Les Français sont majoritairement défavorables au retour de Nicolas Sarkozy

Les Français sont majoritairement opposés au retour de Nicolas Sarkozy dans l’arène politique : 56% des Français disent y être défavorables, 42% s’affirmant même « très défavorables » au retour de l’ex-président de la République. Seul un Français sur trois approuve la décision de Nicolas Sarkozy.

Sondage retour de Nicolas Sarkozy

Les sympathisants de l’UMP sont enthousiastes face au retour de Nicolas Sarkozy : 84% l’approuvent et un sur deux (49%) y est « très favorable ». Lire la suite

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Seuls 17 % des Français sont satisfaits de la politique économique et sociale du gouvernement

La cote de popularité du président de la République est repartie à baisse. Cette impopularité toujours plus forte s’explique largement par le large mécontentement que suscite la politique menée depuis juin 2012. L’insatisfaction est plus spécifiquement portée par la politique économique et sociale, domaine où la critique est très vive, plus que pour les affaires étrangères ou l’éducation par exemple.

Aujourd’hui, 81 % des Français sont mécontents de la politique économique et sociale du gouvernement selon un sondage OpinionWay. Et seuls17 % des Français s’en disent satisfaits, un chiffre qui passe symboliquement sous la barre des 20 % ce mois-ci (23 % en septembre).

Evolution de la satisfaction politique économique et sociale
Évolution de la satisfaction des Français à l’égard de la politique économique et sociale du gouvernement (%)

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Seuls quatre Français sur dix considèrent que l’opposition ferait mieux que le pouvoir actuel

L’Ifop pose tous les mois une question sur la crédibilité de l’opposition*. Malgré l’approche de la présidentielle et la victoire de la gauche à deux élections, certes pas les plus importantes (cantonales et sénatoriales), les Français accordent une confiance assez stable à la gauche tout au long de l’année 2011.

En moyenne sur la période, 43% des Français estiment que l’opposition ferait mieux que le gouvernement actuel si elle était au pouvoir. Tout au long de l’année, les évolutions sont relativement limitées. La crédibilité de la gauche augmente légèrement à partir de mars, après les élections cantonales. A la même époque, on assiste à une diminution de la cote de popularité du président de la République.

Le niveau de crédibilité de l’opposition reste ensuite stable, autour de 44%, jusqu’au mois d’octobre. Celui est marqué par deux événements d’importance pour l’opposition : la victoire aux élections sénatoriales, qui pour la première fois sous la cinquième République, donne la majorité de cette assemblée à la gauche ; la primaire socialiste, marquée par un taux de participation important, qui intronise François Hollande comme le candidat du parti socialiste à l’élection présidentielle. La crédibilité de l’opposition augmente alors significativement (+5 points). Un Français sur deux (49%) estime alors que la gauche ferait mieux que la droite.L’embellie est néanmoins de courte durée puisqu’en décembre, la crédibilité de l’opposition revient à son niveau du début de l’année 2011 (40%).

Graphique : « Selon vous, l’opposition ferait-elle mieux que le gouvernement actuel si elle était au pouvoir ? »

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François Hollande : forces et faiblesses du candidat socialiste

A la mi-janvier, le candidat socialiste domine toujours largement dans les intentions de vote, spécialement dans celles se rapportant au second tour. Néanmoins, depuis le mois de décembre, l’avance de François Hollande se réduit. Ceci a traduit un rééquilibrage après la mise en apesanteur du candidat après sa désignation lors des primaires socialistes à la fin octobre. Cette prime dans les sondages, qui fait suite à l’annonce de la candidature, est régulièrement constatée (songeons à l’embellie qu’a connu François Bayrou suite à sa déclaration de candidature début décembre) même si elle n’est pas automatique (Hervé Morin n’en a par exemple pas profité).

Aujourd’hui, cet effet est derrière nous et les intentions de vote qui se resserrent entre les quatre premiers candidats, avec la présence du Front national à un haut niveau et l’émergence du candidat du MoDem, indiquent que rien n’est encore joué.

Dans ce contexte, interrogeons-nous sur l’image du candidat François Hollande, car celle-ci sera évidemment déterminante à l’heure du choix. L’ancien secrétaire du parti socialiste, bien qu’il possède des atouts certains, pâtit également de faiblesses non négligeables. Lire la suite

Le profond fossé entre les citoyens et leurs représentants

L’enquête* réalisée par la TNS Sofres pour le compte du CEVIPOF (Centre d’étude de la vie politique française de Sciences Po, Paris) intitulé « Baromètre de la confiance politique » dévoile un constat effrayant pour notre démocratie d’une confiance plus que légère des citoyens envers leurs représentants. Cette crise de confiance est loin d’être nouvelle ; elle constitue même malheureusement l’un des enseignements de base de la science politique. Alors que la campagne pour les élections régionales prend son envol, cette enquête permet de rappeler que la majorité des citoyens français affiche un désenchantement réel envers la politique.

La crise de confiance à l’égard des représentants politiques est indéniable : les partis politiques apparaissent comme l’institution dans laquelle les Français ont le moins confiance (76% déclarant ne pas leur faire confiance), juste avant les médias (72%) qui assurent généralement le relai entre la parole du personnel politique et le citoyen. En outre, 68% des Français déclarent ne pas faire confiance au gouvernement, 65% à l’institution présidentielle et 64% à l’assemblée nationale. Le manque de confiance s’atténue légèrement vis-à-vis de l’Union européenne même si la défiance demeure majoritaire (55%). En revanche, la confiance est de mise concernant les pouvoirs locaux : 69% des Français affichent leur confiance envers les conseils municipaux, 65% à l’encontre des conseils généraux et 64% vis-à-vis des conseils régionaux. Néanmoins, résultat édifiant, seuls 2% des Français citent les élus politiques et 1% les partis politiques comme l’acteur dans lequel ils ont le plus confiance pour défendre leurs intérêts. Les personnes interrogées comptent avant tout… sur elles-mêmes (70%). Lire la suite

Comment CSA et le Ministère de l’Education nationale construisent une acceptation de la réforme des lycées par les trois quarts des Français

Vendredi, le  Ministère de l’Education nationale publiait un sondage effectué par l’institut CSA sur la réforme des lycées (voir le communiqué de presse du Ministère ici : http://www.education.gouv.fr/cid50319/sondage-les-francais-et-la-reforme-du-lycee.html). Le sondage fut largement repris par les médias, la plupart titrant sur ce chiffre emblématique : 76% des Français sont favorables à la réforme des lycées.

Néanmoins, la lecture des résultats détaillés du sondage (disponible sur le site de CSA : http://www.csa-fr.com/dataset/data2010/opi20100106-les-francais-et-la-reforme-du-lycee.pdf) incite à nuancer quelque peu ce succès de la réforme de Luc Châtel. Lire la suite