J-6 : Hollande reprend-t-il la tête au premier tour ?

Dans ses intentions de vote quotidiennes (rolling), l’Ifop vient d’annoncer un nouveau croisement des courbes à moins d’une semaine du premier tour : François Hollande repasse symboliquement en tête devant Nicolas Sarkozy. CSA et TNS Sofres avaient annoncé un tel croisement en fin de semaine dernière. Le même jour, BVA avait également publié un sondage montrant que l’écart se recreusait au premier tour en faveur du candidat socialiste

On parle beaucoup ces derniers jours d’une montée de François Hollande. Qu’en est-il vraiment et que montrent les intentions de vote des instituts les plus relayés dans les médias ?

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Le rapport de force à trois semaines du premier tour

A un peu moins de trois semaines du premier tour de l’élection présidentielle, les études d’intentions de vote montrent des mouvements significatifs dans le rapport de force entre les candidats. Pratiquement tous les instituts de sondage (excepté BVA), s’accordent désormais à placer Nicolas Sarkozy en tête au premier tour, devançant légèrement François Hollande. Le candidat socialiste continue néanmoins à garder une solide avance pour le second tour et deux sondages parus ce matin (BVA et Ipsos) annoncent même que l’écart se creuserait de nouveau au détriment du président sortant. Cette tendance doit néanmoins être confirmée.

Les changements dans le rapport de forces ne concernent pas que le duo de tête. La question « qui est le troisième homme ? » se pose avec toujours plus d’incertitude. Les courbes de Jean-Luc Mélenchon, qui a nettement progressé dans les intentions de vote au mois de mars, et celle de Marine Le Pen, qui subit un mouvement inverse avec un léger tassement, sont très proches. Les différents instituts placent l’un ou l’autre candidat à la troisième place. Le troisième homme de 2007, François Bayrou, semble désormais distancé par ces candidats selon la plupart des instituts.

Les études d’intentions de vote se succèdent mais que disent-elles réellement et quelles sont les évolutions retracées par les différents instituts ? Cet article, qui fait suite à celui que nous avons publié il y a quelques jours, fait la synthèse des baromètres d’intentions de vote les plus relayés dans les médias.

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Intentions de vote : quelles courbes se croisent ?

En cette période de campagne, les intentions de vote des différents instituts se suivent et il est parfois difficile de s’y retrouver. A entendre les médias parler de courbes qui se croisent, on pourrait croire que celles-ci ne cessent de passer l’une au-dessus ou au-dessous de l’autre. Or il en va bien autrement. Chaque institut (ou presque) a montré, l’un après l’autre, les mêmes dynamiques, à savoir que Nicolas Sarkozy prenait la tête du premier tour dans les intentions de vote (bien qu’il reste devancé au deuxième) et que Jean-Luc Mélenchon a vu sa courbe tutoyer voire croiser celles des autres candidats prétendant au titre de « troisième homme ».

Il n’est pas toujours facile d’y voir clair tant les publications des instituts se succèdent, avec des évolutions sur des périodes différentes.

Qu’en est-il réellement ? Quels sont les croisements de courbes dont on parle tant ? Lire la suite

Chiffres du jour : l’adhésion aux réformes proposées par Nicolas Sarkozy

Dimanche dernier, le président de la République a annoncé plusieurs réformes d’importance lors de son intervention télévisée. Comment ses propositions sont-elles accueillies par les Français ?

Une forte adhésion à la taxation des transactions financières et à l’encouragement de l’apprentissage

78% des Français estiment que la mise en place d’une taxe de 0,1% sur les transactions financières constitue une bonne mesure. Par ailleurs, la même proportion (78%) approuve les mesures proposées par Nicolas Sarkozy concernant l’apprentissage, qui consistent à rendre obligatoire le fait d’avoir au moins 5% d’apprentis dans les entreprises de plus de 250 salariés, sous peine de sanctions financières doublées.

Ces deux mesures se révèlent assez consensuelles puisqu’elles sont mêmes approuvées très majoritairement des sympathisants de gauche : 77% d’entre eux approuvent la taxe sur les transactions financières et 75% les mesures concernant l’apprentissage. Lire la suite

François Hollande après le Bourget : toujours plus favori

Les voici enfin les sondages de l’après-Bourget ! Aujourd’hui, CSA et BVA publient tous les deux leur sondage permettant d’évaluer l’impact du meeting de François Hollande qui s’est tenu dimanche dernier.

Ceux-ci nous permettent en premier lieu de voir que le candidat renforce son image, déjà très positive au sein de l’opinion et qu’il s’affirme encore un peu plus dans la position de favori. Néanmoins, en termes d’intentions de vote, les répercussions restent pour l’instant faibles, même si une légère augmentation est perceptible, ce qui renforce encore la domination du candidat socialiste.

Le meeting du Bourget : une notoriété très élevée et un événement fort de la campagne

Le meeting du Bourget a bénéficié d’un fort retentissement médiatique, et par conséquent est largement connu : 88% des Français en ont entendu parler (1). Cependant, 71% ne l’ont pas vu directement puisqu’ils déclarent avoir seulement avoir été en contact avec des commentaires sur la performance du candidat socialiste. 5% des Français déclarent avoir vu le meeting en entier et 12% en partie. Naturellement, c’est parmi les sympathisants du parti socialiste que l’impact a été le plus important : 32% d’entre eux déclarent avoir vu le meeting en entier ou en partie (contre 17% en moyenne dans la population française). Lire la suite

Marine Le Pen : un véritable changement dans l’image du Front national ?

On a beaucoup parlé ces derniers temps du changement que Marine Le Pen incarnait pour le Front national. La nouvelle présidente du parti en donnerait une image plus moderne, plus apaisée. Elle aurait « normalisé » le parti d’extrême-droite et l’aurait rendu fréquentable. Les intentions de vote, à des niveaux encore jamais atteints pour un candidat du Front national (de l’ordre de 20% depuis des mois), attesterait de cette nouvelle respectabilité du parti et de sa dirigeante. En outre, un sondage TNS Sofres (1), largement relayé et qui a fait la une du Monde, a mis en lumière que les idées du Front national n’ont jamais été aussi partagées et banalisées au sein de la société française. Ainsi, 31% des Français se déclarent en accord avec les idées du Front national, un niveau jamais observé auparavant. De surcroît, la candidate porterait désormais des valeurs moins extrémistes. Ce sondage nous apprenait ainsi que 41% des Français considèrent que Marine Le Pen est plutôt la représentante d’une droite patriote attachée aux valeurs traditionnelles quand 45% jugent qu’elle incarne à l’inverse une extrême droite nationaliste et xénophobe. Ainsi, pour près d’un Français sur deux, le Front national serait devenu un parti de droite modéré.

Dans quelle mesure le Front national est-il aujourd’hui considéré comme un « parti comme les autres » ? Marine Le Pen se démarque-t-elle véritablement de son père dans l’esprit des Français ? Lire la suite

Evolution des intentions de vote d’octobre à aujourd’hui

Depuis l’année dernière, les instituts de sondages multiplient les mesures d’intentions de vote pour l’élection présidentielle à venir. Dans les médias, la vision offerte de ces baromètres est souvent parcellaire, en se limitant au derniers résultats avec les évolution par rapport à la précédente enquête. Or, il est également précieux d’analyser les tendances qui se dégagent après plusieurs mesures.

Pour cet article, nous nous appuierons sur les intentions de vote de l’intention BVA, puisque c’est cet institut qui nous offre la mesure la plus récente. Les différents instituts donnent des résultats relativement proches mais nous jugeons préférable de ne pas dresser d’évolutions entre des intentions de vote provenant de plusieurs instituts de sondage, ceux-ci utilisant parfois des méthodologies différentes. Nous tenons ensuite à préciser que si des mesures antérieures à octobre existent, elles ne sont ici pas prises en compte, l’offre politique étant alors très incertaine. Depuis cette date, les instituts utilisent une liste de candidats stable. Auparavant, par exemple, était testé Jean-Louis Borloo, dont la présence à un niveau de l’ordre de 5% peut influer de manière non négligeable sur les scores de François Bayrou et de Nicolas Sarkozy. L’ancien ministre de l’Ecologie a retiré sa candidature au début du mois d’octobre. A l’inverse, d’autres petits candidats n’étaient pas encore testés, et bien que leur poids reste marginal, l’addition des voix qui se reporte sur eux peut faire varier à la baisse le score des « gros » candidats, surtout à droite et au centre (Christine Boutin, Corinne Lepage, Frédéric Nihous, Hervé Morin, Nicolas Dupont Aignan, Jean-Pierre Chevènement).

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