Régionales : les intentions de vote région par région

Pour chaque région, nous vous présentons la moyenne des sondages réalisés depuis les attentats de Paris du 13 novembre. Un lien vers le détail des études est indiqué dans tous les cas.

A la lecture, les précautions dans l’interprétation des résultats doivent rester de mise. Les sondages d’intentions de vote indiquent le rapport de force à l’instant de leur réalisation. Leur pouvoir prédictif est limité car de nombreux électeurs se déterminent à la dernière minute. En outre, ils sont soumis à des marges d’erreur.

 

Alsace-Champagne-Ardenne-Lorraine : la gauche distancée. Vers une possible victoire du FN ?

Aquitaine-Poitou-Charentes-Limousin : vers une victoire de la gauche ?

Auvergne-Rhône-Alpes : le PS en difficulté mais la victoire est loin d’être acquise pour la droite

Bourgogne-Franche-Comté : une région disputée

Bretagne : Jean-Yves Le Drian favori

Centre-Val-de-Loire : basculement à droite annoncé

Ile-de-France : avantage à la droite

Languedoc-Roussillon-Midi-Pyrénées : la gauche en position de force

Nord-Pas-de-Calais-Picardie : Marine Le Pen sur un nuage

Normandie : un duel incertain entre la gauche et la droite

Provence-Alpes-Côte d’Azur : le FN en tête des intentions de vote au premier et au second tour

Pays-de-la-Loire : la droite en tête des sondages

 

Alsace-Champagne-Ardenne-Lorraine : la gauche distancée. Vers une possible victoire du FN ?

Cinq sondages ont été conduits dans la région, dont 3 après les attentats de Paris du 13 novembre dernier. Les enquêtes d’Ipsos et d’Elabe donnent le FN en tête du premier tour (respectivement 35% et 34% des voix, soit, dans les deux cas, 5 points d’avance sur la liste LR-UDI-MoDem qui arrive deuxième). Dans l’étude de BVA, l’écart est faible, la droite arrivant légèrement en tête (34% contre 33% pour le FN).

Au premier tour, la gauche apparaît totalement distancée par la liste de droite de Philippe Richert, qui recueille 30% des intentions de vote en moyenne dans les derniers sondages. Les socialistes n’en obtiennent que 18%.

Moyenne des sondages pour les élections régionales en Alsace-Champagne-Ardenne-Lorraine réalisés depuis le 13 novembre 2015. Le détail est disponible ici.

Les écarts sont assez importants selon les études. La liste LR-UDI-MoDem voit, dans ces trois sondages, son score varier de 28% (Elabe) à 34% (BVA) (29% pour Ipsos). La liste PS-PRG obtient 16% des suffrages dans le sondage Ipsos, 17% dans celui de BVA et jusqu’à 20% dans l’étude conduite par Elabe.

Les écart sont plus réduits pour les petites listes. Toutes les enquêtes prédisent des scores autour du seuil nécessaire à la fusion pour la liste d’EELV (4%-5% d’intentions de vote), et pour celle du Front de gauche (idem). Les régionalistes conduits par Jean-Georges Trouillet atteignent les 5% fatidiques dans le sondage Ipsos mais pas dans les autres études (3,5% dans celle de BVA, 3% dans celle d’Elabe).

La gauche confirme sa faiblesse au second tour, avec en moyenne 28% des intentions de vote (26% pour BVA, 28% pour Ipsos, 30% pour Elabe). Les listes de Florian Philippot pour le FN et de Philippe Richert pour la droite et le centre obtiennent des scores proches. Si BVA donne la victoire au second (39% contre 35%), les chiffres sont nettement plus serrés dans les deux autres sondages, avec une légère avance du FN (37% contre 35% pour Ipsos, 35,5% contre 34,5% pour Elabe). En moyenne, ces deux listes obtiennent toutes les deux 36% des voix, la victoire semble donc possible pour le vice-président du FN dans le grand Est.

 

Aquitaine-Poitou-Charentes-Limousin : vers une victoire de la gauche ?

Les derniers sondages de second tour donnent tous le socialiste Alain Rousset, l’actuel président du conseil régional d’Aquitaine, gagnant au second tour. En moyenne, il obtient 39% des intentions de vote, contre 36% pour la liste LR-UDI-MoDem et 25% pour le FN.

Au premier tour, il est cependant distancé par la droite, conduite par Virginie Calmels. Avec 30% des intentions de suffrages en moyenne, elle arriverait en tête. Alain Rousset pourra cependant compter au second tour sur une partie des électeurs des autres listes de gauche. La liste du Front de gauche obtient en moyenne 7% des intentions de vote, devant la liste d’EELV (6%) et celle de Nouvelle Donne (2%).

Moyenne des sondages pour les élections régionales en Aquitaine-Poitou-Charentes-Limousin réalisés depuis le 13 novembre 2015
Moyenne des sondages pour les élections régionales en Aquitaine-Poitou-Charentes-Limousin réalisés depuis le 13 novembre 2015. Le détail est disponible ici.

Aquitaine-Poitou-Charentes-Limousin serait l’une des rares régions où le FN arriverait en troisième position au premier tour.

 

Auvergne-Rhône-Alpes : le PS en difficulté mais la victoire est loin d’être acquise pour la droite

Le duel s’annonce serré dans la région Auvergne-Rhône-Alpes. Les derniers sondages s’accordent sur une égalité au second tour entre les deux principaux candidats, Jean-Jacques Queyranne, le président sortant du conseil régional Rhône-Alpes, et Laurent Wauquiez, son rival, à la tête de la liste LR-UDI-MoDem. Leurs scores sont parfaitement égaux ou l’écart est réduit à un point, donc compris dans la marge d’erreur. La moyenne de ces études donne néanmoins une très faible avance à la droite (36,7% contre 36,2% pour Jean-Jacques Queyranne). Avec un score compris entre 26% et 29% (27,2% en moyenne), la liste frontiste réaliserait une performance dans cette région mais n’est absolument pas en mesure de venir concurrencer les deux autres candidats.

Au premier tour, la liste de Laurent Wauquiez dispose de l’avantage, avec en moyenne 31% des intentions de vote. Elle devance la liste FN (27%) et celle de Jean-Jacques Queyranne (24%). La liste PS pourra cependant bénéficier de reports de voix de la liste EELV-PG (7% d’intentions de vote en moyenne) et de celle des communistes (5%). Ceux-ci seront déterminant pour espérer lui apporter la victoire au second tour.

Moyenne des sondages pour les élections régionales en Auvergne-Rhône-Alpes réalisés depuis le 13 novembre 2015
Moyenne des sondages pour les élections régionales en Auvergne-Rhône-Alpes réalisés depuis le 13 novembre 2015. Le détail est disponible ici.

La variabilité du résultat de la gauche au premier tour est importante dans les études. Le score de la liste de Jean-Jacques Queyranne (PS-PRG) varie ainsi de 21% (BVA) à 27% (Elabe). La liste de Jean-Charles Kohlhaas (EELV-PG-Nouvelle donne) obtient de 6% (OpinionWay et Ipsos) à 9% des intentions de vote (Ifop) et celle de Cécile Cukierman (PC-MRC) de 3% (Elabe) à 6% (BVA et OpinionWay).

L’écart entre les études est un peu moins fort mais tout de même notable pour la liste frontiste, de 25% pour l’Ifop à 29% pour Ipsos. Il est en revanche nettement plus restreint pour la liste de Laurent Wauquiez, dont le score ne varie que de 30% à 32% au premier tour.

Détail des sondages pour les élections régionales en Auvergne-Rhône-Alpes, réalisés après le 13 novembre

 

Bourgogne-Franche-Comté : une région disputée

La région Bourgogne-Franche-Comté a peu intéressé les médias et donc les sondeurs durant cette campagne, avec seulement deux sondages réalisés depuis les attentats de Paris. A tort, car ces enquêtes montrent que les trois principales forces y livreront un combat serré. Ainsi, au second tour, le sondage de BVA donne le FN, mené dans la région par Sophie Montel, et la liste LR-UDI de Christian Sauvadet à égalité (35%), devançant la gauche (30%). Dans l’enquête d’Ipsos, la gauche est au contraire en tête (35%), devant la liste LR-UDI (33%) et le FN (32%).

sondages Bourgogne-Franche-Comté
Détail des deux sondages réalisés en Bourgogne-Franche-Comté depuis le 13 novembre.

Le premier tour devrait être dominé par le FN (32% des intentions de vote dans les deux études). Celui-ci dispose d’une avance confortable sur la liste de Christian Sauvadet (26% en moyenne, 27% dans l’enquête de BVA et 24% dans celle d’Ipsos). La liste de Marie-Guite Dufay, présidente sortante du conseil régional de Franche-Comté, obtient 21% des suffrages en moyenne.

Moyenne des sondages pour les élections régionales en Bourgogne-Franche-Comté réalisés depuis le 13 novembre 2015
Moyenne des sondages pour les élections régionales en Bourgogne-Franche-Comté réalisés depuis le 13 novembre 2015. Le détail est disponible ici.

 

Bretagne : Jean-Yves Le Drian favori

Le ministre de la Défense apparaît nettement favori dans sa région. Les sondages d’intentions de vote le donne en tête au premier tour, avec en moyenne 30% des suffrages dans les trois enquêtes réalisées après les attentats de Paris (détail). Notons cependant que le sondage BVA le donne à égalité avec la liste de droite de Marc Le Fur (29%), qui n’arrive qu’en deuxième position dans les autres enquêtes. Le score accordé au FN varie très fortement : 16% pour l’Ifop, 20% pour BVA et 22% pour Ipsos.

Moyenne des sondages pour les élections régionales en Bretagne réalisés depuis le 13 novembre 2015
Moyenne des sondages pour les élections régionales en Bretagne réalisés depuis le 13 novembre 2015. Le détail est disponible ici.

L’écart se retrouve au second tour. Dans l’étude de l’Ifop, la liste frontiste n’obtient que 18% des intentions de vote, alors qu’elle passe la barre des 20% dans les deux autres (22% pour Ipsos et 23% pour BVA). Mais toutes s’accordent sur une nette victoire de la gauche (42% des voix pour BVA, 45% pour Ipsos et 46% pour l’Ifop), avec de 7 (BVA) à 12 points (Ipsos) d’avance sur la liste de Marc Le Fur.

La liste de Christian Troadec, le leader des « bonnets rouges » est donnée en quatrième position au premier tour (7% des intentions de vote en moyenne), devant les écologistes d’EELV (6%) – en très net recul, ils s’étaient maintenus au second tour en 2010 – et le Front de gauche (6%).

 

Centre-Val-de-Loire : basculement à droite annoncé

Peu de sondages ont été conduits dans la région Centre-Val-de-Loire. Les deux réalisés après les attentats de Paris (BVA et Ipsos) annoncent une victoire de la droite conduite par Philippe Vigier : très large pour BVA (39% contre 30% pour la gauche et 31% pour le FN au second tour), plus serrée pour Ipsos (36% contre 34% pour la gauche et 31% pour le FN).

Les résultats sont plus cohérents entre les deux enquêtes au premier tour, même si l’incertitude sur le score du FN reste forte. La liste conduite par Philippe Loiseau obtient 27% des intentions de vote dans l’étude de BVA et 31% dans celle d’Ipsos.

Moyenne des sondages pour les élections régionales en Centre-Val-de-Loire réalisés depuis le 13 novembre 2015
Moyenne des sondages pour les élections régionales en Centre-Val-de-Loire réalisés depuis le 13 novembre 2015. Le détail est disponible ici.

 

Ile-de-France : avantage à la droite

Au premier tour, la liste de droite menée par Valérie Pécresse devrait arriver nettement en tête d’après les enquêtes d’intentions de vote. En moyenne, dans les études réalisées depuis les attentats de janvier en Ile-de-France (soit six études), elle recueille 32% des intentions de vote.

La liste PS-PRG menée par le président de l’Assemblée nationale, Claude Bartolone, est distancée de près de 10 points (23%). Etant donné la marge d’erreur, elle pourrait même se placer après la liste frontiste (22%), même si cet ordre d’arrivée n’est annoncé par aucune enquête (égalité dans les études d’Odoxa et d’Ipsos réalisées du 19 au 21 novembre néanmoins).

Moyenne des sondages pour les élections régionales en Ile-de-France réalisés depuis le 13 novembre 2015
Moyenne des sondages pour les élections régionales en Ile-de-France réalisés depuis le 13 novembre 2015. Le détail est disponible ici.

Les listes du Front de gauche et d’EELV (allié avec Cap21 dans la région) recueillent des scores à peu près équivalents, avec un léger avantage à la liste de Pierre Laurent (8% d’intentions de vote en moyenne contre 7% pour la liste menée par la secrétaire nationale d’EELV, Emmanuelle Cosse).

Nicolas Dupont-Aignan arriverait en sixième position, avec 5% des intentions de vote en moyenne.

Au second tour, toutes les enquêtes donnent la droite gagnante, avec un écart de 2 à 5 points sur la liste de gauche. En moyenne, la liste LR-UDI-MoDem de Valérie Pécresse enregistre 40% d’intentions de vote, contre 37% pour Claude Bartolone. Le FN se situe à 24%.

 

Languedoc-Roussillon-Midi-Pyrénées : la gauche en position de force

La région Languedoc-Roussillon-Midi-Pyrénées devrait être conservée par la gauche. Celle-ci domine nettement les dernières enquêtes d’intention de vote au second tour (39% en moyenne contre 34% pour le FN et 27% pour la liste LR-UDI-MoDem).

Au premier tour, c’est cependant le FN, mené dans la région par Louis Aliot, qui devrait arriver en tête. Sa liste est créditée de 32% des suffrages en moyenne (de 31% pour l’Ifop jusqu’à 34% dans l’étude d’Ipsos pour le Monde et le CEVIPOF).

Moyenne des sondages pour les élections régionales en Languedoc-Roussillon-Midi-Pyrénées réalisés depuis le 13 novembre 2015
Moyenne des sondages pour les élections régionales en Languedoc-Roussillon-Midi-Pyrénées réalisés depuis le 13 novembre 2015. Le détail est disponible ici.

Au premier tour, le duel entre la liste PS-PRG menée par Carole Delga et la liste LR-UDI-MoDem conduite par Dominique Reynié est serré et l’ordre d’arrivée apparaît particulièrement incertain. Mais l’ancienne secrétaire d’Etat disposera de nettement plus de réserves de voix en vue de second tour. La liste EELV-PG de Gérard Onesta devrait même passer la barre des 10% (11% en moyenne, de 9,5% dans l’enquête de l’Ifop jusqu’à 14% dans celle de BVA). Le maire de Montpellier, Philippe Saurel, qui avait pour ambition de jouer les trouble-fête à gauche, tutoie le seuil de fusion (5%) dans les enquêtes et ne dépasse jamais les 6% dans les derniers sondages.

 

Nord-Pas-de-Calais-Picardie : Marine Le Pen sur un nuage

La présidente du Front national est donnée très largement gagnante dans sa région en cas de triangulaire. Seul un éventuel désistement de la gauche semble en mesure de la faire trébucher, et encore, sans certitude : pour l’Ifop, face à Xavier Bertrand, elle recueillerait 49,5% des suffrages, pour OpinionWay 50% et pour BVA 52%.

Si les trois listes se maintiennent, l’avance de Marine Le Pen est écrasante. Avec en moyenne 42% des voix (de 40% à 44% selon les différentes enquêtes réalisées depuis le 13 novembre), elle devance de plus de 10 points ses adversaires, qui se disputeront la deuxième place (29,5% en moyenne pour Xavier Bertrand et 28,3% pour Pierre de Saintignon).

Au premier tour, l’avance du FN est encore plus flagrante. Marine Le Pen y recueille d’emblée 40% des intentions de vote en moyenne (de 39% à 42% selon les sondages). La liste LR-UDI-MoDem-CPNT de Xavier Bertrand y obtient 25% des suffrages et la liste PS 19%. Néanmoins, avec l’addition des deux autres listes de gauche, celle d’EELV allié avec le PG (6% en moyenne) et du parti communiste (5%), la gauche recueillerait davantage de voix que le camp de Xavier Bertrand, ce qui pourrait justifier son maintien au second tour. L’attitude de la gauche sera déterminante dans cette région puisque, comme nous l’avons vu, seul son retrait semble en mesure de faire perdre Marine Le Pen.

Moyenne des sondages pour les élections régionales en Nord-Pas-de-Calais-Picardie réalisés depuis le 13 novembre 2015
Moyenne des sondages pour les élections régionales en Nord-Pas-de-Calais-Picardie réalisés depuis le 13 novembre 2015. Le détail est disponible ici.

 

Normandie : un duel incertain entre la gauche et la droite

Les trois enquêtes réalisées en Normandie depuis le 13 novembre indiquent un rapport de force serré. Au second tour, elles donnent toutes un écart de moins d’un point entre les listes de gauche et de droite (34,3% en moyenne pour la liste de Nicolas Mayer-Rossignol et 34,0% pour celle d’Hervé Morin). L’enquête de BVA indique même que le FN pourrait rentrer dans ce duel (33% contre 33% pour la droite et 34% pour la gauche), alors que les autres études le donnent en troisième position, avec 3 points d’écart sur la liste qui pointe deuxième.

Au premier tour, l’écart entre la liste d’Hervé Morin (LR-UDI-MoDem) et celle de Nicolas Bay (FN) est également ténu. Le parti frontiste semble en mesure d’arriver en tête au premier tour. C’est ce qui se dégage de l’enquête d’Odoxa (30% contre 28% pour Hervé Morin), Ipsos les plaçant à égalité (31%) et BVA dans un écart infime (31% pour la liste LR-UDI-MoDem, 30% pour le FN).

Moyenne des sondages pour les élections régionales en Normandie réalisés depuis le 13 novembre 2015
Moyenne des sondages pour les élections régionales en Normandie réalisés depuis le 13 novembre 2015. Le détail est disponible ici.

La liste de gauche, nettement distancée au premier tour (21,5% des intentions de vote en moyenne), pourra compter sur les apports des listes du Front de gauche (8%) et d’EELV (5%). Du fait de la marge d’erreur, les écologistes n’apparaissent cependant pas certains d’atteindre le seuil nécessaire à la fusion avec la liste PS (5%).

 

Provence-Alpes-Côte d’Azur : le FN en tête des intentions de vote au premier et au second tour

Marion Maréchal-Le Pen arrive nettement en tête des intentions de vote au premier tour dans la région Provence-Alpes-Côte d’Azur. En moyenne, elle obtient 40% des suffrages dans les enquêtes réalisées après les attentats de Paris, un score en net progression par rapport aux sondages réalisés plus en amont, qui lui accordaient entre 34% et 36% des voix.

La liste LR-UDI-MoDem, emmenée par Christian Estrosi, le maire de Nice, est à la peine, plus de dix points derrière sa rivale selon la moyenne des enquêtes (29%). La liste socialiste de Christophe Castaner n’atteint même pas les 20% des voix dans les sondages, avec en moyenne 17%. Si la liste d’union entre EELV et le FDG fait un score notable (8% en moyenne), l’addition des voix de gauche au premier tour ne laisse pas penser qu’elle pourrait arriver devant la droite au second, ce que confirment les intentions de vote.

Moyenne des sondages pour les élections régionales en Provence-Alpes-Côté d'Azur réalisés depuis le 13 novembre 2015
Moyenne des sondages pour les élections régionales en Provence-Alpes-Côte d’Azur réalisés depuis le 13 novembre 2015. Le détail est disponible ici.

En effet, au second tour, la liste d’union de la gauche de Christophe Castaner ne recueille en moyenne que 26% des suffrages, contre 33% pour Christian Estrosi et 40% pour Marion Maréchal-Le Pen. Celle-ci est donc clairement favorite.

 

Pays-de-la-Loire : la droite en tête des sondages

Seuls trois sondages ont été réalisés dans la région dont deux depuis les attentats. Ceux-ci indiquent, en moyenne, une nette avance de la droite (40,5% contre 35,5% pour la gauche au second tour, 24% pour le FN). Néanmoins, l’écart reste assez réduit dans le sondage d’Ipsos (39% contre 37% pour la gauche), ce qui laisse tout de même penser que le jeu pourrait être ouvert. A l’inverse, dans l’enquête de BVA, l’avance de Bruno Retailleau semble insurmontable pour la gauche (42% contre 34%).

Au premier tour, la liste LR-UDI-MoDem emmenée par Bruno Retailleau dispose d’un net avantage (35% en moyenne), même si, de nouveau, les deux études divergent fortement : Ipsos lui accorde 32% des intentions de vote et BVA 38%. Le score de la liste socialiste varie moins : 24% pour BVA, 27% pour Ipsos. L’écart se réduit encore quant au résultat du FN : 23% pour BVA, 25% pour Ipsos.

Moyenne des sondages pour les élections régionales en Pays de la Loire réalisés depuis le 13 novembre 2015
Moyenne des sondages pour les élections régionales en Pays de la Loire réalisés depuis le 13 novembre 2015. Le détail est disponible ici.

 

Régionales : le rapport de force national montre le FN en tête

Depuis le début de la campagne des élections régionales, les sondages accordent au FN la première place lors du premier tour de scrutin. Le parti de Marine Le Pen semble même bénéficier d’une dynamique, les intentions de vote ayant légèrement progressé, passant d’entre 26% et 28% en septembre et octobre, pour se situer désormais entre 27% (Harris interactive, étude réalisée du 1er au 3 décembre) et 30% (Odoxa, étude du 3 décembre et Ipsos, étude réalisée entre le 20 et 29 novembre). Un tel score serait un record absolu pour le FN. En moyenne, les enquêtes effectuées après les attentats du 13 novembre lui accordent 29% des intentions de vote, soit près du triple de son score aux élections régionales de 2010 (11,4%).

L’écart avec les listes de droite (LR-UDI-MoDem) est cependant ténu.  Celles-ci recueillent en moyenne 28% des intentions de vote sur la même période au niveau national. Toutes les études placent le FN en tête, sauf Harris interactive, qui les donne à égalité (27%), ainsi que l’Ifop (28%). Le différentiel entre les listes LR-UDI-MoDem et celles du FN n’est jamais supérieur à 2 points. Bien que cet écart soit compris dans la marge d’erreur, l’ordre constant donné par les enquêtes (FN en tête, LR-UDI-MoDem en second), contribue à conclure que le parti frontiste devrait rééditer son exploit des élections européennes et être premier en voix le soir du 6 décembre.

Moyenne des sondages nationaux pour les élections régionales réalisés depuis le 13 novembre 2015
Moyenne des sondages nationaux pour les élections régionales réalisés depuis le 13 novembre 2015. Le détail des sondages peut être consulté ici.

Les listes du PS apparaissent distancées, avec en moyenne 23% des intentions de vote (entre 22% et 24% selon les enquêtes), du fait de la dispersion de la gauche lors de ces élections régionales. Les deux autres forces de gauche devraient réaliser des scores honorables, malgré des stratégies d’alliance très variables selon les régions. En effet, les composantes du Front de gauche ne partent pas unies partout, et les écologistes d’EELV se présentent parfois seuls, parfois alliés avec tout ou partie du Front de gauche.

Les listes écologistes recueillent en moyenne 7% des intentions de vote dans les dernières enquêtes, soit un fort recul par rapport à 2010 (12% des voix au niveau national), alors même que celles-ci disposent d’apport de voix de leurs alliés du Front de gauche dans certaines régions. Les listes du Front de gauche, ou seulement de certaines de ses composantes, lorsqu’elles se présentent indépendamment, obtiennent 6% des intentions de suffrages, ce qui correspond au score enregistré lors des précédentes élections régionales. L’extrême-gauche, quant à elle, recule (1% des intentions de vote en moyenne contre 3,4% obtenus en 2010), souffrant certainement de l’absence du NPA sur la ligne de départ.

Debout la France, le parti de Nicolas Dupont-Aignan, atteint 4% d’intentions de vote au niveau national. Ce score, s’il se confirmerait, serait une répétition du score obtenu aux élections européennes (3,8%), qui fut le meilleur score de DLF au niveau national.

Quelles franges de l’électorat les principaux ministres séduisent-ils ?

Au sein d’un gouvernement très majoritairement impopulaire (seuls 22% déclarent en avoir une « bonne opinion » selon un sondage Odoxa), certains ministres parviennent à tirer leur épingle du jeu. Ceux occupant des portefeuilles régaliens satisfont ainsi une majorité de Français d’après une étude de l’Ifop. Le ministre de la Défense, Jean-Yves Le Drian, qui pourrait bientôt quitter le gouvernement pour prendre la tête de liste socialiste aux élections régionales en Bretagne, est celui qui est le plus apprécié, avec 59% de Français satisfaits de son action (1). Une majorité des personnes interrogées se déclare également satisfaite de Laurent Fabius, ministre des Affaires étrangères (56%) et de Bernard Cazeneuve, ministre de l’Intérieur (53%). Le ministre de l’Economie, Emmanuel Macron, parvient également à satisfaire près d’un Français sur deux (47%) et dispose donc d’une opinion légèrement plus favorable que le Premier ministre, Manuel Valls (45%).

Satisfaction ministres ifop sondage Lire la suite

Les Français sont majoritairement défavorables au retour de Nicolas Sarkozy

Les Français sont majoritairement opposés au retour de Nicolas Sarkozy dans l’arène politique : 56% des Français disent y être défavorables, 42% s’affirmant même « très défavorables » au retour de l’ex-président de la République. Seul un Français sur trois approuve la décision de Nicolas Sarkozy.

Sondage retour de Nicolas Sarkozy

Les sympathisants de l’UMP sont enthousiastes face au retour de Nicolas Sarkozy : 84% l’approuvent et un sur deux (49%) y est « très favorable ». Lire la suite

Michel Sapin et Pierre Moscovici sont les ministres qui suscitent le plus d’insatisfaction

La perspective d’un remaniement se rapproche après la lourde défaite des socialistes aux élections municipales. L’avenir du Premier ministre et des membres du gouvernement est incertain, ceux-ci bénéficiant d’un mauvais bilan pour l’opinion publique, un constat largement préexistant aux élections. Ainsi, le baromètre politique d’OpinionWay, dont la dernière vague d’enquête a été réalisée début mars, indique 72% des Français sont mécontents de l’action de Jean-Marc Ayrault comme Premier ministre. Depuis novembre 2013, le pourcentage de Français insatisfaits de la politique du Premier ministre est supérieur à 70% (entre 70% et 75%), après avoir été compris entre 65% et 69% d’avril à octobre. Ce mécontentement n’épargne pas les sympathisants de gauche et parmi les électeurs de François Hollande au premier tour de l’élection présidentielle, un sur deux se dit aujourd’hui insatisfait de l’action de Jean-Marc Ayrault.

 

Au sein du gouvernement, d’autres ministres suscitent également un jugement sévère de l’opinion. Les ministres de la sphère économique sont ceux qui génèrent le plus d’insatisfaction : 67% des Français se disent mécontents du ministre du Travail, Michel Sapin et 66% de celui de l’Economie et des Finances, Pierre Moscovici. Dans une moindre mesure, Arnaud Montebourg, au Redressement productif, est également sévèrement jugé avec 57% d’insatisfaits (contre 37% de satisfaits). Le manque de résultats en termes de croissance et d’emploi est donc chèrement payé par les ministres qui s’occupent de ces questions.Graphique insatisfaction ministres

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84% des Français estiment que les impôts des particuliers ne baisseront pas durant le quinquennat de François Hollande

Lors de ses vœux, le chef de l’État a réaffirmé sa volonté de diminuer les impôts des particulier dès que possible. Ce n’est pas la première fois que François Hollande faisait cette promesse, mais jusqu’ici, la date de la diminution avait toujours été repoussée.  Les impôts sont peut-être le sujet par excellence où la politique gouvernementale manque de lisibilité aux yeux de l’opinion, du fait de changements fréquents dans le discours des têtes de l’exécutif et des ministres concernés, d’annonces et de contre-annonces.

Aujourd’hui, la parole du président de la République en la matière n’a presque plus aucune crédibilité : seuls 15% des Français estiment que les impôts payés par les particuliers baisseront d’ici la fin du quinquennat de François Hollande. Et parmi eux, seuls 2% estiment qu’ils diminueront « certainement » tandis que 13% jugent que ce sera « probablement » le cas.

84% des Français considèrent que les impôts des particuliers ne baisseront pas d’ici à 2017, quatre sur dix (39%) estimant même de manière certaine qu’il n’y aura pas de réduction avant la fin du quinquennat de François Hollande.

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Les Français divisés sur l’interdiction des spectacles de Dieudonné


La volonté de Manuel Valls d’interdire les spectacles de Dieudonné a donné lieu à un face-à-face médiatique ces derniers jours entre le ministre de l’Intérieur et l’humoriste. Cette affaire suscite des réactions passionnelles, du côté des fans de Dieudonné, mais également de ceux qui veulent défendre les valeurs de la République face à des propos antisémites. Ce débat ramène également sur le devant de la scène la question de la liberté d’expression et de ses limites, comme l’avait fait avant elle celle des caricatures de Mahomet. Que pensent les Français de ce débat ?

 

Dieudonné, un personnage qui fait la quasi-unanimité contre lui

Les nombreux sondages réalisés ces derniers jours montrent que Dieudonné est une personnalité largement contestée : seuls de 14% (Harris interactive [1] et BVA [2]) à 16% des Français (Ifop [3]) déclarent en avoir une bonne opinion, le reste ne le connaissant pas ou en ayant une mauvaise opinion. Ce désamour va jusqu’au rejet : dans ces différentes enquêtes, de 4 à 5 Français sur 10 déclarent même avoir une « très mauvaise opinion » de Dieudonné, un niveau très important, qui n’est relevé qu’auprès d’un faible nombre de personnalités, très controversées.

En outre, le caractère antisémite de ses propos est largement reconnu : selon l’étude Harris interactive, 78% des Français déclarent avoir le sentiment que les propos tenus par Dieudonné dans le cadre de ses spectacles et autres interventions publiques sont antisémites (contre 18% pensant l’inverse et 4% ne se prononçant pas) et 68% les qualifient de dangereux (contre 28% et 4% des répondants qui ne se prononcent pas). Enfin, seuls 21% des Français estiment que les discours de Dieudonné sont drôles, tandis que 75% considèrent que ce n’est pas le cas (4% ne se prononçant pas).

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UDI-MoDem : une union souhaitée mais qui pose de nombreuses difficultés stratégiques

En 2007, François Bayrou était le « troisième homme » de la campagne présidentielle et avait réuni 18,6 % des suffrages. La création du MoDem suite à ce succès électoral ne permettra pas de capitaliser les voix obtenues et les scores enregistrés par le parti centriste seront souvent jugés décevants. En outre, son positionnement, entre la droite et la gauche, et son refus de nouer des alliances au niveau national, n’offrent au MoDem qu’un modeste réseau d’élus – où les défections pour les autres composantes centristes ont été de surcroît nombreuses – et une influence limitée dans le paysage politique français. Si le parti participe bien au pouvoir, notamment au sein de conseils municipaux, le scrutin majoritaire ferme durablement les portes de l’Assemblée nationale à un parti qui refuse de s’allier au PS ou à l’UMP. En outre, si le score de François Bayrou en 2007 pouvait laisser percer l’espoir d’une qualification au second tour de l’élection présidentielle, les 9 % obtenus en 2012 hypothèquent désormais ces ambitions présidentielles.

Affaibli politiquement par son manque d’élus, le MoDem devrait, dans les prochains jours, officialiser son alliance avec l’UDI, qui a réussi à fédérer les multiples petits partis de centre-droit de l’échiquier politique sous l’égide de Jean-Louis Borloo. Cette alliance divise les Français. Un sondage BVA montre ainsi que 45 % des Français souhaitent effectivement que le MoDem s’allie avec l’UDI, mais que tout autant (45%) considèrent que le parti devrait rester indépendant (10 % des personnes interrogées ne se prononcent pas). Lire la suite

Le FN est-il aussi populaire que le parti socialiste ?

Un sondage BVA paru hier montre une amélioration de l’image du Front national dans l’opinion publique. De manière inédite, 28% des répondants déclarent désormais avoir une bonne opinion du parti dirigé par Marine Le Pen. Ce score est en progression de 4 points par rapport au mois dernier et apparaît symboliquement comme le meilleur jamais enregistré par le parti frontiste, même si le chiffre obtenu en avril 2013 était comparable (27%).

Ce qui marque surtout dans cette enquête, c’est que la dégradation parallèle de l’image du PS, due à l’impopularité du gouvernement, fait que ces deux partis disposent désormais du même niveau de « bonnes opinions ». En effet, 28% des Français portent encore un jugement favorable sur le parti socialiste, une chute de 5 points par rapport au mois dernier – chute qui suit la baisse de popularité de François Hollande -, et surtout de 16 points depuis septembre 2012.

Bonnes opinions à l'égard des partis
Evolution du pourcentage de Français ayant une bonne opinion des différents partis politiques (BVA, octobre 2013)

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