Municipales : les intentions de vote à Paris

Mis à jour : 21 mars 2014
 
Tendance des sondages : victoire de la gauche
(maire actuel : Bertrand Delanoë, PS)

 

Depuis que l’offre politique s’est stabilisée à Paris, dix-huit sondages ont été réalisés dans la capitale. Huit portent sur l’ensemble de la ville et dix ont été conduits dans des arrondissements en particulier (5e, 7e, 12e, 14e et 15e).

Les sondages sur l’ensemble de la ville nous permettent de connaître le rapport de force à Paris. Cependant, comme à Marseille ou à Lyon, dans la capitale, le scrutin ne se joue pas au niveau de l’ensemble de la commune. La mairie parisienne se gagne arrondissement par arrondissement et la liste ayant obtenu le plus de conseillers de Paris dans les différents arrondissements peut faire élire son candidat au poste de maire. A Paris, le vainqueur en sièges de conseillers n’est pas forcément le vainqueur en voix sur l’ensemble de la ville. Ainsi, les sondages sur l’ensemble de Paris ne permettent pas de connaître le vainqueur, ils ne sont néanmoins pas exempts d’enseignements.

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Municipales : les intentions de vote à Nice

Mis à jour : 4 mars 2014

 

Tendance des sondages : victoire de la droite
(maire actuel : Christian Estrosi, UMP)

 

A Nice, le maire Christian Estrosi ne devrait avoir aucun mal à se maintenir à la mairie. Au premier tour, sa liste recueille, dans les différents sondages réalisés (quatre au total), de 47% à 50% des intentions de vote et distance donc très nettement tous ses adversaires. Il est même envisageable que Christian Estrosi soit élu dès le premier tour même si cette hypothèse n’est pas la plus probable, un seul sondage lui accordant 50% au premier tour (CSA dans un sondage effectué fin février). Lire la suite

Les intentions de vote pour les élections européennes de 2014 : le FN en tête

Les élections européennes auront lieu en France le 25 mai prochain. Elles constituent traditionnellement le scrutin le moins mobilisateur dans notre pays. En 2009, lors des précédentes élections, seul 40% du corps électoral s’était rendu aux urnes.

L’Ifop a déjà effectué trois sondages dans l’optique de ce scrutin. Celui-ci n’ayant lieu que dans plusieurs mois et les partis n’ayant pour l’instant pas développé leurs positions et programmes, ces sondages doivent être considérés avec prudence. Etat des lieux du rapport de force actuel, les résultats pourront très largement évoluer jusqu’au jour du scrutin. Nous pouvons néanmoins tirer plusieurs enseignements de ces études.

Graphique intentions de vote 2014 Lire la suite

Municipales : les intentions de vote à Lyon

(Mis à jour : 6 février 2014)

Tendance des sondages : victoire de la gauche
(maire actuel : Gérard Collomb, PS)

Les différents sondages réalisés par l’Ifop dans la ville montrent que le PS devrait, selon toute vraisemblance, garder la capitale des Gaules. La gauche dispose en effet d’une avance confortable au second tour (57% contre 43%) au niveau de l’ensemble de la ville dans le dernier sondage réalisé fin janvier. Bien que le scrutin ait lieu par arrondissement – dont certains devraient voir des triangulaires avec le FN – et que le rapport de force puisse naturellement encore évoluer, cette large majorité ne fait peser que peu d’incertitude sur le vainqueur du scrutin lyonnais.

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Municipales : les intentions de vote à Argenteuil


Tendance des sondages : victoire de la gauche
(maire actuel : Philippe Doucet, PS)

Au premier tour des élections municipales, la liste du maire sortant Philippe Doucet (PS), union des socialistes avec Europe Ecologie les Verts, recueille 37% des intentions de vote dans le sondage Ifop réalisé en novembre dernier. Elle devance légèrement la liste conduite par Georges Mothron (UMP, UDI et divers droite), qui obtient 33% des intentions de suffrages. La liste du Front national ravirait la troisième place du premier tour et, avec 15% des intentions de vote, devrait pouvoir se maintenir au second tour et provoquer une triangulaire. Le Front de gauche pourrait également accéder au second tour. Il obtient 13% des voix dans ce sondage. Lire la suite

Municipales : les intentions de vote à Pau

Mis à jour : 18 mars 2014

 

Tendance des sondages : incertain
(maire actuelle : Martine Lignières-Cassou, PS)

 

Cinq sondages ont été réalisés à Pau dans l’optique des élections municipales des 23 et 30 mars : trois par l’Ifop (mi-novembre, fin janvier et mi-mars), un autre par CSA (mi-février) et le dernier par Ipsos (début mars). Le premier d’entre eux ne prend pas en compte l’union dès le premier tour de l’UMP avec le MoDem de François Bayrou. Les enquêtes suivantes ont permis de constater que le ralliement de l’UMP à la liste du président du MoDem a permis d’additionner presque parfaitement les intentions de vote précédemment obtenues par la liste de l’UMP d’Eric Saubatte (8% dans le sondage de novembre) et de la liste MoDem-UDI de François Bayrou (29%) au premier tour. Entre mi-janvier et début mars, la liste de François Bayrou arrive, grâce à cette union, nettement en tête, avec de 35% à 37% des intentions de vote. Le dernier sondage, réalisé une semaine avant le scrutin, montre même que celle-ci continue sur sa dynamique à la hausse : elle obtient désormais 40% des intentions de vote au premier tour. Lire la suite

Municipales : les intentions de vote à Toulouse

Mis à jour : 21 mars 2014
 
 
Tendance des sondages : incertain
(maire actuel : Pierre Cohen, PS)

 

D’après les premiers sondages réalisés à Toulouse, la gauche partait favorite et Pierre Cohen apparaissait en position de garder son siège de maire à l’issue des élections municipales, un résultat cohérent avec la forte satisfaction à l’égard du travail accompli (61% de Toulousais satisfaits de l’action du maire contre 35% mécontents). Les derniers sondages réalisés (Ipsos les 21 et 22 février, Ifop et TNS Sofres du 13 au 15 mars et CSA les 17 et 18 mars) montrent que, si l’avantage reste à gauche, l’hypothèse d’un basculement à droite de la quatrième ville de France n’est pas exclue. Ces enquêtes accordent en effet de 51% à 53% d’intentions de vote à Pierre Cohen au second tour, tandis que son adversaire de droite, Jean-Luc Moudenc, en obtient de 47% à 49%, un écart compris dans la marge d’erreur. Dans les précédentes enquêtes, la liste de gauche était clairement devant la droite : 56% des intentions de vote au second tour dans le sondage de BVA réalisé début janvier et 54% dans celui de l’Ifop effectué en octobre.

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83% des Français sont opposés à l’adhésion de la Turquie à l’Union européenne

L’adhésion de la Turquie à l’Union européenne est très majoritairement refusée par les Français : 83% s’y déclarent défavorables et seuls 17% approuvent l’entrée de la Turquie dans l’UE.

La France se démarque assez nettement des autres grands pays européens sur cette question. C’est en effet en France que les réticences sont les plus fortes, bien qu’elles soient également très présentes en Allemagne (seuls 28% des Allemands sont favorables à l’adhésion de la Turquie) ou au Royaume-Uni (34%). En Italie et en Espagne, l’opinion publique est plus favorable à l’entrée des Turcs dans l’Union européenne (50% des Italiens et 56% des Espagnols souhaitent cette adhésion). Le clivage entre une « Europe du Nord » et une « Europe du Sud » est donc clair sur ce sujet.

Adhésion turquie UE sondageEn France, l’opinion publique a largement évolué sur la question. En 2003, près d’un Français sur deux (46%) se déclarait favorable à l’adhésion de la Turquie à l’Union européenne*. En novembre 2004, peu avant le traité sur la constitution européenne, seul un tiers des Français (32%) partage toujours cette opinion. En septembre 2005, quelques mois après le « non », la position des Français évolue peu (35%). Les débats autour de la question européenne qui agitent alors la société française ont donc renforcé la majorité qui s’oppose à l’adhésion de la Turquie, en dépit du positionnement personnel de Jacques Chirac en faveur de l’entrée de la Turquie (l’UMP dirigée alors par Nicolas Sarkozy s’opposait à cette adhésion). Lire la suite

Le FN en tête aux européennes ? Notes de lecture pour le sondage Ifop

La publication hier d’un sondage Ifop pour le Nouvel Observateur donnant le FN en tête des intentions de vote pour les prochaines élections européennes fait énormément parler de lui. Le parti de Marine Le Pen, avec 24% des suffrages, devancerait en effet l’UMP (22%) et le PS (19%). Néanmoins comme tout sondage d’intention de vote, a fortiori de longs mois avant le scrutin, ce sondage doit être interprété avec prudence.

1. Les précautions qui s’appliquent à tous les sondages d’intention de vote

On ne le répétera jamais assez, un sondage donne le pouls de l’opinion à un instant T. Autrement dit, ce sont les rapports de force actuels qui sont mesurés dans ce sondage et pas ceux qui prévaudront le jour de scrutin. Le sondage n’est pas une prédiction. Ce qu’il faut en déduire, c’est qu’aujourd’hui, le FN ferait 24% des suffrages et devancerait les deux grands partis que sont l’UMP et le PS, mais le vote n’aura lieu que dans 8 mois. D’ici là, une campagne électorale se sera déroulée, avec des partis exposant leurs programmes respectifs, et des événements politiques pourront également influencer le rapport de force, notamment les résultats aux municipales qui auront lieu en mars prochain.

De plus, ce sondage est naturellement soumis à des marges d’erreurs. Celles-ci ne permettent pas d’établir avec certitude l’ordre d’arrivée du FN, de l’UMP et du PS. D’autres études devront venir confirmer ou infirmer les résultats obtenus dans ce sondage Ifop. Lire la suite

A quoi servent des intentions de vote un an après ?

L’Ifop a publié il y a quelques jours un sondage* contenant une question d’intentions de vote à l’élection présidentielle « un an après ».

IV Ifop 2013-04

Cette question a suscité de nombreuses critiques : quel intérêt puisqu’elle place les répondants dans une situation totalement fictive ? Le caractère fictif de l’hypothèse posée par la question n’est pas en doute : il n’y a pas d’élection présidentielle en vue, et même si des circonstances exceptionnelles rendaient cette hypothèse plausible, il semble hautement improbable que l’offre électorale soit identique à celle du dernier scrutin présidentiel.

Cette question n’a effectivement aucune valeur pour éclairer un prochain scrutin. Il n’est pas question d’en tirer des conclusions du type « Nicolas Sarkozy aurait gagné si l’élection avait lieu aujourd’hui », car nous ne sommes pas en campagne pour élire un président, et une campagne ferait naturellement bouger les lignes, c’est sa raison d’être. L’exercice doit être interprété bien autrement.

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