UDI-MoDem : une union souhaitée mais qui pose de nombreuses difficultés stratégiques

En 2007, François Bayrou était le « troisième homme » de la campagne présidentielle et avait réuni 18,6 % des suffrages. La création du MoDem suite à ce succès électoral ne permettra pas de capitaliser les voix obtenues et les scores enregistrés par le parti centriste seront souvent jugés décevants. En outre, son positionnement, entre la droite et la gauche, et son refus de nouer des alliances au niveau national, n’offrent au MoDem qu’un modeste réseau d’élus – où les défections pour les autres composantes centristes ont été de surcroît nombreuses – et une influence limitée dans le paysage politique français. Si le parti participe bien au pouvoir, notamment au sein de conseils municipaux, le scrutin majoritaire ferme durablement les portes de l’Assemblée nationale à un parti qui refuse de s’allier au PS ou à l’UMP. En outre, si le score de François Bayrou en 2007 pouvait laisser percer l’espoir d’une qualification au second tour de l’élection présidentielle, les 9 % obtenus en 2012 hypothèquent désormais ces ambitions présidentielles.

Affaibli politiquement par son manque d’élus, le MoDem devrait, dans les prochains jours, officialiser son alliance avec l’UDI, qui a réussi à fédérer les multiples petits partis de centre-droit de l’échiquier politique sous l’égide de Jean-Louis Borloo. Cette alliance divise les Français. Un sondage BVA montre ainsi que 45 % des Français souhaitent effectivement que le MoDem s’allie avec l’UDI, mais que tout autant (45%) considèrent que le parti devrait rester indépendant (10 % des personnes interrogées ne se prononcent pas). Lire la suite

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