Municipales : les intentions de vote à Pau

Mis à jour : 18 mars 2014

 

Tendance des sondages : incertain
(maire actuelle : Martine Lignières-Cassou, PS)

 

Cinq sondages ont été réalisés à Pau dans l’optique des élections municipales des 23 et 30 mars : trois par l’Ifop (mi-novembre, fin janvier et mi-mars), un autre par CSA (mi-février) et le dernier par Ipsos (début mars). Le premier d’entre eux ne prend pas en compte l’union dès le premier tour de l’UMP avec le MoDem de François Bayrou. Les enquêtes suivantes ont permis de constater que le ralliement de l’UMP à la liste du président du MoDem a permis d’additionner presque parfaitement les intentions de vote précédemment obtenues par la liste de l’UMP d’Eric Saubatte (8% dans le sondage de novembre) et de la liste MoDem-UDI de François Bayrou (29%) au premier tour. Entre mi-janvier et début mars, la liste de François Bayrou arrive, grâce à cette union, nettement en tête, avec de 35% à 37% des intentions de vote. Le dernier sondage, réalisé une semaine avant le scrutin, montre même que celle-ci continue sur sa dynamique à la hausse : elle obtient désormais 40% des intentions de vote au premier tour. Lire la suite

UDI-MoDem : une union souhaitée mais qui pose de nombreuses difficultés stratégiques

En 2007, François Bayrou était le « troisième homme » de la campagne présidentielle et avait réuni 18,6 % des suffrages. La création du MoDem suite à ce succès électoral ne permettra pas de capitaliser les voix obtenues et les scores enregistrés par le parti centriste seront souvent jugés décevants. En outre, son positionnement, entre la droite et la gauche, et son refus de nouer des alliances au niveau national, n’offrent au MoDem qu’un modeste réseau d’élus – où les défections pour les autres composantes centristes ont été de surcroît nombreuses – et une influence limitée dans le paysage politique français. Si le parti participe bien au pouvoir, notamment au sein de conseils municipaux, le scrutin majoritaire ferme durablement les portes de l’Assemblée nationale à un parti qui refuse de s’allier au PS ou à l’UMP. En outre, si le score de François Bayrou en 2007 pouvait laisser percer l’espoir d’une qualification au second tour de l’élection présidentielle, les 9 % obtenus en 2012 hypothèquent désormais ces ambitions présidentielles.

Affaibli politiquement par son manque d’élus, le MoDem devrait, dans les prochains jours, officialiser son alliance avec l’UDI, qui a réussi à fédérer les multiples petits partis de centre-droit de l’échiquier politique sous l’égide de Jean-Louis Borloo. Cette alliance divise les Français. Un sondage BVA montre ainsi que 45 % des Français souhaitent effectivement que le MoDem s’allie avec l’UDI, mais que tout autant (45%) considèrent que le parti devrait rester indépendant (10 % des personnes interrogées ne se prononcent pas). Lire la suite

Comment la campagne de l’entre-deux tours modifie-t-elle le rapport de force ?

Après le moment-phare de l’entre-deux tours que représente le débat entre les deux candidats restant en lice, et à quelques jours du scrutin, il est intéressant de s’interroger sur les mouvements de l’électorat entre le premier et le second tour de l’élection. Pour conclure le fameux débat, le candidat Nicolas Sarkozy a fait un clair appel du pied aux électeurs du Front national, mais également à ceux de François Bayrou et aux abstentionnistes. Les prises de position récentes du chef de l’Etat, notamment avec sa proposition d’une présomption de légitime défense pour les policiers – présente dans le programme du Front national – et un discours recentré sur les craintes de l’électorat frontiste en matière d’immigration et de mondialisation, ont déclenché de nombreuses réactions à gauche.

De son côté, le candidat socialiste rappelle qu’il tient à s’adresser à tous les Français, et notamment aux électeurs de Marine Le Pen. Il ne dévie pour autant pas de sa ligne, et semble davantage capitaliser sur son avance et sur le rejet et la déception que peut susciter Nicolas Sarkozy au sein de la population.

Dans quelle mesure cette « drague » des électeurs du Front national fonctionne-t-elle ? Permet-elle au président sortant de réduire l’écart avec le candidat socialiste ? Comment réagissent les 9% d’électeurs de François Bayrou face à cette campagne ? Autant de questions auxquelles permettent de répondre l’analyse des sondages d’intentions de vote pour le second tour. Lire la suite

J-1 : Récapitulatif des dernières études d’intentions de vote de premier tour

Un jour avant le scrutin, les instituts de sondage ne peuvent plus publier aucune étude d’intentions de vote. Hier, tous les principaux instituts ont donc rendu publique la dernière vague d’enquête de leur baromètre, réalisée généralement les mercredi 18 et jeudi 19 avril.

Que montrent ces différentes études ? D’abord, que l’ordre d’arrivée des deux favoris est incertain. Si l’on reprend les résultats des huit instituts ayant publié des intentions de vote, trois placent Nicolas Sarkozy et François Hollande à égalité au premier tour (TNS Sofres, l’Ifop et OpinionWay) et cinq accordent la première place à François Hollande (Ipsos, CSA, BVA, Harris interactive et LH2). La comparaison entre les différents instituts montre donc un rapport de force au premier tour favorable au candidat socialiste mais la prudence doit rester de mise : l’écart entre le candidat de l’UMP et du PS entre dans la marge d’erreur et les sondages ne permettent pas de connaître avec certitude l’ordre d’arrivée.

Ensuite, pour la troisième place en revanche, les instituts s’accordent : c’est Marine Le Pen qui s’impose, mais elle devant Jean-Luc Mélenchon de quelques points seulement. Les jeux restent donc ouverts du fait de marge d’erreur et des mouvements qui peuvent s’effectuer dans l’électorat au cours des derniers jours de scrutin, où beaucoup d’électeurs se décident. Avec environ 10% des intentions de vote, François Bayrou semble lui distancé et devrait, selon toute vraisemblance perdre la place qu’il occupait au scrutin de 2007.

Enfin, si les instituts présentent des résultats qui divergent légèrement parfois, globalement, ils retracent les mêmes tendances lourdes et les scores en valeur attribués aux différents candidats varient peu selon l’institut, comme le montre le tableau récapitulatif en fin d’article.

Revenons sur les dernières intentions de vote des cinq principaux instituts. Lire la suite

François Bayrou ne retrouve que la moitié de son électorat de 2007

L’Ifop réalise régulièrement des sondages d’intentions de vote auprès d’échantillons relativement importants  qui permettent des niveaux de lecture relativement fins. Leur dernière étude* nous permet notamment de constater un élément important : alors que François Bayrou recueille des niveaux élevés d’intentions de vote (12,5% dans ce sondage), il ne retrouve que 50% de son électorat de 2007.

L’électorat de François Bayrou en 2007  plus dispersé que celui des autres principaux candidats

Les électeurs de François Bayrou en 2007 apparaissent particulièrement infidèles en comparaison des autres électorats de 2007. Seul un électeur de François Bayrou en 2007 sur deux déclare son intention de voter de nouveau pour le président du MoDem en 2012. A titre de comparaison, l’électorat de Ségolène Royal au premier tour de l’élection présidentielle de 2007 se reporte à 78% sur François Hollande, Nicolas Sarkozy retrouve 71% de ses électeurs en 2007, et Marine Le Pen séduit 84% des personnes ayant voté Jean-Marie Le Pen à la précédente élection présidentielle. Lire la suite

Evolution des intentions de vote d’octobre à aujourd’hui

Depuis l’année dernière, les instituts de sondages multiplient les mesures d’intentions de vote pour l’élection présidentielle à venir. Dans les médias, la vision offerte de ces baromètres est souvent parcellaire, en se limitant au derniers résultats avec les évolution par rapport à la précédente enquête. Or, il est également précieux d’analyser les tendances qui se dégagent après plusieurs mesures.

Pour cet article, nous nous appuierons sur les intentions de vote de l’intention BVA, puisque c’est cet institut qui nous offre la mesure la plus récente. Les différents instituts donnent des résultats relativement proches mais nous jugeons préférable de ne pas dresser d’évolutions entre des intentions de vote provenant de plusieurs instituts de sondage, ceux-ci utilisant parfois des méthodologies différentes. Nous tenons ensuite à préciser que si des mesures antérieures à octobre existent, elles ne sont ici pas prises en compte, l’offre politique étant alors très incertaine. Depuis cette date, les instituts utilisent une liste de candidats stable. Auparavant, par exemple, était testé Jean-Louis Borloo, dont la présence à un niveau de l’ordre de 5% peut influer de manière non négligeable sur les scores de François Bayrou et de Nicolas Sarkozy. L’ancien ministre de l’Ecologie a retiré sa candidature au début du mois d’octobre. A l’inverse, d’autres petits candidats n’étaient pas encore testés, et bien que leur poids reste marginal, l’addition des voix qui se reporte sur eux peut faire varier à la baisse le score des « gros » candidats, surtout à droite et au centre (Christine Boutin, Corinne Lepage, Frédéric Nihous, Hervé Morin, Nicolas Dupont Aignan, Jean-Pierre Chevènement).

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Le AAA : boulet pour Nicolas Sarkozy, ascenseur pour François Bayrou

Une semaine après la dégradation de la note française auprès de l’agence de notation Standard et Poor’s, l’importance du débat politique autour de cette question en fait un thème incontournable à un peu moins de 100 jours de l’élection présidentielle. Néanmoins, ses répercussions auprès de l’opinion sont nuancées : un peu plus de quatre Français sur dix y voient des conséquences faibles voire nulles pour l’économie française tandis qu’un Français sur deux (48%) se montre à l’inverse inquiet*. Venant encore relativiser la portée de l’événement auprès de l’opinion, des sondages en début de semaine** démontraient que les effets de la dégradation sont plus faiblement perçus quand il s’agit de sa situation personnelle.

Pour autant, loin de se désintéresser de cette question macroéconomique complexe, les Français l’appréhendent très différemment selon leur positionnement politique, reflétant le débat politique sur le sujet mais aussi l’importance de thèmes sous-jacents à cet événement : la financiarisation des économies mondiales et la réduction des déficits publics. Comment les candidats à l’élection présidentielle sont-ils appréhendés au regard de cette question et lequel est jugé le plus crédible pour remettre la France sur le chemin de la note maximale ? Lire la suite