux effectifs du premier tour, de ceux des précédentes élections législatives, ainsi que de données de sondage (intentions de vote et report de voix des électeurs). Ces projections diffèrent assez peu entre instituts, comme le montre le tableau récapitulatif ci-dessous :

Si l’on construit artificiellement des fourchettes resserrées pour y voir plus clair, on arrive aux résultats suivants* :

– Gauche : de 324 à 352 sièges.  Dont PS/PRG/MRC/DVG : 303 à 325 ; Front de gauche 10, EELV 14 à 17.

– Droite parlementaire : de 225 à 240 sièges.

– Extrême-droite (Front national + Jacques Bompard) : de 1 à 3 sièges.

– MoDem : de 1 à 2 sièges.


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Les dernières estimations des instituts pour le premier tour des élections législatives

Ipsos et CSA ont affinés leurs estimations données à 20h. Les variations son assez faibles : le PS et l’UMP perdent tous deux environ 0,5% des suffrages, qui se reportent sur des plus petits partis : le Front national gagne de 0,3% à 0,5% des voix par rapport aux estimations de 20h, Europe Ecologie les Verts de 0,3% à 0,4%, et 0,2% pour le MoDem dans l’estimation d’Ipsos.

Voici en détail les résultats des différentes estimations (en suffrages exprimés) :

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Les estimations à 20h des instituts pour les élections législatives

Les premières estimations donnent la gauche parlementaire en tête des élections législatives avec de l’ordre de 47% des voix (35% pour le PS, le PRG et les divers gauche, 5% pour EELV et 7% pour le Front de gauche). La droite parlementaire recueille environ 35% des voix selon ces mêmes premiers résultats. Le Front national réalise un score nettement inférieur à celui obtenu lors de l’élection présidentielle (environ 13,5%).

Voici en détail les estimations de 20h des différents instituts au niveau national (en % des suffrages exprimés) :

A ces résultats correspondent ces estimations en sièges (en fourchette) :

Ainsi, le PS pourrait obtenir la majorité absolue (qui s’établit à 289 sièges), tandis que la droite parlementaire peut espérer jusqu’à 260 sièges environ. EELV n’est pas assuré de pouvoir constituer un groupe parlementaire à l’Assemblée (ce qui requiert 15 sièges). Le MoDem et le Front national n’ont pas la certitude de disposer de sièges au palais Bourbon.

 

 

Que disent les sondages d’intentions de vote au niveau national pour les législatives ?

Dès l’élection présidentielle terminée, les instituts de sondage ont commencé à publier des sondages d’intentions de vote pour les élections législatives au niveau national. Si ces études présentent évidemment des limites (l’offre électorale étant différente pour chacune des circonscriptions et cette élection peut être très influencée par des enjeux locaux), il reste tout de même intéressant d’observer le rapport électoral tel qu’il se dessine à quelques jours du premier tour au niveau de l’ensemble du territoire.

 

Le graphique ci-dessous regroupe toutes les études d’intentions de vote nationales parues, et dessine des lignes de tendance afin de « moyenner » les différents sondages et d’identifier les évolutions à l’œuvre depuis la fin de l’élection présidentielle :

 

Globalement, le rapport de force a peu changé en un peu plus d’un mois :

– L’UMP et ses alliés arrivent en tête des intentions de vote, du fait de l’union des forces de la droite, mais restent bien évidemment en-dessous, et nettement, du total des forces de gauche susceptibles de s’allier pour gouverner (PS, PRG, EELV et Front de gauche). Au lendemain de l’élection présidentielle, l’UMP associée au Nouveau Centre et au parti radical valoisien recueillait environ 32% des intentions de vote. La courbe de tendance montre une légère augmentation des intentions votes en faveur de la droite parlementaire, qui s’établissent désormais en moyenne à 33%.

– Le PS et le parti radical de gauche se situent légèrement en-dessous de ce niveau et connaissent également poussée, plus significative que celle de la droite. D’environ 30%, leur score dans les intentions de vote atteint désormais environ 32,5%. Et si certaines études peuvent donner le PS au-dessus de l’UMP, le graphique ci-dessous montre bien qu’en tendance sur toutes les études, il se situe de 2 points (juste après la fin de la présidentielle) à un point en dessous du parti de droite.

– Le Front national subit lui une légère érosion mais reste à un niveau très élevé : de 16% en moyenne, les intentions de vote pour le parti d’extrême se situent désormais à environ 15%. Le parti se situe donc à un niveau légèrement moindre que le score obtenu au premier tour de l’élection présidentielle mais demeure, de très loin, la troisième force politique française.

– Le Front de gauche connaît une évolution similaire à celle du Front national. Après les 11% de Jean-Mélenchon à l’élection présidentielle, le rassemblement recueille des scores légèrement plus faibles, et qui ont légèrement décru au long de la campagne, passant d’environ 9% à 8%.

– Europe Ecologie les Verts profite notamment de son alliance électorale avec le PS qui laisse le parti écologiste sans rival socialiste dans quelques circonscriptions réservées. Les intentions de vote pour EELV restent très stables sur la période, à environ 5%.

– Le MoDem connaît pour sa part une chute assez brutale. Alors qu’au lendemain des élections présidentielles, 5% des électeurs environ déclarent qu’ils voteront pour le parti centriste, ils sont désormais un peu moins de 3%, soit une perte de pratiquement la moitié de ses électeurs potentiels.

– L’extrême-gauche, qui subit la concurrence du Front de gauche affiche des scores faibles, à l’égal de ceux obtenus lors de l’élection présidentielle. Dans les différentes études d’intentions de vote, l’extrême-gauche dans son ensemble (principalement autour de LO et du NPA) attire environ 1,5% des intentions de vote.

 

Les projections en sièges des intentions de vote aux élections législatives

Trois instituts de sondage ont produit ces derniers jours des projections en siège des intentions de vote nationales relatives aux élections législatives. Si l’on construit des fourchettes resserrées à partir de ces trois estimations (TNS Sofres, Ipsos et OpinionWay), on arrive aux résultats suivants* :

– Gauche : de 310 à 345 sièges. Le PS (associé au PRG et au MRG) y disposerait de 280 à 299 sièges.

– Droite parlementaire : de 235 à 265 sièges.

– Front national : de 0 à 2 sièges.

– MoDem : de 0 à 2 sièges.

 

De manière plus détaillée, voici ce que nous pouvons retenir des résultats fournis par les instituts Lire la suite

Les intentions de vote pour les élections législatives par circonscription

A quelques jours du premier tour des élections législatives, des sondages d’intention de vote dans les différentes circonscriptions sont parus dans la presse. Nous vous en proposons un récapitulatif.

A ce jour, nous avons recensé des sondages relatifs aux circonscriptions suivantes (la couleur désignant la force politique donnée victorieuse par les sondages, avec en violet les circonscriptions incertaines) :



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L’analyse sociologique du vote au second tour : quels clivages socio-économiques ?

Après avoir analysé le vote en fonction de l’âge et du sexe, nous nous intéressons désormais aux caractéristiques socio-économiques : quels candidats ont choisi les Français au second tour de l’élection présidentielle selon leur position face à l’emploi ?

Des inactifs qui ont voté majoritairement pour Nicolas Sarkozy et des actifs majoritairement pour François Hollande

La première différence à remarquer est celle qui oppose actifs et inactifs : les premiers votent plus que la moyenne pour François Hollande et lui ont accordé 54% de leurs voix (soit deux points de plus que la moyenne nationale) tandis que les inactifs placent en tête Nicolas Sarkozy, avec 51% des voix contre 49% seulement à son adversaire.

Le vote au second tour de l’élection présidentielle de 2012 selon le statut professionnel (sondage OpinionWay)

Cette constatation rejoint naturellement le clivage par âge que nous avions remarqué dans notre article précédent : les inactifs sont majoritairement composés de retraités, donc de la frange la plus âgée de la population, une des seules à avoir voté majoritairement pour le candidat sortant. L’analyse du détail par catégorie d’inactifs rejoint effectivement largement les constats effectués par âge :

Le vote au second tour de l’élection présidentielle de 2012 selon la catégorie d’inactifs (sondage OpinionWay)

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