François Hollande, une impopularité record après 21 mois de mandat

Ces derniers jours, François Hollande atteint de nouveau des records d’impopularité dans les enquêtes d’opinion. Ainsi, dans la dernière vague d’enquête du baromètre politique de TNS Sofres, il s’enfonce encore un peu plus dans les profondeurs sondagières. Désormais, seuls 19% des Français déclarent lui faire confiance.

A titre de comparaison, après 21 mois de mandat, Nicolas Sarkozy disposait encore de 37% d’électeurs confiants à son égard. Jacques Chirac recueillait à peu près les mêmes niveaux (35% lors de son premier mandat, 39% lors du deuxième). Et le rapprochement avec le précédent président socialiste est encore plus cruel pour François Hollande : lors du premier mandat de François Mitterrand, après 21 mois, 50% des Français faisaient encore confiance au président de la République. Lors de son second septennat, la confiance à l’égard de François Mitterrand était même nettement majoritaire : 61%.

Popularité des présidents de la République à 21 mois de mandat (TNS Sofres) Lire la suite

Municipales : les intentions de vote à Strasbourg

(Mis à jour : 19 mars 2014)

Tendance des sondages : incertain
(maire actuel : Roland Ries, PS)

 

Jusqu’à la mi-février, le maire socialiste sortant, Roland Ries, disposait d’une légère avance dans l’optique des municipales à Strasbourg. Les deux dernières enquêtes réalisées par CSA (3-4 mars) et Ipsos (17-18 mars) confirment un resserrement des forces et le scrutin apparaît désormais très incertain dans la capitale alsacienne, qui pourrait basculer à droite.

Au premier tour, la liste de Roland Ries au coude-à-coude avec celle de Fabienne Keller

Dans la dernière enquête réalisée à Reims (Ipsos les 17 et 18 mars), les deux principales listes sont au coude-à-coude au premier tour : la liste du maire sortant (PS) recueille 33% des intentions de vote contre 32% à la liste de Fabienne Keller (UMP-MoDem). En janvier et jusqu’à la mi-février, la liste socialiste de Roland Ries disposait d’une légère avance dans les sondages, qu’elle semblait avoir perdu dans le sondage effectué début mars (CSA). Elle revient désormais aux niveaux enregistrés précédemment. Lire la suite

Quand le PS critique les intentions de vote en Languedoc Roussillon

Depuis le début de la campagne pour les élections régionales, la région Languedoc-Roussillon attire les feux des projecteurs du fait de la personnalité controversé du président du conseil régional sortant, George Frêche et de ses relations houleuses avec la direction du parti socialiste après plusieurs déclarations aux relents racistes (« Vous êtes des sous-hommes » lancé à l’adresse de deux harkis en 2006, la polémique suite à ces propos sur la surreprésentation des Noirs en équipe de France en 2007 pour citer les deux plus célèbres). Une remarque de trop (« la tête pas très catholique » de Laurent Fabius ») décidera le 28 janvier la direction nationale du PS d’annuler son soutien à Georges Frêche pour les élections régionales en Languedoc, alors même que celui-ci avait été investi par les militants socialistes locaux en novembre 2009.

L’éclairage médiatique déclenché par ces turpitudes socialistes a entraîné la publication de trois sondages d’intentions de vote sur la région (deux sondages TNS Sofres et un sondage OpinionWay) et la diffusion d’un sondage OpinionWay commandé par Europe Ecologie (1) (mais jamais publié sur le site internet de l’institut) (2). La publication du dernier sondage en date, le 17 février par le Figaro, a suscité une réaction violente au Parti socialiste. Par la voix de Paul Alliès, porte-parole de la candidate Hélène Mandroux, le PS indiquait il y a quelques jours qu’il saisissait la commission nationale des sondages face à un sondage OpinionWay « sujet à caution ». Paul Alliès critique en premier lieu les dates de réalisation de l’étude, mais également les « étiquettes » utilisées pour décrire l’appartenance politique des candidats. Les commentateurs auront remarqué que ce sondage était particulièrement défavorable à la candidate PS, créditée de seulement 6% des voix.

La mise à disposition d’autres sondages sur cette même région permettent de comparer les résultats du sondage incriminé. Les résultats des différentes intentions de vote publiées sont présentées ci-dessous :

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Le profond fossé entre les citoyens et leurs représentants

L’enquête* réalisée par la TNS Sofres pour le compte du CEVIPOF (Centre d’étude de la vie politique française de Sciences Po, Paris) intitulé « Baromètre de la confiance politique » dévoile un constat effrayant pour notre démocratie d’une confiance plus que légère des citoyens envers leurs représentants. Cette crise de confiance est loin d’être nouvelle ; elle constitue même malheureusement l’un des enseignements de base de la science politique. Alors que la campagne pour les élections régionales prend son envol, cette enquête permet de rappeler que la majorité des citoyens français affiche un désenchantement réel envers la politique.

La crise de confiance à l’égard des représentants politiques est indéniable : les partis politiques apparaissent comme l’institution dans laquelle les Français ont le moins confiance (76% déclarant ne pas leur faire confiance), juste avant les médias (72%) qui assurent généralement le relai entre la parole du personnel politique et le citoyen. En outre, 68% des Français déclarent ne pas faire confiance au gouvernement, 65% à l’institution présidentielle et 64% à l’assemblée nationale. Le manque de confiance s’atténue légèrement vis-à-vis de l’Union européenne même si la défiance demeure majoritaire (55%). En revanche, la confiance est de mise concernant les pouvoirs locaux : 69% des Français affichent leur confiance envers les conseils municipaux, 65% à l’encontre des conseils généraux et 64% vis-à-vis des conseils régionaux. Néanmoins, résultat édifiant, seuls 2% des Français citent les élus politiques et 1% les partis politiques comme l’acteur dans lequel ils ont le plus confiance pour défendre leurs intérêts. Les personnes interrogées comptent avant tout… sur elles-mêmes (70%). Lire la suite