Que feront les électeurs de Marine Le Pen au second tour ?

Les intentions de vote montrent aujourd’hui que Nicolas Sarkozy et François Hollande seront, à moins d’une énorme surprise (et qui sait ce que peut nous réserver une campagne présidentielle ?), les candidats sélectionnés pour le second tour. Depuis le début de la campagne, François Hollande apparaît nettement en tête des intentions de vote de second tour, et aujourd’hui, les instituts n’ont pas encore annoncé de rapport de force plus défavorable qu’un 53% en faveur du candidat socialiste contre un 47% pour le président sortant. Le candidat du PS, s’il dispose toujours pour l’heure d’une avance favorable, a néanmoins vu le candidat de l’UMP se rapprocher de lui. Alors que,  pour le second tour de l’élection, les intentions de vote pour Nicolas Sarkozy oscillaient, durant le mois de février, entre 55% et 58% (selon les instituts et les vagues d’enquête), aujourd’hui l’écart s’est significativement resserré. Les dernières études montrent que les résultats pour l’actuel président de la République se situent désormais entre 53% et 55% (toujours en fonction des instituts).

Les intentions de vote pour Nicolas Sarkozy ont également augmenté pour le premier tour (entre 24% et 27% en février, entre 27% et 30% dans les dernières études), alors que dans le même temps, le candidat socialiste subit un léger effritement de son capital électoral. Cette progression du candidat UMP au premier tour s’explique notamment par le resserrement de l’offre à droite (Hervé Morin, Frédéric Nihous, Corinne Lepage et Dominique de Villepin ont abandonné la compétition présidentielle). En outre, l »entrée en campagne du candidat et l’intensification des débats a certainement entraîné une remobilisation des électeurs de droite. Si cette remobilisation peut également expliquer la progression de Nicolas Sarkozy au second tour, sa progression est également le fait d’un meilleur report des voix du centre, mais surtout de l’extrême droite sur sa candidature.

Dans sa dernière étude d’intentions de vote, Ipsos* nous montre l’évolution du comportement des électeurs potentiels de Marine Le Pen pour le second tour de l’élection :

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Seuls 31% des Français sont satisfaits du quinquennat de Nicolas Sarkozy

A l’heure où le président de la République redevient un candidat comme presque tous les autres, il apparaît particulièrement handicapé par son bilan. Seuls 31% des Français se déclarent satisfaits de l’action qu’il a mené durant ses cinq ans de présidence, une satisfaction qui se révèle, en outre, pour le moins modérée : 3% se déclarent « très satisfaits » et 28% « plutôt satisfaits »*.

Plus des deux tiers des Français se disent mécontents de l’action du président et parmi ceux-ci, 36% s’affirment même « très mécontents » (et 31% « plutôt mécontents »), ce qui démontre, au-delà de l’importance du rejet, sa force. De surcroît, il est intéressant de remarquer que ce n’est pas l’accumulation de cinq années de pouvoir qui a déçu les Français. En effet, en avril 2008, un an après l’accession de Nicolas Sarkozy à la présidence de la République, 72% des Français se déclaraient déjà insatisfaits de son action (42% « plutôt mécontents » et 30% « très mécontents »). Nicolas Sarkozy a donc perdu très vite le crédit qui l’a porté à la présidence et « l’état de grâce » se révéla particulièrement court (cf notamment notre article sur l’évolution de la popularité de Nicolas Sarkozy). Durant les quatre années suivantes, s’est renforcé un peu plus le pôle de ses plus forts détracteurs, la part de Français se déclarant « très mécontents » passant de 30% à 36% entre 2008 et 2012. Lire la suite

Qui veut vraiment l’élection de François Hollande ou de Nicolas Sarkozy ?

Au-delà de l’exercice convenu des intentions de vote, certains sondages permettent de mesurer l’adhésion réelle aux candidats qui concourent à l’élection présidentielle. Car il existe une différence entre l’intention de voter pour un candidat et la volonté réelle que celui-ci occupe la fonction suprême. Combien ne votent que par défaut, pour contrer un candidat plutôt qu’en réelle faveur de l’autre ? Quel engouement suscite d’un côté un président sortant qui a déçu par ses actions et irrité par son style, de l’autre côté un candidat socialiste choisi une fois le « champion » Dominique Strauss-Kahn écarté de la course, un candidat souvent décrié comme trop « mou » et trop consensuel ?

Un sondage Ipsos nous renseigne sur l’attitude des Français à l’égard des deux principaux candidats à l’élection présidentielle.

 

Seuls 14% des Français souhaitent réellement la victoire de François Hollande, et la même proportion celle de Nicolas Sarkozy

Le « champion des sondages », qui domine largement les intentions de vote au second tour, ne suscite l’adhésion pleine et entière que de 14% des Français, qui déclarent que « c’est vraiment lui que [je] veux voir élu ». Et, de la même manière, 14% des Français souhaitent réellement la victoire du président sortant.

Ainsi, les candidats des deux principaux partis n’enthousiasment qu’une faible partie des électeurs, ce qui vient accréditer la théorie d’une campagne qui ne suscite que peu de passion.

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Seuls 35% des Français sont favorables à la TVA sociale

Dimanche dernier, lors de son intervention télévisée, Nicolas Sarkozy a annoncé la mise en place de la TVA sociale, après de longs mois de tergiversation. A trois mois de l’élection présidentielle, le pari est risqué, l’annonce de cette mesure étant réputée avoir faire perdre un nombre conséquent de sièges à la droite aux élections législatives de 2007.

Comment les Français réagissent-ils à l’annonce de cette mesure ?

Un refus majoritaire de la TVA sociale

Seuls 35% des Français se déclarent favorables à la TVA sociale annoncée par Nicolas Sarkozy dimanche dernier, c’est à-dire le passage d’un taux normal de TVA de 19,6% à 21,2% au 1er octobre 2012, pour compenser la suppression des cotisations patronales destinées à la branche famille sur les salaires allant de 1,6 SMIC à 2,2 SMIC. 63% des Français s’opposent à cette mesure, dont 33% « tout à fait ». Le rejet est donc particulièrement fort et s’affirme encore plus largement parmi les catégories modestes (73% des employés et 80% des ouvriers). Il se révèle moins intense chez les cadres (57%), les retraités (54%) et naturellement auprès des chefs d’entreprise et des artisans (57%). Néanmoins,  même parmi ces catégories de population, le refus de la mesure se révèle nettement majoritaire, démontrant à quel point la TVA sociale suscite la réticence des Français. Lire la suite

L’inexorable chute de la popularité de Nicolas Sarkozy

A trois mois de l’élection présidentielle, la cote de popularité de Nicolas Sarkozy est au plus bas. Aucun président de la Ve République ne s’était soumis aux suffrages des Français avec un tel niveau d’impopularité. Aujourd’hui, seuls 32% des Français se déclarent satisfaits de Nicolas Sarkozy.

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