François Hollande : une impopularité record à 30 mois de mandat

L’impopularité de François Hollande est saisissante lorsqu’on la compare à celle de ses prédécesseurs à l’Elysée : après deux ans et demi de mandat, seuls 13% des Français déclarent encore faire confiance au président de la République selon la dernière enquête du baromètre politique de TNS Sofres. A mi-mandat, Nicolas Sarkozy pouvait se prévaloir d’une cote de confiance deux fois supérieure (37%), de même que Jacques Chirac lors de son deuxième passage à l’Elysée (36%).

La comparaison avec le précédent président socialiste est encore plus cruelle : deux ans et demi après sa première élection, François Mitterrand gardait la confiance de 42% des Français. Durant son deuxième septennat, celle-ci était même majoritaire (60%) à 30 mois de mandat. Cependant, à mi-septennat, la confiance à l’égard du premier président de gauche de la Ve République était plus réduite (37% en 1984 et 39% en 1991).

 

Comparatif popularité Hollande autres présidents république à 30 mois de mandat

Les Français sont majoritairement défavorables au retour de Nicolas Sarkozy

Les Français sont majoritairement opposés au retour de Nicolas Sarkozy dans l’arène politique : 56% des Français disent y être défavorables, 42% s’affirmant même « très défavorables » au retour de l’ex-président de la République. Seul un Français sur trois approuve la décision de Nicolas Sarkozy.

Sondage retour de Nicolas Sarkozy

Les sympathisants de l’UMP sont enthousiastes face au retour de Nicolas Sarkozy : 84% l’approuvent et un sur deux (49%) y est « très favorable ». Lire la suite

Une majorité des sympathisants de l’UMP est défavorable à la suppression du mariage pour tous

Lors de son interview au journal de 20h de France 2, Nicolas Sarkozy a été particulièrement flou sur le mariage pour tous. Le sujet apparaît effectivement comme particulièrement problématique pour le candidat à la présidence de l’UMP. Il s’agit , en vue de l’élection présidentielle de 2017, de concilier la volonté de s’appuyer sur une mobilisation dynamique d’une partie de la droite (la manif pour tous), sans pour autant braquer une frange plus libérale des électeurs de l’UMP et du centre sur cette « question de société ». S’ajoutent à ces considérations des problèmes légaux : en cas d’abrogation de la loi, que deviendraient les milliers de couples mariés entre 2013 et 2017 ? Peut-on leur enlever les droits qu’ils avaient acquis ?

Les sympathisants de l’UMP ne sont pas unanimes sur cette question. S’ils restent plus réticents à cette loi que l’ensemble de la population, ils sont loin d’y être tous opposés. Ainsi, selon un sondage Harris interactive* réalisé en février dernier, un tiers des sympathisants de l’UMP (32%) se disent favorables à la loi « mariage pour tous », qui ouvre le droit au mariage et à l’adoption pour les couples de même sexe. Dans leur ensemble, 54% des Français sont favorables à cette loi, du fait d’une très large approbation des sympathisants de gauche (83%).

Dans la perspective de l’élection présidentielle de 2017, le souhait de ne pas revenir sur cette loi est encore plus important. Le fait que celle-ci ait été voté par le Parlement, ainsi que les difficultés juridiques qu’une remise en cause impliquerait font que seuls 26% des Français** souhaitent une suppression de cette loi dans l’hypothèse d’une victoire de la droite en 2017, tandis que 73% s’y opposent. Même les sympathisants de l’UMP désapprouvent majoritairement l’idée de supprimer le mariage pour tous : 56% ne souhaitent pas que la droite le remette en cause si elle parvient au pouvoir en 2017, tandis que 44% approuvent l’abrogation.

sondage Sympathisants UMP mariage pour tous Lire la suite

54% des Français ne regrettent pas Nicolas Sarkozy

Tandis que François Hollande atteint de nouveaux records d’impopularité, Nicolas Sarkozy orchestre des apparitions pour se rappeler au bon souvenir des Français. Les spéculations sur son éventuelle candidature à l’élection présidentielle de 2017 vont bon train. Néanmoins, si l’ancien président rencontre un accueil très chaleureux parmi ses soutiens, force est de constater que l’empreinte qu’il a laissé dans l’opinion reste assez mitigée.

Aujourd’hui, seuls quatre Français sur dix déclarent « regretter Nicolas Sarkozy comme président de la République ». Parmi eux, seuls 18% disent le regretter « beaucoup », tandis qu’il n’est qu' »un peu » regretté par 22%.

Cette opinion n’a que peu évolué ces derniers mois. En octobre 2013 et en mars 2013, la proportion de Français ayant la nostalgie de l’ancien président était strictement identique (40%). Elle était un peu plus fort en octobre 2012, peu après l’élection présidentielle (44%) mais restait néanmoins minoritaire.

Regret Sarkozy graphique Lire la suite

L’analyse sociologique du vote au second tour : selon l’âge et le sexe

Les résultats définitifs du second tour sont désormais connus : 51,62% pour François Hollande et 48,38% pour Nicolas Sarkozy. Sous ce résultat d’ensemble, des disparités fortes se cachent selon les catégories de population. Comment les Français ont-ils voté au second tour selon leurs caractéristiques socio-démographiques ?

Le vote selon l’âge : plus complexe que la formule « les jeunes pour Hollande, les plus âgés pour Sarkozy »

L’âge apparaît comme un facteur assez discriminant lors du vote. Il est d’ailleurs bien établi en sociologie électorale que les jeunes sont davantage portés à voter à gauche, tandis que les personnes les plus âgées tendent plus vers la droite. Néanmoins, l’analyse du vote lors de ce second tour apporte des nuances importante à l’idée que plus on serait âge, plus on voterait à droite.

Vote au second tour de l’élection présidentielle de 2012 selon les tranches d’âge (sondage OpinionWay)

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Resserrement des courbes au second tour mais Hollande toujours nettement en tête

Aujourd’hui paraissent les derniers sondages d’intention de vote avant la période d’interdiction de ceux-ci. Tous, sans exception, montrent un resserrement des courbes entre Nicolas Sarkozy et François Hollande.

Voici un récapitulatif des derniers sondages parus avant le second tour (clic pour agrandir) :


Ainsi, en moyenne, les instituts donnent le rapport de force suivant : 53% pour François Hollande et 47% pour Nicolas Sarkozy. Les scores varient très peu entre les différents instituts : entre 52% et 53,3% pour le candidat socialiste et entre 46,5% et 48% pour le président sortant. Lire la suite

Que disent les sondages pour le second tour de l’élection ?

Depuis le début de la campagne présidentielle, les sondages donnent invariablement François Hollande nettement gagnant du second tour de l’élection. A quelques jours de celui-ci, que montrent véritablement les études d’intentions de vote des différents instituts ? La partie est-elle pliée pour le candidat socialiste ?

Deux grands enseignements peuvent être tirés de l’étude des différents résultats donnés par les instituts :

1. François Hollande est largement et indiscutablement en tête des intentions de vote du second tour, et ce, depuis le début de la campagne

Tous les instituts s’accordent sur ce constat, même si les différents baromètres d’intentions de vote  donnent des chiffres qui peuvent varier, comme le montre le tableau ci-dessous, qui reprend les dernières études des différents instituts (clic pour agrandir) :

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J-4 : Quel est le rapport de force au premier tour ?

Nous sommes désormais à quatre jours du scrutin. Les intentions de vote se succèdent mais ne se ressemblent pas toujours. Deux études parues ce matin, l’une de l’institut CSA, l’autre de BVA, montre des tendances assez divergentes même si elles s’accordent sur la hiérarchie d’arrivée.

A l’heure actuelle, que montrent les principaux instituts pour le premier tour de l’élection ?

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J-5 : Grande incertitude sur la tête du premier tour et l’identité du « troisième homme »

Le premier tour se rapproche. A cinq jours du scrutin, les intentions de vote montrent au premier tour un rapprochement des courbes entre François Hollande et Nicolas Sarkozy, traduisant une grande incertitude sur l’ordre d’arrivée des deux favoris. Au second tour, les études montrent que l’avance du candidat socialiste s’accroît encore et rendent l’hypothèse d’une réélection du président sortant toujours plus improbable.

Les parutions des instituts de sondage sont toujours plus nombreuses et rapprochées. Ce matin est parue la dernière étude d’intentions de vote d’Ipsos. Nous actualisons donc notre récapitulatif des principaux baromètres avec cette dernière enquête.

Que montrent donc les principaux instituts  dans leurs études d’intentions de vote pour le premier tour de l’élection présidentielle ?

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J-9 : le retour en force de François Hollande ?

Depuis quelques jours, les articles sur une remontée de François Hollande dans les intentions de vote se multiplient. Les commentaires s’appuient sur les études de plusieurs instituts, notamment de CSA, qui ce matin, dans sa dernière enquête a annoncé un nouveau croisement des courbes : au premier tour, François Hollande repasse devant Nicolas Sarkozy, qui en avait pourtant pris la tête depuis la mi-mars. Une autre enquête de l’institut BVA, parue également ce matin, montre elle aussi une progression pour le candidat socialiste au premier tour (+2 points par rapport à une précédente étude réalisée les 30 et 31 mars). Enfin, TNS Sofres, dans un sondage paru en fin d’après-midi, a également annoncé un croisement des courbes, avec François Hollande repassant en tête suite à une baisse des intentions de vote en faveur de Nicolas Sarkozy.

Au second tour, le candidat socialiste continue de nettement dominer les intentions de vote (le rapport le plus défavorable enregistré étant de 53%-47%) et l’étude CSA de ce matin montre même une nette progression (+3 points par rapport à la précédente étude réalisée les 2 et 3 avril, établissant des intentions de votes à 57% pour François Hollande et 43% pour Nicolas Sarkozy). Néanmoins, aucune autre étude n’a montré une semblable évolution du rapport de force au second tour (y compris l’étude BVA publiée ce matin).

L’augmentation de François Hollande au premier tour n’est pas corroborée par tous les instituts. Ainsi, l’Ifop, pour l’heure, ne montre aucune tendance à l’augmentation du potentiel électoral du candidat socialiste dans ses intentions de vote quotidiennes. A neuf jours du scrutin, le rapport de force au premier tour maintient un réel suspense sur le candidat qui arrivera en tête, mais également sur le « troisième homme ». Qui de Jean-Luc Mélenchon ou de Marine Le Pen arrivera en troisième position ?

Sur toutes ces questions, que montrent réellement les différents instituts de sondage pour le premier tour du scrutin ?

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