Le AAA : boulet pour Nicolas Sarkozy, ascenseur pour François Bayrou

Une semaine après la dégradation de la note française auprès de l’agence de notation Standard et Poor’s, l’importance du débat politique autour de cette question en fait un thème incontournable à un peu moins de 100 jours de l’élection présidentielle. Néanmoins, ses répercussions auprès de l’opinion sont nuancées : un peu plus de quatre Français sur dix y voient des conséquences faibles voire nulles pour l’économie française tandis qu’un Français sur deux (48%) se montre à l’inverse inquiet*. Venant encore relativiser la portée de l’événement auprès de l’opinion, des sondages en début de semaine** démontraient que les effets de la dégradation sont plus faiblement perçus quand il s’agit de sa situation personnelle.

Pour autant, loin de se désintéresser de cette question macroéconomique complexe, les Français l’appréhendent très différemment selon leur positionnement politique, reflétant le débat politique sur le sujet mais aussi l’importance de thèmes sous-jacents à cet événement : la financiarisation des économies mondiales et la réduction des déficits publics. Comment les candidats à l’élection présidentielle sont-ils appréhendés au regard de cette question et lequel est jugé le plus crédible pour remettre la France sur le chemin de la note maximale ? Lire la suite

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Vers une relativisation de la perte du triple A ?

Après les trois sondages parus en début de semaine sur la perte du triple A français, TNS Sofres publie une nouvelle étude* sur le sujet, réalisée jeudi 19  janvier. Celle-ci montre que 48% des Français considèrent comme graves pour l’économie du pays les conséquences de la dégradation de la note française (8% « très graves » et 40% « assez graves »). A l’inverse, 43% les estiment faibles (37% « pas vraiment graves » et 6% « pas graves du tout »).

Une étude Ifop réalisée de samedi à lundi dernier** livrait des chiffres nettement différents pour une question identique : 68% des Français considéraient que les répercussions pour l’économie française étaient graves et 32% « pas graves ». Si l’absence de possibilité de ne pas se prononcer dans le sondage Ifop, alors qu’elle était offerte dans le sondage TNS Sofres, interdit de conclure à un recul de 20 points de l’inquiétude concernant les conséquences de la dégradation, ces chiffres démontrent néanmoins une perte de vitesse de cette opinion au sein de la population française. L’absence d’effets visibles à la dégradation, notamment la faiblesse des taux auxquels la France a réussi à emprunter sur les marchés durant la semaine écoulée, semble avoir relativisé la portée de cet événement. Lire la suite

La réaction des Français après la perte du triple A : des sondages qui se suivent mais ne se ressemblent pas totalement

Après la perte de la note AAA auprès de l’agence Standard et Poor’s vendredi 13 janvier, les instituts de sondages ont réagi de concert pour nous livrer la réaction des Français face à cet événement. Ce ne sont pas moins de trois sondages qui ont été publiés en trois jours, avec des résultats assez différents….


1. Mardi matin : sondage Ipsos : 52% des Français estiment que les conséquences de la perte du triple A seront graves pour l’économie française

L’institut Ipsos est le premier à livrer des résultats sur le sujet*. Réalisé le 13 et 14 janvier, ce sondage nous apprend que 52% des Français considèrent que la perte de la note maximale auprès de Standard et Poor’s entraînera des conséquences graves pour l’économie française (9% « très graves » et 43% « assez graves »). A l’inverse, 39% des personnes interrogées estiment que les conséquences n’auront pas de réelle gravité (31% « pas vraiment graves » et 8% « pas graves du tout »).

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Les Français et la perte du triple A : des conséquences redoutées mais limitées

A un peu moins de 100 jours du premier tour de l’élection présidentielle, la France a perdu sa note maximale auprès de l’agence de notation Standard et Poor’s. Cette nouvelle, arrivant à point nommé un vendredi 13, a eu la dimension d’un véritable choc politique et a nourri un affrontement entre les différents candidats durant tout le week-end. Les concurrents de l’actuel président de la République se font fort de rappeler que le gouvernement, après avoir insisté lourdement sur l’importance de la préservation de cette note maximale pour l’Etat français, a fait volte-face en affirmant depuis quelques semaines que la dégradation ne constituerait pas un événement de si grande ampleur.

En attendant l’arrivée certainement éminente de nouvelles études sur la façon dont l’opinion perçoit la perte du AAA français, nous pouvons rappeler quelles étaient les perceptions des Français avant la dégradation en nous appuyant sur deux sondages réalisés en décembre dernier. Ceux-ci démontrent que malgré une inquiétude bien réelle, les Français étaient loin de considérer l’éventualité d’une dégradation comme une catastrophe économique. Lire la suite