Les sondages pour les municipales confrontés aux résultats réels

 

Selon notre décompte, 158 sondages ont été réalisés dans l’optique des élections municipales. Au lendemain du premier tour du scrutin, il est l’heure de confronter les études d’opinion aux résultats réels du vote.

Avant de nous lancer dans la comparaison, gardons à l’esprit qu’un sondage n’est qu’un instantané de l’opinion : un sondage réalisé entre le 10 et 11 janvier par exemple donne le rapport de force à ces dates et ne prédit pas le résultat du 23 mars. D’ailleurs, l’analyse des sondages sur certaines villes (notamment Pau ou Béziers) ont bien montré une évolution des intentions de vote durant la campagne. Pour mener notre comparaison, nous avons donc sélectionné uniquement les études les plus récentes, à savoir les 34 dont le terrain d’enquête s’est terminé après le lundi 10 mars (soit deux semaines avant le scrutin). Parmi ces 34 études, nous disposons d’une réelle diversité en termes de taille de commune (bien qu’évidemment les sondages ne sont conduit qu’à partir d’une certaine taille), de localisation géographique et d’institut (BVA, CSA, Ifop, Ipsos, TNS Sofres).

Cette comparaison montre qu’il existe, pour la plupart des sondages, de larges différences, souvent circonscrites à quelques candidats, entre les intentions de vote et les résultats réels. Celles-ci font apparaître quelques grandes tendances, sans que celles-ci se vérifient pour toutes les villes :

– une surestimation du score des listes socialistes et de leurs alliés ;
– une sous-estimation du FN ;
– une sous-estimation des listes UMP et alliés.

 

Il n’existe pas de biais systématique : dans certaines communes, les scores ont été très bien estimés alors que dans d’autres les écarts entre intentions de vote et résultats réels peuvent atteindre de 8 à 10 points. Il n’existe pas non plus de « bons instituts » et des « mauvais » : tous les instituts représentés ont réalisé des enquêtes qui correspondent bien aux résultats finaux et d’autres où les écarts enregistrés sont importants. Lire la suite

François Hollande, une impopularité record après 21 mois de mandat

Ces derniers jours, François Hollande atteint de nouveau des records d’impopularité dans les enquêtes d’opinion. Ainsi, dans la dernière vague d’enquête du baromètre politique de TNS Sofres, il s’enfonce encore un peu plus dans les profondeurs sondagières. Désormais, seuls 19% des Français déclarent lui faire confiance.

A titre de comparaison, après 21 mois de mandat, Nicolas Sarkozy disposait encore de 37% d’électeurs confiants à son égard. Jacques Chirac recueillait à peu près les mêmes niveaux (35% lors de son premier mandat, 39% lors du deuxième). Et le rapprochement avec le précédent président socialiste est encore plus cruel pour François Hollande : lors du premier mandat de François Mitterrand, après 21 mois, 50% des Français faisaient encore confiance au président de la République. Lors de son second septennat, la confiance à l’égard de François Mitterrand était même nettement majoritaire : 61%.

Popularité des présidents de la République à 21 mois de mandat (TNS Sofres) Lire la suite

Les derniers sondages pour le second tour prévoyaient un écart légèrement plus important entre les deux candidats

Sans exception, tous les sondages ont donné, tout au long de la campagne, François en tête du second tour de l’élection présidentielle. Mais comment ces sondages résistent-ils à la confrontation avec les résultats réels du vote ?

Pour conduire cette comparaison, il faut d’intéresser aux derniers sondages publiés avant l’interdiction courant durant le week-end du scrutin. Rappelons en effet que les sondages ne sont pas une prédiction du résultat mais mesurent un rapport de force à un instant donné. La confrontation doit donc se faire avec les sondages conduits au plus près de l’échéance électorale, d’autant plus qu’il existe toujours une proportion d’électeurs décidant de leur vote au dernier instant. Si ceux-ci sont nettement minoritaires, d’autant plus pour un second tour où l’offre est restreinte et donc le choix plus aisé, ils représentent tout de même une part conséquente du corps électoral. Selon le sondage « jour du vote » de CSA, 10% des électeurs ont fait leur choix le jour-même et 17% dans l’entre-deux tours.

Les derniers sondages réalisés par les instituts donnaient les scores suivants aux deux candidats (clic pour agrandir) :

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Confrontation des derniers sondages d’intentions de vote et des premières estimations

Les premières estimations ont été diffusées à 20h. Elles accordent entre 48,0% et 48,2% pour Nicolas Sarkozy et 51,8% et 52% pour François Hollande. Ce dernier avait été invariablement donné gagnant du second tour depuis le début de la campagne par les différents sondages.

Les dernières études d’intentions de vote, réalisées quelques jours avant le scrutin, lui accordaient entre 52% et 53,5% des voix, avec une tendance au resserrement entre les deux candidats dans la dernière semaine de l’entre-deux tours.

Pour rappel, le derniers sondages parus avant l’interdiction de publication étaient les suivants (clic pour agrandir) :


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Comparaison entre les taux de participation à 12h et 17h et la participation finale

Les jours d’élection, dès 12h, le ministère de l’Intérieur livre le taux de participation partiel au scrutin. S’ensuit alors un jeu de comparaison pour essayer d’estimer le taux de participation final (et souvent des suppositions pour savoir quel candidat est avantagé par cette baisse ou hausse de la participation).

Pour ce second tour de l’élection présidentielle, le taux de participation était de 30,66% à 12h et de 71,96%à 17h, soit des scores supérieurs au premier tour, mais nettement inférieurs à ceux de 2007 (respectivement 34,11% et 75,11%).

Voici un rappel des taux de participation partiels et finaux en France métropolitaine pour l’élection présidentielle depuis 1981 (clic pour agrandir) :

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Comparaison entre les estimations de 20h et les résultats réels du vote

Dimanche soir à 20h, la France attendait fébrilement les résultats du premier tour de l’élection présidentielle. Or, à 20h, les résultats diffusés ne sont pas les résultats réels de l’élection mais des estimations fournies par les instituts de sondage. Ces estimations ne sont pas des sondages : elles ne se basent pas sur l’interrogation d’un échantillon représentatif pour déterminer les résultats du vote. Elles sont construites à partir des premiers résultats du vote, à savoir les 200 premiers bulletins dépouillés dans des bureaux de vote fermant à 18h. L’institut réalisant le dispositif reçoit ces résultats d’un échantillon de bureaux de vote, construit pour être représentatif du vote national. Tout au long de la soirée, les estimations seront affinées avec l’arrivée des résultats complets, c’est-à-dire l’ensemble des bulletins dépouillés (1).

Cette année, quatre instituts ont conduit des estimations pour différentes médias :

– TNS Sofres pour TF1, LCI et RTL
– Ipsos pour France télévisions, Radio France et Le Monde
– CSA pour BFM TV, Canal + , I-télé, RMC et 20 minutes
– Harris interactive pour M6

Ces estimations ont-elles été correctes et dans quelle mesure ? L’estimation d’Ipsos pour France télévisions fait notamment parler : à 20h, l’institut a annoncé Marine Le Pen à 20,0%, un seuil symbolique que la candidate a été pourtant assez loin d’atteindre, les résultats définitifs du ministère de l’Intérieur attribuant 17,9% des suffrages à la candidate du Front national. Lire la suite

Les instituts de sondage se sont-ils trompés ?

Maintenant que nous disposons des résultats réels de l’élection, nous pouvons conduire une comparaison entre les dernières intentions de vote et les résultats réels du scrutin.

Hier soir, les sondages ont été beaucoup critiqués, parce que les premières estimations laissaient entrevoir un Front national pouvant recueillir environ 19% des voix et que les commentaires se sont très naturellement beaucoup attachés à ce score historiquement haut du parti d’extrême-droite. Les résultats réels montrent que Marine Le Pen a obtenu 17,9% des suffrages et l’écart entre les sondages et le résultat du scrutin n’est donc pas si important que décrié.

Nous vous présentons ci-dessous une comparaison entre la moyenne des dernières études réalisées par les instituts avant le scrutin et les résultats définitifs (hors Français de l’étranger) dont nous disposons ce matin :

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Les dernières intentions de vote des différents instituts à l’heure des résultats

Alors que les premières estimations ont été données à 20h, et en attendant les résultats définitifs du Ministère de l’Intérieur, voici pour rappel les dernières études d’intentions de vote des instituts (clic pour agrandir) :

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