83% des Français sont opposés à l’adhésion de la Turquie à l’Union européenne

L’adhésion de la Turquie à l’Union européenne est très majoritairement refusée par les Français : 83% s’y déclarent défavorables et seuls 17% approuvent l’entrée de la Turquie dans l’UE.

La France se démarque assez nettement des autres grands pays européens sur cette question. C’est en effet en France que les réticences sont les plus fortes, bien qu’elles soient également très présentes en Allemagne (seuls 28% des Allemands sont favorables à l’adhésion de la Turquie) ou au Royaume-Uni (34%). En Italie et en Espagne, l’opinion publique est plus favorable à l’entrée des Turcs dans l’Union européenne (50% des Italiens et 56% des Espagnols souhaitent cette adhésion). Le clivage entre une « Europe du Nord » et une « Europe du Sud » est donc clair sur ce sujet.

Adhésion turquie UE sondageEn France, l’opinion publique a largement évolué sur la question. En 2003, près d’un Français sur deux (46%) se déclarait favorable à l’adhésion de la Turquie à l’Union européenne*. En novembre 2004, peu avant le traité sur la constitution européenne, seul un tiers des Français (32%) partage toujours cette opinion. En septembre 2005, quelques mois après le « non », la position des Français évolue peu (35%). Les débats autour de la question européenne qui agitent alors la société française ont donc renforcé la majorité qui s’oppose à l’adhésion de la Turquie, en dépit du positionnement personnel de Jacques Chirac en faveur de l’entrée de la Turquie (l’UMP dirigée alors par Nicolas Sarkozy s’opposait à cette adhésion). Lire la suite

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Un tiers des Français souhaite que la France abandonne l’euro

33% des Français souhaitent que « la France sorte de la zone euro et repasse au franc ». Cette opinion gagne du terrain par rapport à l’année dernière : en 2013, 28% des Français plaidaient pour un retour à la monnaie nationale.

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La profonde méfiance des Français à l’égard des journalistes et des médias

Bien qu’ils les consomment très largement, surtout la télévision, les Français se montrent très critiques à l’égard des médias et leur accordent une confiance très limitée. Deux aspects nourrissent notamment la défiance des citoyens envers les journalistes. D’une part, ces derniers leur apparaissent déconnectés de la vie réelle et, d’autre part, leur indépendance est très largement mise en doute.

Seul un peu moins d’un Français sur quatre déclare faire confiance aux médias

Seuls 23% des Français déclarent faire confiance aux médias. La suspicion à l’égard des journalistes est donc particulièrement élevée : 77% ne leur accordent pas leur confiance. A titre de comparaison, seuls 21% des Français déclarent ne pas avoir confiance dans l’armée ou 32% dans l’école. Nos citoyens apparaissent même plus confiants à l’égard des banques (35% leur faisant confiance), pourtant particulièrement mises à mal après la crise financière. Seuls les partis politiques suscitent plus de défiance que les médias (seuls 8% des personnes interrogées disent leur faire confiance).

La confiance accordée aux médias est particulièrement faible aux extrêmes de l’échiquier politique : seuls 17% des sympathisants du Front national et 16% de ceux du Front de gauche déclarent leur faire confiance (35% des sympathisants du PS, 30% de ceux du MoDem et 23% de ceux de l’UMP). Lire la suite

UDI-MoDem : une union souhaitée mais qui pose de nombreuses difficultés stratégiques

En 2007, François Bayrou était le « troisième homme » de la campagne présidentielle et avait réuni 18,6 % des suffrages. La création du MoDem suite à ce succès électoral ne permettra pas de capitaliser les voix obtenues et les scores enregistrés par le parti centriste seront souvent jugés décevants. En outre, son positionnement, entre la droite et la gauche, et son refus de nouer des alliances au niveau national, n’offrent au MoDem qu’un modeste réseau d’élus – où les défections pour les autres composantes centristes ont été de surcroît nombreuses – et une influence limitée dans le paysage politique français. Si le parti participe bien au pouvoir, notamment au sein de conseils municipaux, le scrutin majoritaire ferme durablement les portes de l’Assemblée nationale à un parti qui refuse de s’allier au PS ou à l’UMP. En outre, si le score de François Bayrou en 2007 pouvait laisser percer l’espoir d’une qualification au second tour de l’élection présidentielle, les 9 % obtenus en 2012 hypothèquent désormais ces ambitions présidentielles.

Affaibli politiquement par son manque d’élus, le MoDem devrait, dans les prochains jours, officialiser son alliance avec l’UDI, qui a réussi à fédérer les multiples petits partis de centre-droit de l’échiquier politique sous l’égide de Jean-Louis Borloo. Cette alliance divise les Français. Un sondage BVA montre ainsi que 45 % des Français souhaitent effectivement que le MoDem s’allie avec l’UDI, mais que tout autant (45%) considèrent que le parti devrait rester indépendant (10 % des personnes interrogées ne se prononcent pas). Lire la suite

Seuls 17 % des Français sont satisfaits de la politique économique et sociale du gouvernement

La cote de popularité du président de la République est repartie à baisse. Cette impopularité toujours plus forte s’explique largement par le large mécontentement que suscite la politique menée depuis juin 2012. L’insatisfaction est plus spécifiquement portée par la politique économique et sociale, domaine où la critique est très vive, plus que pour les affaires étrangères ou l’éducation par exemple.

Aujourd’hui, 81 % des Français sont mécontents de la politique économique et sociale du gouvernement selon un sondage OpinionWay. Et seuls17 % des Français s’en disent satisfaits, un chiffre qui passe symboliquement sous la barre des 20 % ce mois-ci (23 % en septembre).

Evolution de la satisfaction politique économique et sociale
Évolution de la satisfaction des Français à l’égard de la politique économique et sociale du gouvernement (%)

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Le FN est-il aussi populaire que le parti socialiste ?

Un sondage BVA paru hier montre une amélioration de l’image du Front national dans l’opinion publique. De manière inédite, 28% des répondants déclarent désormais avoir une bonne opinion du parti dirigé par Marine Le Pen. Ce score est en progression de 4 points par rapport au mois dernier et apparaît symboliquement comme le meilleur jamais enregistré par le parti frontiste, même si le chiffre obtenu en avril 2013 était comparable (27%).

Ce qui marque surtout dans cette enquête, c’est que la dégradation parallèle de l’image du PS, due à l’impopularité du gouvernement, fait que ces deux partis disposent désormais du même niveau de « bonnes opinions ». En effet, 28% des Français portent encore un jugement favorable sur le parti socialiste, une chute de 5 points par rapport au mois dernier – chute qui suit la baisse de popularité de François Hollande -, et surtout de 16 points depuis septembre 2012.

Bonnes opinions à l'égard des partis
Evolution du pourcentage de Français ayant une bonne opinion des différents partis politiques (BVA, octobre 2013)

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Que pensent les Français du « mariage pour tous » ?

Le débat autour du projet de loi « mariage pour tous » bat son plein. Alors que les débats parlementaires sont sur le point de se terminer et la loi d’être votée définitivement par l’Assemblée nationale, l’ample mouvement de manifestation à l’encontre de ce projet reste vivace et se radicalise. Deux logiques de légitimité s’affrontent : la gauche fait valoir que la mesure, présente dans le programme de François Hollande, est validée par l’élection de ce dernier puis d’une majorité de gauche à l’Assemblée nationale. Le mouvement d’opposition fait valoir un refus majoritaire de la population et demande donc l’organisation d’un référendum.

De nombreux sondages ont été réalisé sur cette question. Que montrent-ils ? Le « retournement de l’opinion » présenté par certains membres du mouvement « manif pour tous » est-il réel ? Lire la suite

Une exceptionnelle chute de popularité de l’exécutif ?

Chaque nouveau sondage de popularité semble annoncer une nouvelle diminution des cotes de l’exécutif et les médias se font largement l’écho du désamour grandissant entre François Hollande et Jean-Marc Ayrault d’une part, et l’opinion publique d’autre part. Après être passé il y a quelques semaines sous le seuil symbolique des 50% de popularité, l’exécutif enchaîne des sondages où les avis négatifs l’emportent sur les positifs.

 

Cette faible popularité est particulièrement flagrante pour François Hollande. Comparé, comme il est naturel, avec son prédécesseur Nicolas Sarkozy, le président socialiste apparaît à la traîne dans les études d’opinion. Les principaux indicateurs que nous reprenons ci-dessous montrent que François Hollande accuse de 10 à 15 points d’écart avec son prédécesseur à la même période. Comme nous l’avions noté dans l’un de nos articles précédents, cet écart existait déjà en début de mandat. Ainsi, en juillet, il était environ de 10 points.

Cette comparaison fait apparaître que la chute de popularité de l’exécutif dans les premiers mois d’exercice n’est pas une spécificité du nouvel exécutif. Nicolas Sarkozy et François Fillon l’avaient également connue en 2007. Celle de François Hollande et Jean-Marc Ayrault ne semble pas forcément bien plus forte, mais il est remarquable que celle-ci intervienne alors même que l’exécutif disposait dès le départ d’une moins grande confiance de l’opinion publique.

Récapitulatif des principaux indicateurs de popularité de François Hollande
(cliquez pour agrandir)

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Les deux tiers des Français sont favorables au mariage des couples homosexuels

 

Promesse de campagne de François Hollande, le mariage pour les couples homosexuels est entré dans le débat au cœur de l’été suite à la réaffirmation par l’Église catholique française de son opposition à cette mesure. Si le débat agite la sphère politique, et notamment la droite, divisée sur cette question, l’opinion publique se montre largement favorable au mariage homosexuel, 65 % estimant que les couples du même sexe devrait avoir le droit de se marier.

 

Après avoir augmenté entre la fin des années 1990 et le début des années 2000, l’acceptabilité des droits des couples homosexuels reste globalement stable depuis 2004

L’acceptation du mariage homosexuel a augmenté au fil du temps (elle était de 51 % seulement en mai 1995), mais cette hausse de la proportion de Français favorables au mariage homosexuel s’est tassée déjà depuis quelques années. Ainsi, en mai 2004, 64 % des Français étaient déjà favorables à cette mesure, un score comparable à celui d’aujourd’hui. Lire la suite

François Hollande débute son mandat avec une popularité limitée

Les sondages de popularité rythmeront le quinquennat de François Hollande, comme ils ont accompagné celui de Nicolas Sarkozy. Depuis l’élection du nouveau président de la République et la nomination du Premier ministre il y a trois mois, les mesures de popularité des différents instituts se succèdent.

Comme pour les sondages d’intentions de vote, il n’est pas toujours facile d’y voir clair dans l’historique de ces indicateurs, les mesures des différents instituts s’entremêlant avec leur évolution mensuelle respective. Dans le cas des baromètres de popularité, une difficulté vient s’ajouter, tenant à la nature même de l’indicateur. Si dans les sondages d’intentions de vote, tous les instituts mesurent la même chose (l’intention de vote), les baromètres de popularité apportent des indicateurs variés (confiance, satisfaction, image…) avec des échelles de réponses et des modes d’administration qui ne sont pas identiques, et donc parfois des chiffres assez différents.

Que nous disent ces différents indicateurs de la popularité du nouveau président ? Le tableau ci-dessous récapitule les dernières mesures de popularité de François Hollande (réalisées au cours du mois de juillet) et leur évolution par rapport au mois précédent : Lire la suite