La popularité de François Hollande de nouveau en baisse en septembre

Après une légère stagnation au cours de l’été, la popularité de François Hollande s’oriente clairement à la baisse au mois de septembre. La moyenne des indicateurs de popularité de tous les instituts passe, pour la première fois, sous la barre des 20% (17,7). 

Ces nouveaux sondages sanctionnent le changement de gouvernement effectué par l’exécutif fin août. L’éjection des voix dissonantes du gouvernement ne permet pas à François Hollande d’améliorer la perception que les Français se font de lui. Sa conférence de presse non plus. L’affaire Thévenoud et la parution de livre de Valérie Trierweiler viennent en effet contrebalancer deux occasions que le président de la République aurait voulu saisir pour réaffirmer la cohérence de sa politique et sa détermination.

Tendance sondages de popularité de François Hollande septembre 2014

Récapitulatif sondages popularité François Hollande septembre 2014

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Une majorité des sympathisants de l’UMP est défavorable à la suppression du mariage pour tous

Lors de son interview au journal de 20h de France 2, Nicolas Sarkozy a été particulièrement flou sur le mariage pour tous. Le sujet apparaît effectivement comme particulièrement problématique pour le candidat à la présidence de l’UMP. Il s’agit , en vue de l’élection présidentielle de 2017, de concilier la volonté de s’appuyer sur une mobilisation dynamique d’une partie de la droite (la manif pour tous), sans pour autant braquer une frange plus libérale des électeurs de l’UMP et du centre sur cette « question de société ». S’ajoutent à ces considérations des problèmes légaux : en cas d’abrogation de la loi, que deviendraient les milliers de couples mariés entre 2013 et 2017 ? Peut-on leur enlever les droits qu’ils avaient acquis ?

Les sympathisants de l’UMP ne sont pas unanimes sur cette question. S’ils restent plus réticents à cette loi que l’ensemble de la population, ils sont loin d’y être tous opposés. Ainsi, selon un sondage Harris interactive* réalisé en février dernier, un tiers des sympathisants de l’UMP (32%) se disent favorables à la loi « mariage pour tous », qui ouvre le droit au mariage et à l’adoption pour les couples de même sexe. Dans leur ensemble, 54% des Français sont favorables à cette loi, du fait d’une très large approbation des sympathisants de gauche (83%).

Dans la perspective de l’élection présidentielle de 2017, le souhait de ne pas revenir sur cette loi est encore plus important. Le fait que celle-ci ait été voté par le Parlement, ainsi que les difficultés juridiques qu’une remise en cause impliquerait font que seuls 26% des Français** souhaitent une suppression de cette loi dans l’hypothèse d’une victoire de la droite en 2017, tandis que 73% s’y opposent. Même les sympathisants de l’UMP désapprouvent majoritairement l’idée de supprimer le mariage pour tous : 56% ne souhaitent pas que la droite le remette en cause si elle parvient au pouvoir en 2017, tandis que 44% approuvent l’abrogation.

sondage Sympathisants UMP mariage pour tous Lire la suite

J-2 avant le scrutin européen : quelles sont les tendances des sondages ?

Les élections européennes auront lieu dimanche. Une multitude de sondages a été publiée par les instituts à cette occasion (BVA, CSA, Harris interactive, Ifop, Ipsos, OpinionWay et TNS Sofres). L’ensemble des données est reprise dans le graphique ci-dessous (cliquez pour agrandir) :

L'évolution des sondages d'intentions de vote pour les élections européennes en France
L’évolution des sondages d’intentions de vote pour les élections européennes en France

Cette agrégation des différentes études publiées montre des tendances très nettes et la grande cohérence de ces données. Les écarts entre les instituts de sondage sont très limités. Pour autant, la prudence à la lecture de ces études doit demeurer pour plusieurs raisons. En premier lieu, l’incertitude reste encore très forte parmi les électeurs. Une large part de ceux-ci se déterminent toujours dans les derniers jours de la campagne : ainsi dans la dernière étude de l’Ifop, 32% des électeurs affirment qu’ils peuvent encore changer d’avis d’ici à dimanche. Deuxième limite, la forte abstention qui rend l’exercice des sondages complexe, car ceux-ci peinent toujours à bien l’appréhender. D’après les dernières estimations des instituts, cette abstention pourrait atteindre un nouveau record et dépasser les 60%. Dans ce contexte, la capacité de mobilisation est déterminante et les partis dont l’électorat repose sur des catégories qui s’abstiennent plus que la moyenne pourraient être en difficulté. Ainsi, les jeunes devraient massivement rester chez eux (80% des 18-24 ont l’intention de s’abstenir selon la dernière enquête d’OpinionWay), de même que les catégories modestes (70% des employés et 71% des ouvriers déclarent qu’ils bouderont les urnes). Or, ces deux catégories de population votent plus que la moyenne pour le FN, ce qui constitue un vrai défi pour le parti de Marine Le Pen.

 

En gardant en tête ces précautions de lecture, ainsi que l’existence de la marge d’erreur, l’analyse des résultats des sondages fait ressortir les grands enjeux suivants pour le scrutin de dimanche Lire la suite

L’évolution des intentions de vote pour les élections européennes

A moins d’une semaine du scrutin européen en France, les instituts de sondage publient de multiples enquêtes d’intentions de vote. Outre les études ponctuelles, deux instituts publient des intentions de vote en « rolling », c’est-à-dire des enquêtes en continu, publiées quotidiennement (l’Ifop depuis le 10 avril et Ipsos depuis le 14 juin). Chaque jour, un tiers de l’échantillon est renouvelé et les chiffres quotidiens prennent en compte la moyenne des trois derniers jours.

Si l’on regarde les données de toutes ces enquêtes, voici l’évolution des intentions de vote pour les élections européennes en France (nous n’avons pas pris en compte les études réalisées avant le 1er janvier 2014) (cliquez sur l’image pour agrandir) :

L'évolution des sondages d'intentions de vote pour les élections européennes en France
L’évolution des sondages d’intentions de vote pour les élections européennes en France

 

Ce graphique montre que les instituts donnent des tendances comparables pour ce scrutin Lire la suite

Michel Sapin et Pierre Moscovici sont les ministres qui suscitent le plus d’insatisfaction

La perspective d’un remaniement se rapproche après la lourde défaite des socialistes aux élections municipales. L’avenir du Premier ministre et des membres du gouvernement est incertain, ceux-ci bénéficiant d’un mauvais bilan pour l’opinion publique, un constat largement préexistant aux élections. Ainsi, le baromètre politique d’OpinionWay, dont la dernière vague d’enquête a été réalisée début mars, indique 72% des Français sont mécontents de l’action de Jean-Marc Ayrault comme Premier ministre. Depuis novembre 2013, le pourcentage de Français insatisfaits de la politique du Premier ministre est supérieur à 70% (entre 70% et 75%), après avoir été compris entre 65% et 69% d’avril à octobre. Ce mécontentement n’épargne pas les sympathisants de gauche et parmi les électeurs de François Hollande au premier tour de l’élection présidentielle, un sur deux se dit aujourd’hui insatisfait de l’action de Jean-Marc Ayrault.

 

Au sein du gouvernement, d’autres ministres suscitent également un jugement sévère de l’opinion. Les ministres de la sphère économique sont ceux qui génèrent le plus d’insatisfaction : 67% des Français se disent mécontents du ministre du Travail, Michel Sapin et 66% de celui de l’Economie et des Finances, Pierre Moscovici. Dans une moindre mesure, Arnaud Montebourg, au Redressement productif, est également sévèrement jugé avec 57% d’insatisfaits (contre 37% de satisfaits). Le manque de résultats en termes de croissance et d’emploi est donc chèrement payé par les ministres qui s’occupent de ces questions.Graphique insatisfaction ministres

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Les intentions de vote aux élections municipales pour le second tour

 

Neuf sondages d’intentions de vote ont été publiés dans l’entre-deux-tours des élections municipales. Leurs résultats détaillés sont disponibles ci-dessous. Ces études doivent naturellement être lues avec toutes les précautions d’usage.

Béziers
La Rochelle
Limoges
Montpellier
Paris 14e arrondissement
Perpignan
Strasbourg
Toulouse

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Les jeunes et les catégories modestes se sont largement abstenus lors du premier tour des élections municipales

Avec un taux d’abstention de 36,45%, le premier tour des élections municipales de 2014 atteint un nouveau record. L’abstention augmente de 3 points par rapport à 2008 (33,5%) et de 6 points par rapport à 2001 (30,6%). Sous la Ve République, dans les élections municipales antérieures à 2001, jamais le taux d’abstention n’a dépassé les 30% (de 21,1% à 27,2% de 1959 à 1989).

Cette abstention n’est pas uniforme selon les catégories de population. Le facteur influençant le plus la participation est l’âge. Selon les différents sondages réalisés le jour du vote, au moins un Français âgé de moins de 35 ans sur deux ne s’est pas rendu aux urnes pour le premier tour des élections municipales. A l’inverse, les plus âgés effectuent très massivement leur devoir citoyen : plus de huit Français âgés de plus de 65 ans sur dix ont voté pour élire leurs conseillers municipaux.

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Elections européennes : l’UMP et le FN toujours en tête dans les sondages

 

Réalisé du 7 au 11 mars 2014, un sondage OpinionWay pour les élections européennes de mai prochain confirme les tendances déjà observées dans les précédentes études.

L’UMP et le Front national apparaissent pour l’heure en tête dans les intentions de vote, au coude-à-coude (respectivement 22% et 21%). Le parti socialiste, en troisième position, est assez nettement distancé (17%) et renoue avec son faible score de 2009. Ces résultats sont cohérents avec ceux des précédents sondages (3 de l’Ifop et 1 d’OpinionWay) comme le montre leur moyenne :

2014-03 - Moyenne IV européennes

Dans cette dernière étude, la quatrième position est disputée entre les centristes (MoDem-UDI 9%), le Front de gauche (9%) et bien qu’ils semblent un peu en retrait, EELV (7%). Les centristes et écologistes reculent, certainement du fait de l’introduction de nouvelles listes dans l’étude. Pour la première fois, sont testés différents mouvements ambitionnant de se présenter aux élections européennes, mais ceux-ci recueillent des scores pour l’instant marginaux : Lire la suite

Les sondages pour les municipales confrontés aux résultats réels

 

Selon notre décompte, 158 sondages ont été réalisés dans l’optique des élections municipales. Au lendemain du premier tour du scrutin, il est l’heure de confronter les études d’opinion aux résultats réels du vote.

Avant de nous lancer dans la comparaison, gardons à l’esprit qu’un sondage n’est qu’un instantané de l’opinion : un sondage réalisé entre le 10 et 11 janvier par exemple donne le rapport de force à ces dates et ne prédit pas le résultat du 23 mars. D’ailleurs, l’analyse des sondages sur certaines villes (notamment Pau ou Béziers) ont bien montré une évolution des intentions de vote durant la campagne. Pour mener notre comparaison, nous avons donc sélectionné uniquement les études les plus récentes, à savoir les 34 dont le terrain d’enquête s’est terminé après le lundi 10 mars (soit deux semaines avant le scrutin). Parmi ces 34 études, nous disposons d’une réelle diversité en termes de taille de commune (bien qu’évidemment les sondages ne sont conduit qu’à partir d’une certaine taille), de localisation géographique et d’institut (BVA, CSA, Ifop, Ipsos, TNS Sofres).

Cette comparaison montre qu’il existe, pour la plupart des sondages, de larges différences, souvent circonscrites à quelques candidats, entre les intentions de vote et les résultats réels. Celles-ci font apparaître quelques grandes tendances, sans que celles-ci se vérifient pour toutes les villes :

– une surestimation du score des listes socialistes et de leurs alliés ;
– une sous-estimation du FN ;
– une sous-estimation des listes UMP et alliés.

 

Il n’existe pas de biais systématique : dans certaines communes, les scores ont été très bien estimés alors que dans d’autres les écarts entre intentions de vote et résultats réels peuvent atteindre de 8 à 10 points. Il n’existe pas non plus de « bons instituts » et des « mauvais » : tous les instituts représentés ont réalisé des enquêtes qui correspondent bien aux résultats finaux et d’autres où les écarts enregistrés sont importants. Lire la suite

Les intentions de vote aux élections municipales

Mis à jour : 21 mars 2014
 

Vous retrouverez ici toutes les études d’intentions de vote menées dans l’optique des élections municipales de 2014 par les différents instituts de sondage. 158 études publiées sont répertoriées. Celles-ci doivent naturellement être lues avec toutes les précautions d’usage.

Carte France villes
Résultats des sondages d’intentions de vote pour les élections municipales de 2014

Plusieurs villes peuvent basculer à l’issue des élections. L’ensemble des villes où ont été réalisées des études sont listées ci-dessous par ordre alphabétique. Lire la suite