La cote de popularité de François Hollande repart à la hausse

Après des mois de chute puis de stagnation, la cote de popularité du chef de l’Etat amorce une remontée dans le dernier sondage Ifop/Paris Match (terrain les 31 janvier et 1er février). 43% des Français approuvent désormais l’action du chef de l’Etat, soit une augmentation de 6 points par rapport au mois précédent. Néanmoins, la part des opinions négatives reste toujours plus forte (57%).

Cote de popularité de François Hollande (Ifop / Paris Match)
Cote de popularité de François Hollande (Ifop / Paris Match)

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Les deux tiers des Français sont favorables au mariage des couples homosexuels

 

Promesse de campagne de François Hollande, le mariage pour les couples homosexuels est entré dans le débat au cœur de l’été suite à la réaffirmation par l’Église catholique française de son opposition à cette mesure. Si le débat agite la sphère politique, et notamment la droite, divisée sur cette question, l’opinion publique se montre largement favorable au mariage homosexuel, 65 % estimant que les couples du même sexe devrait avoir le droit de se marier.

 

Après avoir augmenté entre la fin des années 1990 et le début des années 2000, l’acceptabilité des droits des couples homosexuels reste globalement stable depuis 2004

L’acceptation du mariage homosexuel a augmenté au fil du temps (elle était de 51 % seulement en mai 1995), mais cette hausse de la proportion de Français favorables au mariage homosexuel s’est tassée déjà depuis quelques années. Ainsi, en mai 2004, 64 % des Français étaient déjà favorables à cette mesure, un score comparable à celui d’aujourd’hui. Lire la suite

François Hollande débute son mandat avec une popularité limitée

Les sondages de popularité rythmeront le quinquennat de François Hollande, comme ils ont accompagné celui de Nicolas Sarkozy. Depuis l’élection du nouveau président de la République et la nomination du Premier ministre il y a trois mois, les mesures de popularité des différents instituts se succèdent.

Comme pour les sondages d’intentions de vote, il n’est pas toujours facile d’y voir clair dans l’historique de ces indicateurs, les mesures des différents instituts s’entremêlant avec leur évolution mensuelle respective. Dans le cas des baromètres de popularité, une difficulté vient s’ajouter, tenant à la nature même de l’indicateur. Si dans les sondages d’intentions de vote, tous les instituts mesurent la même chose (l’intention de vote), les baromètres de popularité apportent des indicateurs variés (confiance, satisfaction, image…) avec des échelles de réponses et des modes d’administration qui ne sont pas identiques, et donc parfois des chiffres assez différents.

Que nous disent ces différents indicateurs de la popularité du nouveau président ? Le tableau ci-dessous récapitule les dernières mesures de popularité de François Hollande (réalisées au cours du mois de juillet) et leur évolution par rapport au mois précédent : Lire la suite

Les derniers sondages pour le second tour prévoyaient un écart légèrement plus important entre les deux candidats

Sans exception, tous les sondages ont donné, tout au long de la campagne, François en tête du second tour de l’élection présidentielle. Mais comment ces sondages résistent-ils à la confrontation avec les résultats réels du vote ?

Pour conduire cette comparaison, il faut d’intéresser aux derniers sondages publiés avant l’interdiction courant durant le week-end du scrutin. Rappelons en effet que les sondages ne sont pas une prédiction du résultat mais mesurent un rapport de force à un instant donné. La confrontation doit donc se faire avec les sondages conduits au plus près de l’échéance électorale, d’autant plus qu’il existe toujours une proportion d’électeurs décidant de leur vote au dernier instant. Si ceux-ci sont nettement minoritaires, d’autant plus pour un second tour où l’offre est restreinte et donc le choix plus aisé, ils représentent tout de même une part conséquente du corps électoral. Selon le sondage « jour du vote » de CSA, 10% des électeurs ont fait leur choix le jour-même et 17% dans l’entre-deux tours.

Les derniers sondages réalisés par les instituts donnaient les scores suivants aux deux candidats (clic pour agrandir) :

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J-2 et dernières intentions de vote : l’ordre d’arrivée des deux favoris interroge

Nous sommes aujourd’hui le vendredi précédent le premier tour, dernier jour où la publication des sondages d »intentions de vote est possible. Tous les principaux instituts nous ont livré ce matin la dernière vague d’enquête de leur baromètre, réalisée hier et avant-hier (18 et 19 avril).

A trois jours du premier tour, l’ordre d’arrivée des deux favoris est plus incertain que jamais et les instituts donnent des résultats dont les tendances peuvent légèrement diverger, mais globalement comparables (cf. notamment le tableau récapitulatif en fin de cet article). L’écart entre le candidat de l’UMP et du PS entre dans la marge d’erreur et les sondages ne permettent pas de connaître avec certitude l’ordre d’arrivée.

Pour la troisième place en revanche, les instituts s’accordent : c’est Marine Le Pen qui s’impose, mais elle devant Jean-Luc Mélenchon de quelques points seulement. Les jeux restent donc ouverts du fait de marge d’erreur et des mouvements qui peuvent s’effectuer dans l’électorat au cours des derniers jours de scrutin, où beaucoup d’électeurs se décident. Avec environ 10% des intentions de vote, François Bayrou semble lui distancé et devrait, selon toute vraisemblance perdre la place qu’il occupait au scrutin de 2007.

Passons en revue des dernières intentions de vote disponibles pour ce premier tour de scrutin.

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J-6 : Hollande reprend-t-il la tête au premier tour ?

Dans ses intentions de vote quotidiennes (rolling), l’Ifop vient d’annoncer un nouveau croisement des courbes à moins d’une semaine du premier tour : François Hollande repasse symboliquement en tête devant Nicolas Sarkozy. CSA et TNS Sofres avaient annoncé un tel croisement en fin de semaine dernière. Le même jour, BVA avait également publié un sondage montrant que l’écart se recreusait au premier tour en faveur du candidat socialiste

On parle beaucoup ces derniers jours d’une montée de François Hollande. Qu’en est-il vraiment et que montrent les intentions de vote des instituts les plus relayés dans les médias ?

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Le rapport de force à trois semaines du premier tour

A un peu moins de trois semaines du premier tour de l’élection présidentielle, les études d’intentions de vote montrent des mouvements significatifs dans le rapport de force entre les candidats. Pratiquement tous les instituts de sondage (excepté BVA), s’accordent désormais à placer Nicolas Sarkozy en tête au premier tour, devançant légèrement François Hollande. Le candidat socialiste continue néanmoins à garder une solide avance pour le second tour et deux sondages parus ce matin (BVA et Ipsos) annoncent même que l’écart se creuserait de nouveau au détriment du président sortant. Cette tendance doit néanmoins être confirmée.

Les changements dans le rapport de forces ne concernent pas que le duo de tête. La question « qui est le troisième homme ? » se pose avec toujours plus d’incertitude. Les courbes de Jean-Luc Mélenchon, qui a nettement progressé dans les intentions de vote au mois de mars, et celle de Marine Le Pen, qui subit un mouvement inverse avec un léger tassement, sont très proches. Les différents instituts placent l’un ou l’autre candidat à la troisième place. Le troisième homme de 2007, François Bayrou, semble désormais distancé par ces candidats selon la plupart des instituts.

Les études d’intentions de vote se succèdent mais que disent-elles réellement et quelles sont les évolutions retracées par les différents instituts ? Cet article, qui fait suite à celui que nous avons publié il y a quelques jours, fait la synthèse des baromètres d’intentions de vote les plus relayés dans les médias.

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Intentions de vote : quelles courbes se croisent ?

En cette période de campagne, les intentions de vote des différents instituts se suivent et il est parfois difficile de s’y retrouver. A entendre les médias parler de courbes qui se croisent, on pourrait croire que celles-ci ne cessent de passer l’une au-dessus ou au-dessous de l’autre. Or il en va bien autrement. Chaque institut (ou presque) a montré, l’un après l’autre, les mêmes dynamiques, à savoir que Nicolas Sarkozy prenait la tête du premier tour dans les intentions de vote (bien qu’il reste devancé au deuxième) et que Jean-Luc Mélenchon a vu sa courbe tutoyer voire croiser celles des autres candidats prétendant au titre de « troisième homme ».

Il n’est pas toujours facile d’y voir clair tant les publications des instituts se succèdent, avec des évolutions sur des périodes différentes.

Qu’en est-il réellement ? Quels sont les croisements de courbes dont on parle tant ? Lire la suite

Seuls 31% des Français sont satisfaits du quinquennat de Nicolas Sarkozy

A l’heure où le président de la République redevient un candidat comme presque tous les autres, il apparaît particulièrement handicapé par son bilan. Seuls 31% des Français se déclarent satisfaits de l’action qu’il a mené durant ses cinq ans de présidence, une satisfaction qui se révèle, en outre, pour le moins modérée : 3% se déclarent « très satisfaits » et 28% « plutôt satisfaits »*.

Plus des deux tiers des Français se disent mécontents de l’action du président et parmi ceux-ci, 36% s’affirment même « très mécontents » (et 31% « plutôt mécontents »), ce qui démontre, au-delà de l’importance du rejet, sa force. De surcroît, il est intéressant de remarquer que ce n’est pas l’accumulation de cinq années de pouvoir qui a déçu les Français. En effet, en avril 2008, un an après l’accession de Nicolas Sarkozy à la présidence de la République, 72% des Français se déclaraient déjà insatisfaits de son action (42% « plutôt mécontents » et 30% « très mécontents »). Nicolas Sarkozy a donc perdu très vite le crédit qui l’a porté à la présidence et « l’état de grâce » se révéla particulièrement court (cf notamment notre article sur l’évolution de la popularité de Nicolas Sarkozy). Durant les quatre années suivantes, s’est renforcé un peu plus le pôle de ses plus forts détracteurs, la part de Français se déclarant « très mécontents » passant de 30% à 36% entre 2008 et 2012. Lire la suite

Intentions de vote : des dissonances entre les instituts

A deux mois du premier tour de l’élection présidentielle, les médias se font l’écho de nombreux sondages d’intentions de vote, réalisé par différents instituts. Ce matin était diffusé par de nombreuses sources (France télévisions, Radio France, Le Monde) un sondage réalisé par l’institut Ipsos les 17 et 18 février*, soit juste après la déclaration de candidature de Nicolas Sarkozy. L’enseignement principal de ce sondage étant que l’entrée en campagne du président de la République n’avait eu aucune conséquence dans les intentions de vote, Nicolas Sarkozy recueillant toujours 25% d’intentions de vote (comme au début du mois) et son principal adversaire, François Hollande, toujours 32%.

Or, il n’aura pas échappé aux observateurs qui suivent la parution des différents sondages, que deux études , réalisées sur des périodes proches voire identiques (OpinionWay réalisée également les 17 et 18 février** et Ifop réalisée du 16 au 20 février***), donnent des résultats légèrement différents, bien que la hiérarchie entre les candidats ne varie pas.

1. D’une part ces deux instituts observent une légère augmentation des intentions de vote pour Nicolas Sarkozy suite à sa déclaration de candidature, contrairement à Ipsos. Ainsi, OpinionWay constate une augmentation de 1,5 points par rapport au 8 février. Pour l’Ifop, l’augmentation est même de trois points depuis cette date.

2. L’écart entre les deux principaux candidats varie assez nettement. Le sondage Ipsos donne un très large écart au premier tour entre Français Hollande (32%) et Nicolas Sarkozy (25%) : 7 points. Pour OpinionWay et l’Ifop, cet écart n’est que de deux points ! (29% pour François Hollande et 27% pour Nicolas Sarkozy).

Ipsos
(17-18 février)
OpinionWay
(17-18 février)
Ifop
(16-20 février)
Nathalie Arthaud 0,5 0,5 0,5
Philippe Poutou 0,5 0,5 0
Jean-Luc Mélenchon 9 8 9
François Hollande 32 29 29
Eva Joly 3 2 2,5
François Bayrou 11 13 11
Corine Lepage 1 0,5 1
Dominique de Villepin 1,5 2 2
Nicolas Sarkozy 25 27 27
Frédéric Nihous 0 0,5 0
Nicolas Dupont-Aignan 0,5 0,5 0,5
Marine Le Pen 16 16,5 17,5

Par ailleurs, cette différence dans les niveaux d’intentions de vote se retrouve également au deuxième tour :

Ipsos
(17-18 février)
OpinionWay
(17-18 février)
Ifop
(16-20 février)
François Hollande 59 56 56
Nicolas Sarkozy 41 44 44

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