Régionales : le rapport de force national montre le FN en tête

Depuis le début de la campagne des élections régionales, les sondages accordent au FN la première place lors du premier tour de scrutin. Le parti de Marine Le Pen semble même bénéficier d’une dynamique, les intentions de vote ayant légèrement progressé, passant d’entre 26% et 28% en septembre et octobre, pour se situer désormais entre 27% (Harris interactive, étude réalisée du 1er au 3 décembre) et 30% (Odoxa, étude du 3 décembre et Ipsos, étude réalisée entre le 20 et 29 novembre). Un tel score serait un record absolu pour le FN. En moyenne, les enquêtes effectuées après les attentats du 13 novembre lui accordent 29% des intentions de vote, soit près du triple de son score aux élections régionales de 2010 (11,4%).

L’écart avec les listes de droite (LR-UDI-MoDem) est cependant ténu.  Celles-ci recueillent en moyenne 28% des intentions de vote sur la même période au niveau national. Toutes les études placent le FN en tête, sauf Harris interactive, qui les donne à égalité (27%), ainsi que l’Ifop (28%). Le différentiel entre les listes LR-UDI-MoDem et celles du FN n’est jamais supérieur à 2 points. Bien que cet écart soit compris dans la marge d’erreur, l’ordre constant donné par les enquêtes (FN en tête, LR-UDI-MoDem en second), contribue à conclure que le parti frontiste devrait rééditer son exploit des élections européennes et être premier en voix le soir du 6 décembre.

Moyenne des sondages nationaux pour les élections régionales réalisés depuis le 13 novembre 2015
Moyenne des sondages nationaux pour les élections régionales réalisés depuis le 13 novembre 2015. Le détail des sondages peut être consulté ici.

Les listes du PS apparaissent distancées, avec en moyenne 23% des intentions de vote (entre 22% et 24% selon les enquêtes), du fait de la dispersion de la gauche lors de ces élections régionales. Les deux autres forces de gauche devraient réaliser des scores honorables, malgré des stratégies d’alliance très variables selon les régions. En effet, les composantes du Front de gauche ne partent pas unies partout, et les écologistes d’EELV se présentent parfois seuls, parfois alliés avec tout ou partie du Front de gauche.

Les listes écologistes recueillent en moyenne 7% des intentions de vote dans les dernières enquêtes, soit un fort recul par rapport à 2010 (12% des voix au niveau national), alors même que celles-ci disposent d’apport de voix de leurs alliés du Front de gauche dans certaines régions. Les listes du Front de gauche, ou seulement de certaines de ses composantes, lorsqu’elles se présentent indépendamment, obtiennent 6% des intentions de suffrages, ce qui correspond au score enregistré lors des précédentes élections régionales. L’extrême-gauche, quant à elle, recule (1% des intentions de vote en moyenne contre 3,4% obtenus en 2010), souffrant certainement de l’absence du NPA sur la ligne de départ.

Debout la France, le parti de Nicolas Dupont-Aignan, atteint 4% d’intentions de vote au niveau national. Ce score, s’il se confirmerait, serait une répétition du score obtenu aux élections européennes (3,8%), qui fut le meilleur score de DLF au niveau national.

Quelles franges de l’électorat les principaux ministres séduisent-ils ?

Au sein d’un gouvernement très majoritairement impopulaire (seuls 22% déclarent en avoir une « bonne opinion » selon un sondage Odoxa), certains ministres parviennent à tirer leur épingle du jeu. Ceux occupant des portefeuilles régaliens satisfont ainsi une majorité de Français d’après une étude de l’Ifop. Le ministre de la Défense, Jean-Yves Le Drian, qui pourrait bientôt quitter le gouvernement pour prendre la tête de liste socialiste aux élections régionales en Bretagne, est celui qui est le plus apprécié, avec 59% de Français satisfaits de son action (1). Une majorité des personnes interrogées se déclare également satisfaite de Laurent Fabius, ministre des Affaires étrangères (56%) et de Bernard Cazeneuve, ministre de l’Intérieur (53%). Le ministre de l’Economie, Emmanuel Macron, parvient également à satisfaire près d’un Français sur deux (47%) et dispose donc d’une opinion légèrement plus favorable que le Premier ministre, Manuel Valls (45%).

Satisfaction ministres ifop sondage Lire la suite

J-2 avant le scrutin européen : quelles sont les tendances des sondages ?

Les élections européennes auront lieu dimanche. Une multitude de sondages a été publiée par les instituts à cette occasion (BVA, CSA, Harris interactive, Ifop, Ipsos, OpinionWay et TNS Sofres). L’ensemble des données est reprise dans le graphique ci-dessous (cliquez pour agrandir) :

L'évolution des sondages d'intentions de vote pour les élections européennes en France
L’évolution des sondages d’intentions de vote pour les élections européennes en France

Cette agrégation des différentes études publiées montre des tendances très nettes et la grande cohérence de ces données. Les écarts entre les instituts de sondage sont très limités. Pour autant, la prudence à la lecture de ces études doit demeurer pour plusieurs raisons. En premier lieu, l’incertitude reste encore très forte parmi les électeurs. Une large part de ceux-ci se déterminent toujours dans les derniers jours de la campagne : ainsi dans la dernière étude de l’Ifop, 32% des électeurs affirment qu’ils peuvent encore changer d’avis d’ici à dimanche. Deuxième limite, la forte abstention qui rend l’exercice des sondages complexe, car ceux-ci peinent toujours à bien l’appréhender. D’après les dernières estimations des instituts, cette abstention pourrait atteindre un nouveau record et dépasser les 60%. Dans ce contexte, la capacité de mobilisation est déterminante et les partis dont l’électorat repose sur des catégories qui s’abstiennent plus que la moyenne pourraient être en difficulté. Ainsi, les jeunes devraient massivement rester chez eux (80% des 18-24 ont l’intention de s’abstenir selon la dernière enquête d’OpinionWay), de même que les catégories modestes (70% des employés et 71% des ouvriers déclarent qu’ils bouderont les urnes). Or, ces deux catégories de population votent plus que la moyenne pour le FN, ce qui constitue un vrai défi pour le parti de Marine Le Pen.

 

En gardant en tête ces précautions de lecture, ainsi que l’existence de la marge d’erreur, l’analyse des résultats des sondages fait ressortir les grands enjeux suivants pour le scrutin de dimanche Lire la suite

L’évolution des intentions de vote pour les élections européennes

A moins d’une semaine du scrutin européen en France, les instituts de sondage publient de multiples enquêtes d’intentions de vote. Outre les études ponctuelles, deux instituts publient des intentions de vote en « rolling », c’est-à-dire des enquêtes en continu, publiées quotidiennement (l’Ifop depuis le 10 avril et Ipsos depuis le 14 juin). Chaque jour, un tiers de l’échantillon est renouvelé et les chiffres quotidiens prennent en compte la moyenne des trois derniers jours.

Si l’on regarde les données de toutes ces enquêtes, voici l’évolution des intentions de vote pour les élections européennes en France (nous n’avons pas pris en compte les études réalisées avant le 1er janvier 2014) (cliquez sur l’image pour agrandir) :

L'évolution des sondages d'intentions de vote pour les élections européennes en France
L’évolution des sondages d’intentions de vote pour les élections européennes en France

 

Ce graphique montre que les instituts donnent des tendances comparables pour ce scrutin Lire la suite

Les intentions de vote aux élections municipales pour le second tour

 

Neuf sondages d’intentions de vote ont été publiés dans l’entre-deux-tours des élections municipales. Leurs résultats détaillés sont disponibles ci-dessous. Ces études doivent naturellement être lues avec toutes les précautions d’usage.

Béziers
La Rochelle
Limoges
Montpellier
Paris 14e arrondissement
Perpignan
Strasbourg
Toulouse

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Elections européennes : l’UMP et le FN toujours en tête dans les sondages

 

Réalisé du 7 au 11 mars 2014, un sondage OpinionWay pour les élections européennes de mai prochain confirme les tendances déjà observées dans les précédentes études.

L’UMP et le Front national apparaissent pour l’heure en tête dans les intentions de vote, au coude-à-coude (respectivement 22% et 21%). Le parti socialiste, en troisième position, est assez nettement distancé (17%) et renoue avec son faible score de 2009. Ces résultats sont cohérents avec ceux des précédents sondages (3 de l’Ifop et 1 d’OpinionWay) comme le montre leur moyenne :

2014-03 - Moyenne IV européennes

Dans cette dernière étude, la quatrième position est disputée entre les centristes (MoDem-UDI 9%), le Front de gauche (9%) et bien qu’ils semblent un peu en retrait, EELV (7%). Les centristes et écologistes reculent, certainement du fait de l’introduction de nouvelles listes dans l’étude. Pour la première fois, sont testés différents mouvements ambitionnant de se présenter aux élections européennes, mais ceux-ci recueillent des scores pour l’instant marginaux : Lire la suite

Les intentions de vote aux élections municipales

Mis à jour : 21 mars 2014
 

Vous retrouverez ici toutes les études d’intentions de vote menées dans l’optique des élections municipales de 2014 par les différents instituts de sondage. 158 études publiées sont répertoriées. Celles-ci doivent naturellement être lues avec toutes les précautions d’usage.

Carte France villes
Résultats des sondages d’intentions de vote pour les élections municipales de 2014

Plusieurs villes peuvent basculer à l’issue des élections. L’ensemble des villes où ont été réalisées des études sont listées ci-dessous par ordre alphabétique. Lire la suite

Municipales : les intentions de vote à Créteil


Tendance des sondages : victoire de la gauche
(maire actuelle : Laurent Cathala, PS)

 

Élu maire sans discontinuer depuis 1977, Laurent Cathala (PS) sera réélu sans difficulté pour un septième mandat à Créteil.

 

Contrairement à 2008, il pourrait néanmoins ne pas être réélu dès le premier tour. Dans le sondage réalisé par TNS Sofres début mars dans la commune, sa liste d’union entre les socialistes et les communistes y obtient 49% des intentions de vote. Avec la marge d’erreur, l’incertitude demeure donc sur la tenue d’un second tour à Créteil.

La liste du maire sortant apparaît en recul par rapport à 2008 (54,2% des voix), notamment du fait de la présence de la liste de Mustapha Abbaoui, qui recueille 5% des intentions de vote dans cette enquête.

La liste UMP de Thierry Hebbrecht arrive en deuxième position du premier tour, avec 20% des intentions de vote. Elle est la seule qui pourra, à coup sûr, passer la barre des 10% pour disputer la victoire au maire sortant lors d’un second tour. Lire la suite

Les villes qui pourraient basculer aux municipales

Mis à jour : 20 mars 2014
 
 

Les sondages réalisés dans différentes communes à l’occasion des municipales montrent que la gauche subit un recul en voix assez généralisé, corollaire de l’impopularité du gouvernement et de François Hollande. Celui-ci devrait se traduire par des pertes de mairies pour le PS et ses alliés. D’après les différentes enquêtes réalisées, plusieurs villes pourraient quitter le giron de la gauche.

NB : ne sont indiquées que les villes où des sondages ont été réalisées.
NB : ne sont indiquées que les villes où des sondages ont été réalisées.

 

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Municipales : les intentions de vote à Laval


Tendance des sondages : incertain
(maire actuelle : Jean-Christophe Boyer, PS)

 

Jean-Christophe Boyer (PS) a été désigné maire de Laval après la nomination de Guillaume Garot au gouvernement. Il apparaît aujourd’hui en difficulté alors qu’il candidate à sa réélection. La droite pourrait reconquérir cette ville qu’elle a perdu en 2008.

 

Au premier tour, le maire sortant, à la tête d’une liste d’union entre le Parti socialiste, Europe Ecologie les Verts, le Parti communiste et le Parti radical de gauche, sur laquelle figure le ministre délégué, obtient 40% des intentions de vote dans le sondage réalisé par CSA du 17 au 19 mars dans la commune. La liste socialiste recule donc fortement par rapport à 2008, Guillaume Garot ayant été élu dès le premier tour (50,2% des suffrages).

Le maire est devancé par la liste UMP-UDI-MoDem-DLR-MPF conduite par François Zocchetto, qui recueille 45% des intentions de suffrages. Ce score est légèrement supérieur à celui obtenu par la liste UMP en 2008 malgré la présence du Front national au premier tour le 23 mars prochain, contrairement à l’élection précédente. La liste frontiste de Jean-Christophe Gruau est créditée de 6% des intentions de vote et ne devrait donc pas être en mesure de se maintenir au second tour, n’atteignant pas le seuil des 10% nécessaires. Lire la suite