Les estimations nationales des instituts de sondage au soir du premier tour

Au soir du premier tour, les estimations des différents instituts de sondage donnent le FN en tête avec des scores autour de 30% pour la plupart des instituts, sauf pour Ipsos, qui estime le score du parti de Marine Le Pen à 27,2%.

Dans les résultats de cet institut, le FN est au coude-à-coude avec les listes LR-UDI-MoDem (27%). Le parti de Marine Le Pen distance assez nettement l’alliance entre LR et les centristes selon les autres instituts, qui accordent également 27% des suffrages aux listes de la droite républicaine.

Estimations nationales

Les listes socialistes recueillent entre 23% et 24% des voix selon les estimations. EELV, allié dans certaines régions avec des composantes du Front de gauche, arrive assez logiquement devant les candidats FDG qui se présentaient seuls (6-7% pour les listes écologistes contre 4% pour celles du FDG seul).

Debout la France obtient près de 4% des voix au niveau national, un score équivalent à celui enregistré aux élections européennes.

Publicités

84% des Français estiment que les impôts des particuliers ne baisseront pas durant le quinquennat de François Hollande

Lors de ses vœux, le chef de l’État a réaffirmé sa volonté de diminuer les impôts des particulier dès que possible. Ce n’est pas la première fois que François Hollande faisait cette promesse, mais jusqu’ici, la date de la diminution avait toujours été repoussée.  Les impôts sont peut-être le sujet par excellence où la politique gouvernementale manque de lisibilité aux yeux de l’opinion, du fait de changements fréquents dans le discours des têtes de l’exécutif et des ministres concernés, d’annonces et de contre-annonces.

Aujourd’hui, la parole du président de la République en la matière n’a presque plus aucune crédibilité : seuls 15% des Français estiment que les impôts payés par les particuliers baisseront d’ici la fin du quinquennat de François Hollande. Et parmi eux, seuls 2% estiment qu’ils diminueront « certainement » tandis que 13% jugent que ce sera « probablement » le cas.

84% des Français considèrent que les impôts des particuliers ne baisseront pas d’ici à 2017, quatre sur dix (39%) estimant même de manière certaine qu’il n’y aura pas de réduction avant la fin du quinquennat de François Hollande.

Sondage baisse impôts Hollande Lire la suite

Municipales : les intentions de vote à Ajaccio

Mise à jour : 9 mars 2014
 
Tendance des sondages : victoire de la gauche
(maire actuel : Simon Renucci, CSD)

 

Simon Renucci est en mesure de garder la mairie d’Ajaccio. Au premier tour, dans les sondages réalisés en février (Ipsos mi-février et OpinionWay à la fin du mois), le candidat de la gauche recueille de 39% à 40% des intentions de vote. Il devance donc son principal concurrent, Laurent Marcangeli (UMP), qui en obtient de 31% à 33%. Ce rapport de force est un peu plus favorable à Simon Renucci que celui enregistré dans le premier sondage effectué à Ajaccio par OpinionWay en décembre 2013 (37% pour la liste de Simon Renucci et 31% pour la liste de Laurent Marcangeli). Lire la suite

François Hollande est le président le plus impopulaire de la Cinquième République

Tous les instituts de sondage (ou presque) le notent : la cote de popularité de François Hollande atteint des records jamais enregistrés sous la Cinquième République. Les derniers sondages parus (Ipsos et OpinionWay) confirment cette chute de la popularité du président de la République au cours des dernières semaines, chute que les instituts mesurent les uns après les autres.

Les instituts de sondage posent des questions spécifiques, ce qui peut expliquer les différences de niveaux observées. Ils réalisent également leurs études à des dates différentes. L’enchaînement des parutions donne l’illusion d’une baisse soutenue et continue, alors qu’en fait tous mesurent une même baisse, la périodicité des différents baromètres étant mensuelle.

La comparaison des différents baromètres montre clairement une baisse de la popularité de François Hollande depuis septembre, celle-ci étant enregistrée dans tous les baromètres de popularité, et donc par tous les instituts de sondage :

Evolution cote popularité Hollande novembre 2013
Évolution de la cote de popularité de François Hollande selon les instituts

Lire la suite

Seuls 17 % des Français sont satisfaits de la politique économique et sociale du gouvernement

La cote de popularité du président de la République est repartie à baisse. Cette impopularité toujours plus forte s’explique largement par le large mécontentement que suscite la politique menée depuis juin 2012. L’insatisfaction est plus spécifiquement portée par la politique économique et sociale, domaine où la critique est très vive, plus que pour les affaires étrangères ou l’éducation par exemple.

Aujourd’hui, 81 % des Français sont mécontents de la politique économique et sociale du gouvernement selon un sondage OpinionWay. Et seuls17 % des Français s’en disent satisfaits, un chiffre qui passe symboliquement sous la barre des 20 % ce mois-ci (23 % en septembre).

Evolution de la satisfaction politique économique et sociale
Évolution de la satisfaction des Français à l’égard de la politique économique et sociale du gouvernement (%)

Lire la suite

Les projections en sièges des intentions de vote aux élections législatives

Trois instituts de sondage ont produit ces derniers jours des projections en siège des intentions de vote nationales relatives aux élections législatives. Si l’on construit des fourchettes resserrées à partir de ces trois estimations (TNS Sofres, Ipsos et OpinionWay), on arrive aux résultats suivants* :

– Gauche : de 310 à 345 sièges. Le PS (associé au PRG et au MRG) y disposerait de 280 à 299 sièges.

– Droite parlementaire : de 235 à 265 sièges.

– Front national : de 0 à 2 sièges.

– MoDem : de 0 à 2 sièges.

 

De manière plus détaillée, voici ce que nous pouvons retenir des résultats fournis par les instituts Lire la suite

Les derniers sondages pour le second tour prévoyaient un écart légèrement plus important entre les deux candidats

Sans exception, tous les sondages ont donné, tout au long de la campagne, François en tête du second tour de l’élection présidentielle. Mais comment ces sondages résistent-ils à la confrontation avec les résultats réels du vote ?

Pour conduire cette comparaison, il faut d’intéresser aux derniers sondages publiés avant l’interdiction courant durant le week-end du scrutin. Rappelons en effet que les sondages ne sont pas une prédiction du résultat mais mesurent un rapport de force à un instant donné. La confrontation doit donc se faire avec les sondages conduits au plus près de l’échéance électorale, d’autant plus qu’il existe toujours une proportion d’électeurs décidant de leur vote au dernier instant. Si ceux-ci sont nettement minoritaires, d’autant plus pour un second tour où l’offre est restreinte et donc le choix plus aisé, ils représentent tout de même une part conséquente du corps électoral. Selon le sondage « jour du vote » de CSA, 10% des électeurs ont fait leur choix le jour-même et 17% dans l’entre-deux tours.

Les derniers sondages réalisés par les instituts donnaient les scores suivants aux deux candidats (clic pour agrandir) :

Lire la suite

Intentions de vote : des dissonances entre les instituts

A deux mois du premier tour de l’élection présidentielle, les médias se font l’écho de nombreux sondages d’intentions de vote, réalisé par différents instituts. Ce matin était diffusé par de nombreuses sources (France télévisions, Radio France, Le Monde) un sondage réalisé par l’institut Ipsos les 17 et 18 février*, soit juste après la déclaration de candidature de Nicolas Sarkozy. L’enseignement principal de ce sondage étant que l’entrée en campagne du président de la République n’avait eu aucune conséquence dans les intentions de vote, Nicolas Sarkozy recueillant toujours 25% d’intentions de vote (comme au début du mois) et son principal adversaire, François Hollande, toujours 32%.

Or, il n’aura pas échappé aux observateurs qui suivent la parution des différents sondages, que deux études , réalisées sur des périodes proches voire identiques (OpinionWay réalisée également les 17 et 18 février** et Ifop réalisée du 16 au 20 février***), donnent des résultats légèrement différents, bien que la hiérarchie entre les candidats ne varie pas.

1. D’une part ces deux instituts observent une légère augmentation des intentions de vote pour Nicolas Sarkozy suite à sa déclaration de candidature, contrairement à Ipsos. Ainsi, OpinionWay constate une augmentation de 1,5 points par rapport au 8 février. Pour l’Ifop, l’augmentation est même de trois points depuis cette date.

2. L’écart entre les deux principaux candidats varie assez nettement. Le sondage Ipsos donne un très large écart au premier tour entre Français Hollande (32%) et Nicolas Sarkozy (25%) : 7 points. Pour OpinionWay et l’Ifop, cet écart n’est que de deux points ! (29% pour François Hollande et 27% pour Nicolas Sarkozy).

Ipsos
(17-18 février)
OpinionWay
(17-18 février)
Ifop
(16-20 février)
Nathalie Arthaud 0,5 0,5 0,5
Philippe Poutou 0,5 0,5 0
Jean-Luc Mélenchon 9 8 9
François Hollande 32 29 29
Eva Joly 3 2 2,5
François Bayrou 11 13 11
Corine Lepage 1 0,5 1
Dominique de Villepin 1,5 2 2
Nicolas Sarkozy 25 27 27
Frédéric Nihous 0 0,5 0
Nicolas Dupont-Aignan 0,5 0,5 0,5
Marine Le Pen 16 16,5 17,5

Par ailleurs, cette différence dans les niveaux d’intentions de vote se retrouve également au deuxième tour :

Ipsos
(17-18 février)
OpinionWay
(17-18 février)
Ifop
(16-20 février)
François Hollande 59 56 56
Nicolas Sarkozy 41 44 44

Lire la suite

Eva Joly et François Bayrou ont des électorats peu structurés

S’il est intéressant de regarder les intentions de vote et leur évolution, afin de savoir quel est le poids relatif des candidats, il ne faut oublier de jauger leur potentiel électoral à la lumière de la « solidité » de leur électorat. En d’autres termes, parmi les électeurs qui aujourd’hui déclarent avoir l’intention de voter pour un candidat, combien sont sûrs de leur choix et combien peuvent encore changer d’avis ?

L’analyse des dernières intentions de vote de l’institut OpinionWay nous permet de connaître cette donnée pour les principaux candidats. Et il apparaît que la sûreté du choix des électeurs varie très significativement selon les candidats.

Eva Joly et François Bayrou : des électorats peu structurés

L’incertitude se révèle particulièrement importante au sein des électorats d’Eva Joly et de François Bayrou. Moins d’une personne déclarant avoir l’intention de voter pour la candidate d’EELV sur deux se déclare sûre de son choix (46%). Pour Français Bayrou, la proportion d’électeurs certains de leur vote est à peine minoritaire (52%). Ceci démontre la fragilité évidente des électorats de ces deux candidats. Dans les semaines à venir, il faudra savoir si Eva Joly et François Bayrou réussissent à convaincre définitivement ces personnes de voter pour eux, ou si ceux-ci se reportent vers un autre candidat (ou vers l’abstention ou le vote blanc ou nul). Plus que jamais, ces deux prétendants à la présidence de la République doivent faire leurs preuves pour renforcer leur socle électoral. Lire la suite

Quand le PS critique les intentions de vote en Languedoc Roussillon

Depuis le début de la campagne pour les élections régionales, la région Languedoc-Roussillon attire les feux des projecteurs du fait de la personnalité controversé du président du conseil régional sortant, George Frêche et de ses relations houleuses avec la direction du parti socialiste après plusieurs déclarations aux relents racistes (« Vous êtes des sous-hommes » lancé à l’adresse de deux harkis en 2006, la polémique suite à ces propos sur la surreprésentation des Noirs en équipe de France en 2007 pour citer les deux plus célèbres). Une remarque de trop (« la tête pas très catholique » de Laurent Fabius ») décidera le 28 janvier la direction nationale du PS d’annuler son soutien à Georges Frêche pour les élections régionales en Languedoc, alors même que celui-ci avait été investi par les militants socialistes locaux en novembre 2009.

L’éclairage médiatique déclenché par ces turpitudes socialistes a entraîné la publication de trois sondages d’intentions de vote sur la région (deux sondages TNS Sofres et un sondage OpinionWay) et la diffusion d’un sondage OpinionWay commandé par Europe Ecologie (1) (mais jamais publié sur le site internet de l’institut) (2). La publication du dernier sondage en date, le 17 février par le Figaro, a suscité une réaction violente au Parti socialiste. Par la voix de Paul Alliès, porte-parole de la candidate Hélène Mandroux, le PS indiquait il y a quelques jours qu’il saisissait la commission nationale des sondages face à un sondage OpinionWay « sujet à caution ». Paul Alliès critique en premier lieu les dates de réalisation de l’étude, mais également les « étiquettes » utilisées pour décrire l’appartenance politique des candidats. Les commentateurs auront remarqué que ce sondage était particulièrement défavorable à la candidate PS, créditée de seulement 6% des voix.

La mise à disposition d’autres sondages sur cette même région permettent de comparer les résultats du sondage incriminé. Les résultats des différentes intentions de vote publiées sont présentées ci-dessous :

Lire la suite