Quelles franges de l’électorat les principaux ministres séduisent-ils ?

Au sein d’un gouvernement très majoritairement impopulaire (seuls 22% déclarent en avoir une « bonne opinion » selon un sondage Odoxa), certains ministres parviennent à tirer leur épingle du jeu. Ceux occupant des portefeuilles régaliens satisfont ainsi une majorité de Français d’après une étude de l’Ifop. Le ministre de la Défense, Jean-Yves Le Drian, qui pourrait bientôt quitter le gouvernement pour prendre la tête de liste socialiste aux élections régionales en Bretagne, est celui qui est le plus apprécié, avec 59% de Français satisfaits de son action (1). Une majorité des personnes interrogées se déclare également satisfaite de Laurent Fabius, ministre des Affaires étrangères (56%) et de Bernard Cazeneuve, ministre de l’Intérieur (53%). Le ministre de l’Economie, Emmanuel Macron, parvient également à satisfaire près d’un Français sur deux (47%) et dispose donc d’une opinion légèrement plus favorable que le Premier ministre, Manuel Valls (45%).

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J-2 avant le scrutin européen : quelles sont les tendances des sondages ?

Les élections européennes auront lieu dimanche. Une multitude de sondages a été publiée par les instituts à cette occasion (BVA, CSA, Harris interactive, Ifop, Ipsos, OpinionWay et TNS Sofres). L’ensemble des données est reprise dans le graphique ci-dessous (cliquez pour agrandir) :

L'évolution des sondages d'intentions de vote pour les élections européennes en France
L’évolution des sondages d’intentions de vote pour les élections européennes en France

Cette agrégation des différentes études publiées montre des tendances très nettes et la grande cohérence de ces données. Les écarts entre les instituts de sondage sont très limités. Pour autant, la prudence à la lecture de ces études doit demeurer pour plusieurs raisons. En premier lieu, l’incertitude reste encore très forte parmi les électeurs. Une large part de ceux-ci se déterminent toujours dans les derniers jours de la campagne : ainsi dans la dernière étude de l’Ifop, 32% des électeurs affirment qu’ils peuvent encore changer d’avis d’ici à dimanche. Deuxième limite, la forte abstention qui rend l’exercice des sondages complexe, car ceux-ci peinent toujours à bien l’appréhender. D’après les dernières estimations des instituts, cette abstention pourrait atteindre un nouveau record et dépasser les 60%. Dans ce contexte, la capacité de mobilisation est déterminante et les partis dont l’électorat repose sur des catégories qui s’abstiennent plus que la moyenne pourraient être en difficulté. Ainsi, les jeunes devraient massivement rester chez eux (80% des 18-24 ont l’intention de s’abstenir selon la dernière enquête d’OpinionWay), de même que les catégories modestes (70% des employés et 71% des ouvriers déclarent qu’ils bouderont les urnes). Or, ces deux catégories de population votent plus que la moyenne pour le FN, ce qui constitue un vrai défi pour le parti de Marine Le Pen.

 

En gardant en tête ces précautions de lecture, ainsi que l’existence de la marge d’erreur, l’analyse des résultats des sondages fait ressortir les grands enjeux suivants pour le scrutin de dimanche Lire la suite

L’évolution des intentions de vote pour les élections européennes

A moins d’une semaine du scrutin européen en France, les instituts de sondage publient de multiples enquêtes d’intentions de vote. Outre les études ponctuelles, deux instituts publient des intentions de vote en « rolling », c’est-à-dire des enquêtes en continu, publiées quotidiennement (l’Ifop depuis le 10 avril et Ipsos depuis le 14 juin). Chaque jour, un tiers de l’échantillon est renouvelé et les chiffres quotidiens prennent en compte la moyenne des trois derniers jours.

Si l’on regarde les données de toutes ces enquêtes, voici l’évolution des intentions de vote pour les élections européennes en France (nous n’avons pas pris en compte les études réalisées avant le 1er janvier 2014) (cliquez sur l’image pour agrandir) :

L'évolution des sondages d'intentions de vote pour les élections européennes en France
L’évolution des sondages d’intentions de vote pour les élections européennes en France

 

Ce graphique montre que les instituts donnent des tendances comparables pour ce scrutin Lire la suite

Municipales : les intentions de vote à Rouen


Tendance des sondages : victoire de la gauche
(maire actuel : Yvon Robert, PS)

 

A Rouen, Yvon Robert devrait être réélu à la mairie. Celui qui avait été désigné premier magistrat de la ville après la nomination de Valérie Fourneyron au ministère des Sports, de la Jeunesse, de l’Education populaire et de la Vie associative, ne pourra néanmoins pas prétendre à être élu dès le premier tour comme sa prédécesseur du fait de la multiplication des candidatures dans la capitale de la Haute-Normandie. Alors que seules 4 listes étaient en lice en 2008, ce sont aujourdd’hui 8 listes qui se présentent aux suffrages.

 

Au premier tour, la liste du maire sortant, soutenue par le Parti socialiste, le Parti communiste et le Parti radical de gauche arrive nettement en tête des intentions de vote dans le sondage Ipsos réalisé les 14 et 15 mars. Avec 38%, le maire actuel devance très nettement son principal adversaire, Jean-François Bures (UMP-MoDem), crédité de 23%. Lire la suite

Municipales : les intentions de vote à Aix-en-Provence


Tendance des sondages : incertain
(maire actuelle : Maryse Joissains-Masini, UMP)

 

Maire d’Aix-en-Provence depuis 2001, Maryse Joissains-Masini a décidé de briguer un nouveau mandat. Le scrutin apparaît aujourd’hui indécis et l’avantage n’est clair pour la maire que quand les centristes se maintiennent au second tour. Si ceux-ci s’allient avec la gauche, la mairie pourrait bien basculer.

 

Au premier tour, la liste de la maire sortante arrive assez nettement en tête selon le sondage Ipsos réalisé les 12 et 13 mars dans la commune. Avec 33% des intentions de vote, elle devance de dix points la liste socialiste d’Edouard Baldo (23%). Lire la suite

Municipales : les intentions de vote à Carpentras


Tendance des sondages : victoire de la gauche
(maire actuel : Francis Adolphe, PS)

 

Après un premier mandat à la mairie de Carpentras, gagnée à la faveur d’une division de la droite en 2008, Francis Adolphe (PS) bénéficie d’un rapport de force favorable pour conquérir de nouveau la mairie les 23 et 30 mars prochain selon le sondage BVA réalisé dans la ville mi-mars.

 

Au premier tour, le maire sortant, à la tête d’une liste regroupant le Parti socialiste, Europe Ecologie les Verts, le Parti communiste et le PRG, domine largement : il obtient 40% des intentions de vote, soit 10 points de plus que son score de 2008. Lire la suite

Municipales : les intentions de vote à Bourges


Tendance des sondages : incertain
(maire actuel : Serge Lepeltier, UDI)

 

Maire de Bourges depuis 1995 (avec une interruption lors de son passage au gouvernement de 2004 à 2005), Serge Lepeltier (UDI) a décidé de ne se pas se représenter. La gauche semble en mesure de reprendre la ville dans un scrutin qui se révèle incertain.

 

Le sondage réalisé par Ipsos les 7 et 8 mars montre que la liste de la socialiste Irène Félix est nettement en tête au premier tour (29% des intentions de vote).

La deuxième place sera très disputée. Trois listes peuvent y prétendre : d’abord la liste du Front de gauche de Jean-Michel Guérineau qui obtient 19% des intentions de vote dans cette ville dirigée par le parti communiste de 1977 à 1995. Ensuite, les deux listes de droite. Si cette enquête montre que la liste de Véronique Fenoll (UMP) dispose d’un léger avantage sur la liste centriste de Pascal Blanc (UDI) (20% des intentions contre 17%), l’écart est compris dans la marge d’erreur et rien ne permet de savoir quelle liste est réellement en tête à la date de réalisation du sondage. L’identité de la tête de liste de la droite pour le second tour est donc incertaine. Lire la suite

Municipales : les intentions de vote à Caen


Tendance des sondages : incertain
(maire actuel : Philippe Duron, PS)

 

A Caen, le maire sortant, Philippe Duron (PS) apparaît en difficulté. Après avoir recueilli une large majorité des voix lors de la précédente élection municipale en 2008 (56%), il pourrait échouer à se faire réélire et la mairie caennaise reviendrait alors dans le giron de droite.

Dans le sondage réalisé par Ipsos fin février, au premier tour, la liste de Philippe Duron (PS-PC-PRG-MRC), avec 28% des intentions de vote, arrive à quasi-égalité avec celle de Joël Bruneau (UMP, 26%). Ce faible score s’explique par la division de la gauche : la liste d’Europe Ecologie les Verts conduite par Rudy L’Orphelin, avec 9% des intentions de vote, peut avoir la prétention de réaliser un score à deux chiffres le jour de l’élection. La liste d’union entre le parti de gauche, le NPA et la FASE, menée par Etienne Adam est dans une situation identique (9% des intentions de vote). Enfin, la liste de Lutte ouvrière de Pierre Casevitz n’attire que 2% des électeurs. Lire la suite

UDI-MoDem : une union souhaitée mais qui pose de nombreuses difficultés stratégiques

En 2007, François Bayrou était le « troisième homme » de la campagne présidentielle et avait réuni 18,6 % des suffrages. La création du MoDem suite à ce succès électoral ne permettra pas de capitaliser les voix obtenues et les scores enregistrés par le parti centriste seront souvent jugés décevants. En outre, son positionnement, entre la droite et la gauche, et son refus de nouer des alliances au niveau national, n’offrent au MoDem qu’un modeste réseau d’élus – où les défections pour les autres composantes centristes ont été de surcroît nombreuses – et une influence limitée dans le paysage politique français. Si le parti participe bien au pouvoir, notamment au sein de conseils municipaux, le scrutin majoritaire ferme durablement les portes de l’Assemblée nationale à un parti qui refuse de s’allier au PS ou à l’UMP. En outre, si le score de François Bayrou en 2007 pouvait laisser percer l’espoir d’une qualification au second tour de l’élection présidentielle, les 9 % obtenus en 2012 hypothèquent désormais ces ambitions présidentielles.

Affaibli politiquement par son manque d’élus, le MoDem devrait, dans les prochains jours, officialiser son alliance avec l’UDI, qui a réussi à fédérer les multiples petits partis de centre-droit de l’échiquier politique sous l’égide de Jean-Louis Borloo. Cette alliance divise les Français. Un sondage BVA montre ainsi que 45 % des Français souhaitent effectivement que le MoDem s’allie avec l’UDI, mais que tout autant (45%) considèrent que le parti devrait rester indépendant (10 % des personnes interrogées ne se prononcent pas). Lire la suite