Les estimations nationales des instituts de sondage au soir du premier tour

Au soir du premier tour, les estimations des différents instituts de sondage donnent le FN en tête avec des scores autour de 30% pour la plupart des instituts, sauf pour Ipsos, qui estime le score du parti de Marine Le Pen à 27,2%.

Dans les résultats de cet institut, le FN est au coude-à-coude avec les listes LR-UDI-MoDem (27%). Le parti de Marine Le Pen distance assez nettement l’alliance entre LR et les centristes selon les autres instituts, qui accordent également 27% des suffrages aux listes de la droite républicaine.

Estimations nationales

Les listes socialistes recueillent entre 23% et 24% des voix selon les estimations. EELV, allié dans certaines régions avec des composantes du Front de gauche, arrive assez logiquement devant les candidats FDG qui se présentaient seuls (6-7% pour les listes écologistes contre 4% pour celles du FDG seul).

Debout la France obtient près de 4% des voix au niveau national, un score équivalent à celui enregistré aux élections européennes.

Quelles franges de l’électorat les principaux ministres séduisent-ils ?

Au sein d’un gouvernement très majoritairement impopulaire (seuls 22% déclarent en avoir une « bonne opinion » selon un sondage Odoxa), certains ministres parviennent à tirer leur épingle du jeu. Ceux occupant des portefeuilles régaliens satisfont ainsi une majorité de Français d’après une étude de l’Ifop. Le ministre de la Défense, Jean-Yves Le Drian, qui pourrait bientôt quitter le gouvernement pour prendre la tête de liste socialiste aux élections régionales en Bretagne, est celui qui est le plus apprécié, avec 59% de Français satisfaits de son action (1). Une majorité des personnes interrogées se déclare également satisfaite de Laurent Fabius, ministre des Affaires étrangères (56%) et de Bernard Cazeneuve, ministre de l’Intérieur (53%). Le ministre de l’Economie, Emmanuel Macron, parvient également à satisfaire près d’un Français sur deux (47%) et dispose donc d’une opinion légèrement plus favorable que le Premier ministre, Manuel Valls (45%).

Satisfaction ministres ifop sondage Lire la suite

Le PS sera-t-il au second tour de l’élection présidentielle ?

Il reste pratiquement deux ans avant la prochaine élection présidentielle, mais celle-ci est déjà dans toutes les têtes. Toujours fortement impopulaire et après avoir essuyé de larges défaites à toutes les élections intermédiaires jusqu’ici, le président de la République apparaît en grande difficulté. A l’heure actuelle, aucun des sondages publiés en vue de l’élection présidentielle ne lui laisse augurer une qualification au second tour de la prochaine élection présidentielle.

 

Aujourd’hui, François Hollande ne semble pas en mesure de se qualifier pour le second tour de l’élection présidentielle

Le sondage publié par l’Ifop hier ne fait pas exception. Avec des hypothèses de candidats calquées sur celles de la précédente élection (sauf pour EELV où Cécile Duflot est testée en lieu et place d’Eva Joly), François Hollande n’obtient que 20% des voix et se révèle donc distancé par le candidat des Républicains Nicolas Sarkozy (24%) et Marine Le Pen (26%), en tête des intentions de vote à l’heure actuelle.

Ces résultats sont peu encourageants pour le chef de l’État. S’il lui reste encore du temps pour tenter d’améliorer la situation (Retournement de la conjoncture économique ? Réduction des candidatures à gauche ? Effondrement de ces rivaux ?), ce score démontre que la tâche est ardue. Cependant, François Hollande semble déjà avoir accompli une partie du chemin en distançant aujourd’hui nettement François Bayrou (11% des intentions de vote), alors que celui-ci semblait en mesure de lui ravir la troisième place dans l’enquête réalisée en octobre 2014 :

intentions de vote présidentielle août 2015

Lire la suite

Les intentions de vote aux élections municipales pour le second tour

 

Neuf sondages d’intentions de vote ont été publiés dans l’entre-deux-tours des élections municipales. Leurs résultats détaillés sont disponibles ci-dessous. Ces études doivent naturellement être lues avec toutes les précautions d’usage.

Béziers
La Rochelle
Limoges
Montpellier
Paris 14e arrondissement
Perpignan
Strasbourg
Toulouse

Lire la suite

Municipales : les intentions de vote à Fréjus

Mis à jour : 10 mars 2014

 

Tendance des sondages : incertain
(maire actuel : Elie Brun, UMP)

 

Fréjus apparaît comme l’une des meilleures chances du Front national de remporter une municipalité à l’issue des élections de mars prochain. Deux sondages ont été réalisés dans cette ville du Var : l’un par l’Ifop fin février et l’autre par OpinionWay début mars.

Ces deux enquêtes montrent que le candidat frontiste, David Rachline arrive très nettement en tête dans les intentions de vote au premier tour. Avec 37% dans le sondage de l’Ifop et 33% dans celui d’OpinionWay, il met à distance ses principaux concurrents. Lire la suite

Municipales : les intentions de vote à Reims

Mis à jour : 19 mars 2014

 

Tendance des sondages : incertain
(maire actuel : Adeline Hazan, PS)

D’après les trois sondages réalisés dans la ville (Ifop les 31  janvier et 1er février, CSA les 3 et 4 février et Ipsos les 17 et 18 mars), Reims, actuellement dirigée par Adeline Hazan (PS) pourrait basculer à droite lors des prochaines élections municipales. Cette victoire n’est cependant pas acquise et le PS peut garder l’espoir de conserver cette ville, les sondages apparaissant serrés, notamment du fait de la très probable présence du Front national au second tour.

 

La liste d’Adeline Hazan progresse au premier tour selon la dernière enquête

Au premier tour, la liste de droite menée par Arnaud Robinet (UMP-UDI-MoDem) recueillait de 42% à 43% des intentions de vote dans les deux premières enquête et arrivait donc en tête. Dans le dernier sondage, elle n’en obtient plus que 39% et se situe désormais derrière la liste de la maire sortante, Adeline Hazan, qui enregistre 42% des intentions de vote pour sa liste d’union de gauche (PS-EELV-PC-PRG), après en avoir obtenu de 37% à 38% dans les sondages réalisés en février. La liste de gauche retrouverait donc son niveau de 2008 (42%). Lire la suite

Municipales : les intentions de vote à la Seyne-sur-Mer


Tendance des sondages : incertain
(maire actuel : Marc Villemot, PS)

L’élection municipales à la Seyne-sur-Mer risque d’être fortement disputée. En 2008, la liste de gauche ne l’avait emporté que d’une courte tête au second tour (51% contre 49%).

Un sondage CSA réalisé en décembre dernier permet de dresser un état des lieux du rapport de force dans cette commune à cette date. Cette étude teste deux hypothèses de premier tour, avec une tête de liste différente pour la liste UDI – divers droite. Dans l’une, cette liste est conduite par Jean-Pierre Colin, dans l’autre par Daniel Canepa.

Dans ce sondage, la liste du maire sortant, Marc Villemot (PS) recueille de 27% à 28% d’intentions de vote au premier tour. Il est talonné par la liste de l’UMP conduite par Philippe Vitel (26% d’intentions de vote lorsque la tête de liste UDI est Daniel Canepa, 23% lorsqu’il s’agit de Jean-Pierre Colin, qui rassemble davantage sur son nom). La liste UMP recueille donc un score proche de la liste frontiste de Damien Gutteriez (24%-25%). Le FN progresse fortement par rapport à 2008 puisqu’il n’avait obtenu que 7% des voix à la Seyne-sur-Mer. Lire la suite

Municipales : les intentions de vote à Avignon

Mis à jour  : 8 mars 2014
 
 
Tendance des sondages : victoire de la gauche
(maire actuel : Marie-Josée Roig, UMP)

 

Les trois sondages menés à Avignon, l’un par l’Ifop mi-janvier, le deuxième par BVA fin février et le dernier par l’Ifop début mars, montrent que la ville devrait basculer à gauche suite à l’élection municipale de 2014 du fait d’une triangulaire avec le Front national.

Au premier tour, la liste de gauche de Cécile Helle, qui unit le PS et Europe Ecologie les Verts, recueille de 28% à 30% des intentions de vote dans ces trois études, soit un peu plus que la somme des scores de 2008 des listes PS et verte (21% et 5%). Elle arrive donc en tête en premier tour, mais pourrait être devancée par la liste du Front national conduite par Philippe Lottiaux, qu’elle ne devance, dans la dernière étude, que de deux points, soit un écart compris dans la marge d’erreur du sondage.  Lire la suite

Municipales : les intentions de vote à Hénin-Beaumont

Mis à jour : 19 mars 2014
Tendance des sondages : incertain
(maire actuel : Eugène Binaisse, divers gauche)

 

Hénin-Beaumont est sans doute l’une des terres de conquête du Front national les plus connues. Suite aux poursuites pour détournement de fonds à l’encontre de l’ancien maire socialiste, Gérard Dalongeville, le scrutin municipal organisé en 2009 avait vu le FN frôler la victoire. Steeve Briois avait en effet obtenu 48% des voix au second tour et n’avait perdu que de peu face à la liste de gauche de Daniel Duquenne. Suite à une maladie, ce dernier a laissé son siège de maire à Eugène Binaisse, qui se représente pour l’élection de 2014. Plus que jamais, le Front national espère engranger une victoire dans cette commune où il est très implanté.

Cette victoire n’est néanmoins pas jouée. Les trois sondages réalisés dans la commune (CSA en janvier, Ifop en février et Ipsos en mars) montrent un rapport de force serré et donc incertain. Néanmoins, la tendance est à la progression du Front national et potentiellement, à sa victoire. Au second tour, face à la liste de gauche d’Eugène Binaisse, la liste frontiste de Steeve Briois recueille, dans le sondage CSA réalisé en janvier sur la commune, 46% des intentions de vote. Dans le sondage de l’Ifop en février, le FN est crédité de 50,5% des intentions de suffrages. Dans le dernier sondage, effectué par Ipsos une semaine avant le scrutin, la liste de Steeve Briois obtient 52% d’intentions de vote. Ces résultats restent cependant compris dans la marge d’erreur et déterminer le nom du vainqueur serait hasardeux.
Lire la suite

Municipales : les intentions de vote à Marseille

(Mis à jour : 19 mars 2014)

Tendance des sondages : incertain
(maire actuel : Jean-Claude Gaudin, UMP)

 

Quinze sondages publiés ont été réalisés dans la cité phocéenne en vue du prochain scrutin municipal. La deuxième ville de France constitue un enjeu fort de ces élections puisqu’elle apparaît comme la seule très grande ville à pouvoir basculer à gauche. Le maire actuel, Jean-Claude Gaudin (UMP), semble en effet susceptible de laisser sa place, mais le scrutin s’avère très incertain.

Notons en premier lieu que certains sondages ont été effectués sur l’ensemble de la ville. Or, l’élection se joue par secteur. Si les sondages effectués sur l’ensemble de Marseille sont naturellement instructifs sur le rapport de force, ils ne permettent pas de désigner un vainqueur, déterminé par le nombre de sièges de conseillers municipaux conquis. Ce mode de scrutin implique que le vainqueur en voix n’est pas forcément vainqueur en sièges.

Par ailleurs, six sondages ont  été conduits dans le IIIe secteur, certainement le plus susceptible de « faire » l’élection : son basculement à gauche devrait permettre à Patrick Mennucci de conquérir la mairie. Ce basculement, s’il n’est pas garanti, est loin d’être impossible comme le montrent ces études. En revanche, les enquêtes montrent que le premier et le sixième secteur devraient ne pas changer de majorité.

Lire la suite