Une majorité des sympathisants de l’UMP est défavorable à la suppression du mariage pour tous

Lors de son interview au journal de 20h de France 2, Nicolas Sarkozy a été particulièrement flou sur le mariage pour tous. Le sujet apparaît effectivement comme particulièrement problématique pour le candidat à la présidence de l’UMP. Il s’agit , en vue de l’élection présidentielle de 2017, de concilier la volonté de s’appuyer sur une mobilisation dynamique d’une partie de la droite (la manif pour tous), sans pour autant braquer une frange plus libérale des électeurs de l’UMP et du centre sur cette « question de société ». S’ajoutent à ces considérations des problèmes légaux : en cas d’abrogation de la loi, que deviendraient les milliers de couples mariés entre 2013 et 2017 ? Peut-on leur enlever les droits qu’ils avaient acquis ?

Les sympathisants de l’UMP ne sont pas unanimes sur cette question. S’ils restent plus réticents à cette loi que l’ensemble de la population, ils sont loin d’y être tous opposés. Ainsi, selon un sondage Harris interactive* réalisé en février dernier, un tiers des sympathisants de l’UMP (32%) se disent favorables à la loi « mariage pour tous », qui ouvre le droit au mariage et à l’adoption pour les couples de même sexe. Dans leur ensemble, 54% des Français sont favorables à cette loi, du fait d’une très large approbation des sympathisants de gauche (83%).

Dans la perspective de l’élection présidentielle de 2017, le souhait de ne pas revenir sur cette loi est encore plus important. Le fait que celle-ci ait été voté par le Parlement, ainsi que les difficultés juridiques qu’une remise en cause impliquerait font que seuls 26% des Français** souhaitent une suppression de cette loi dans l’hypothèse d’une victoire de la droite en 2017, tandis que 73% s’y opposent. Même les sympathisants de l’UMP désapprouvent majoritairement l’idée de supprimer le mariage pour tous : 56% ne souhaitent pas que la droite le remette en cause si elle parvient au pouvoir en 2017, tandis que 44% approuvent l’abrogation.

sondage Sympathisants UMP mariage pour tous Lire la suite

J-2 avant le scrutin européen : quelles sont les tendances des sondages ?

Les élections européennes auront lieu dimanche. Une multitude de sondages a été publiée par les instituts à cette occasion (BVA, CSA, Harris interactive, Ifop, Ipsos, OpinionWay et TNS Sofres). L’ensemble des données est reprise dans le graphique ci-dessous (cliquez pour agrandir) :

L'évolution des sondages d'intentions de vote pour les élections européennes en France
L’évolution des sondages d’intentions de vote pour les élections européennes en France

Cette agrégation des différentes études publiées montre des tendances très nettes et la grande cohérence de ces données. Les écarts entre les instituts de sondage sont très limités. Pour autant, la prudence à la lecture de ces études doit demeurer pour plusieurs raisons. En premier lieu, l’incertitude reste encore très forte parmi les électeurs. Une large part de ceux-ci se déterminent toujours dans les derniers jours de la campagne : ainsi dans la dernière étude de l’Ifop, 32% des électeurs affirment qu’ils peuvent encore changer d’avis d’ici à dimanche. Deuxième limite, la forte abstention qui rend l’exercice des sondages complexe, car ceux-ci peinent toujours à bien l’appréhender. D’après les dernières estimations des instituts, cette abstention pourrait atteindre un nouveau record et dépasser les 60%. Dans ce contexte, la capacité de mobilisation est déterminante et les partis dont l’électorat repose sur des catégories qui s’abstiennent plus que la moyenne pourraient être en difficulté. Ainsi, les jeunes devraient massivement rester chez eux (80% des 18-24 ont l’intention de s’abstenir selon la dernière enquête d’OpinionWay), de même que les catégories modestes (70% des employés et 71% des ouvriers déclarent qu’ils bouderont les urnes). Or, ces deux catégories de population votent plus que la moyenne pour le FN, ce qui constitue un vrai défi pour le parti de Marine Le Pen.

 

En gardant en tête ces précautions de lecture, ainsi que l’existence de la marge d’erreur, l’analyse des résultats des sondages fait ressortir les grands enjeux suivants pour le scrutin de dimanche Lire la suite

L’évolution des intentions de vote pour les élections européennes

A moins d’une semaine du scrutin européen en France, les instituts de sondage publient de multiples enquêtes d’intentions de vote. Outre les études ponctuelles, deux instituts publient des intentions de vote en « rolling », c’est-à-dire des enquêtes en continu, publiées quotidiennement (l’Ifop depuis le 10 avril et Ipsos depuis le 14 juin). Chaque jour, un tiers de l’échantillon est renouvelé et les chiffres quotidiens prennent en compte la moyenne des trois derniers jours.

Si l’on regarde les données de toutes ces enquêtes, voici l’évolution des intentions de vote pour les élections européennes en France (nous n’avons pas pris en compte les études réalisées avant le 1er janvier 2014) (cliquez sur l’image pour agrandir) :

L'évolution des sondages d'intentions de vote pour les élections européennes en France
L’évolution des sondages d’intentions de vote pour les élections européennes en France

 

Ce graphique montre que les instituts donnent des tendances comparables pour ce scrutin Lire la suite

Les intentions de vote aux élections municipales pour le second tour

 

Neuf sondages d’intentions de vote ont été publiés dans l’entre-deux-tours des élections municipales. Leurs résultats détaillés sont disponibles ci-dessous. Ces études doivent naturellement être lues avec toutes les précautions d’usage.

Béziers
La Rochelle
Limoges
Montpellier
Paris 14e arrondissement
Perpignan
Strasbourg
Toulouse

Lire la suite

Elections européennes : l’UMP et le FN toujours en tête dans les sondages

 

Réalisé du 7 au 11 mars 2014, un sondage OpinionWay pour les élections européennes de mai prochain confirme les tendances déjà observées dans les précédentes études.

L’UMP et le Front national apparaissent pour l’heure en tête dans les intentions de vote, au coude-à-coude (respectivement 22% et 21%). Le parti socialiste, en troisième position, est assez nettement distancé (17%) et renoue avec son faible score de 2009. Ces résultats sont cohérents avec ceux des précédents sondages (3 de l’Ifop et 1 d’OpinionWay) comme le montre leur moyenne :

2014-03 - Moyenne IV européennes

Dans cette dernière étude, la quatrième position est disputée entre les centristes (MoDem-UDI 9%), le Front de gauche (9%) et bien qu’ils semblent un peu en retrait, EELV (7%). Les centristes et écologistes reculent, certainement du fait de l’introduction de nouvelles listes dans l’étude. Pour la première fois, sont testés différents mouvements ambitionnant de se présenter aux élections européennes, mais ceux-ci recueillent des scores pour l’instant marginaux : Lire la suite

Les intentions de vote aux élections municipales

Mis à jour : 21 mars 2014
 

Vous retrouverez ici toutes les études d’intentions de vote menées dans l’optique des élections municipales de 2014 par les différents instituts de sondage. 158 études publiées sont répertoriées. Celles-ci doivent naturellement être lues avec toutes les précautions d’usage.

Carte France villes
Résultats des sondages d’intentions de vote pour les élections municipales de 2014

Plusieurs villes peuvent basculer à l’issue des élections. L’ensemble des villes où ont été réalisées des études sont listées ci-dessous par ordre alphabétique. Lire la suite

Municipales : les intentions de vote à Saint-Maur-des-Fossés


Tendance des sondages : victoire de la droite
(maire actuelle : Henri Plagnol, divers droite)

 

Élu en 2008 à la mairie de Saint-Maur-des-Fossés, Henri Plagnol devrait perdre son siège au profit d’un membre de son ancienne majorité, Sylvain Berrios, investi par l’UMP.

 

Au premier tour, les listes des deux hommes sont au coude-à-coude : celle de Sylvain Berrios recueille 24% des intentions de vote et celle d’Henri Plagnol 22%. La marge d’erreur interdit de trancher sur la liste réellement en tête aux dates de la réalisation de ce sondage TNS Sofres (10-12 mars).

La liste d’union entre le PS, EELV et le MRC conduite par Elisabeth Bouffard-Savary talonne les deux principales listes de droite. Elle obtient 19% des intentions de vote. Lire la suite

Municipales : les intentions de vote à Laval


Tendance des sondages : incertain
(maire actuelle : Jean-Christophe Boyer, PS)

 

Jean-Christophe Boyer (PS) a été désigné maire de Laval après la nomination de Guillaume Garot au gouvernement. Il apparaît aujourd’hui en difficulté alors qu’il candidate à sa réélection. La droite pourrait reconquérir cette ville qu’elle a perdu en 2008.

 

Au premier tour, le maire sortant, à la tête d’une liste d’union entre le Parti socialiste, Europe Ecologie les Verts, le Parti communiste et le Parti radical de gauche, sur laquelle figure le ministre délégué, obtient 40% des intentions de vote dans le sondage réalisé par CSA du 17 au 19 mars dans la commune. La liste socialiste recule donc fortement par rapport à 2008, Guillaume Garot ayant été élu dès le premier tour (50,2% des suffrages).

Le maire est devancé par la liste UMP-UDI-MoDem-DLR-MPF conduite par François Zocchetto, qui recueille 45% des intentions de suffrages. Ce score est légèrement supérieur à celui obtenu par la liste UMP en 2008 malgré la présence du Front national au premier tour le 23 mars prochain, contrairement à l’élection précédente. La liste frontiste de Jean-Christophe Gruau est créditée de 6% des intentions de vote et ne devrait donc pas être en mesure de se maintenir au second tour, n’atteignant pas le seuil des 10% nécessaires. Lire la suite

Municipales : les intentions de vote à Rennes


Tendance des sondages : victoire la gauche
(maire actuel : Daniel Delaveau, PS)

 

A gauche depuis 1977, et ayant voté très majoritairement pour François Hollande à l’élection présidentielle (67% au second tour), la ville n’a pratiquement aucune chance de basculer à droite. Par conséquent, la candidate socialiste, Nathalie Appéré part largement favorite. Sa liste recueille 39% des intentions de vote au premier tour selon un sondage Ifop réalisé début mars et devance donc nettement la liste de droite de Bruno Chavannat (UDI) qui en obtient 29% (+3 points par rapport au score de l’UMP au premier tour en 2008).

La liste socialiste apparaît néanmoins en net recul par rapport à la précédente élection municipale à Rennes. La liste de Daniel Delaveau avait alors obtenu 47% des voix au premier tour. La liste socialiste est, cette année, concurrencée par une alliance entre EELV et le Front de gauche, qui recueille 16% des intentions de vote. Cette liste, menée par Matthieu Theurier, récupère largement les voix écologistes de 2008 (9% des suffrages) et certaines voix qui s’étaient portées sur l’extrême-gauche (8% en 2008). Lire la suite

Municipales : les intentions de vote à Valence


Tendance des sondages : incertain
(maire actuelle : Alain Maurice, PS)

 

Candidat à sa réélection à la mairie de Valence, Alain Maurice (PS) ne part pas favori pour le scrutin des 23 et 30 mars prochains. La préfecture de la Drôme pourrait basculer à droite comme le montre un sondage BVA réalisé mi-mars.

 

Au premier tour, le candidat de la droite, Nicolas Daragon, à la tête d’une liste regroupant l’UMP et l’UDI arrive en tête avec 43% des intentions de vote. La liste du maire sortant, soutenue par le Parti socialiste, le Parti communiste, le MRC et le Parti radical de gauche, en obtient 36%. Il augmente son score par rapport au scrutin de 2008 (+2 points). Alain Maurice doit toujours faire face à une liste écologiste, qui réalise un très bon score (12% des intentions de vote pour la liste mené par Patrick Royannez) mais néanmoins en net retrait par rapport à l’élection précédente, où la liste de Michèle Rivasi avait obtenu 19% des suffrages. Lire la suite